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SHAFAQNA- RT France : Des affrontements ont éclaté le 7 août au sein même du camp hostile aux rebelles Houthis, opposant les séparatistes du Sud du Yémen aux unités gouvernementales. Des civils se seraient retrouvés piégés dans leurs maisons, sans nourriture et sans eau.

Le Bureau des affaires humanitaires des Nations unies a fait savoir que les violences impliquant combattants séparatistes et soldats gouvernementaux yéménites avaient fait 40 morts et 260 blessés depuis le 8 août, dont de nombreux civils, dans la ville d’Aden.

«Il est douloureux de constater que pendant l’Aïd al-Adha, les familles pleurent la mort de leurs proches au lieu de célébrer [cette fête] dans la paix et l’harmonie», a déclaré Lise Grande, coordinatrice humanitaire de l’ONU, dans un communiqué cité par l’AFP. «Selon les informations préliminaires, 40 personnes ont été tuées et 260 blessées», a-t-elle précisé.

Le drapeau du Yémen Sud, brandit lors d’une manifestation près de Stockholm en Suède, en décembre 2018 (image d’illustration).

Médecins sans frontières, qui gère un hôpital d’Aden, a déclaré auparavant avoir admis 119 blessés en 24 heures. «Les organisations humanitaires sont sur le terrain et continuent de fonctionner», a ajouté Lise Grande.

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Des affrontements avaient éclaté le 7 août au sein du camp hostile aux rebelles Houthis, opposant les séparatistes du Sud du Yémen aux unités gouvernementales, culminant avec la prise du palais présidentiel à Aden trois jours plus tard, le 10 août.

Si les circonstances du déclenchement des hostilités restent confuses, des responsables séparatistes ont accusé le parti islamiste al-Islah d’avoir tué un commandant de la force «Cordon de sécurité» qui soutient leur cause. Or, selon eux, al-Islah a infiltré le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi. «La principale préoccupation de l’ONU à l’heure actuelle est d’envoyer des équipes médicales pour secourir les blessés», a encore précisé Lisa Grande. La fonctionnaire internationale a en outre exprimé son inquiétude à la suite d’«informations selon lesquelles les civils piégés dans leurs maisons manqu[aient] de nourriture et d’eau», avant de rappeler les parties au conflit à leurs obligations en vertu du droit international humanitaire. Et de les appeler à «tout faire pour protéger tous les civils».

Le conflit au Yémen, où l’Arabie saoudite mène une coalition militaire régionale depuis 2014, a fait des dizaines de milliers de morts, et trois millions de déplacés, selon les Nations unies. Il s’agit de «la pire catastrophe humanitaire actuelle» selon l’ONU.

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