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Les forces pro-gouvernementales yéménites soutenues par l'Arabie saoudite se rassemblent dans la banlieue est de Hodeida alors qu'elles continuent à se battre pour le contrôle de la ville contre les rebelles houthis, le 10 novembre 2018.

SHAFAQNA – RT : Au moins 110 rebelles, 32 loyalistes et sept civils ont été tués pendant 24 heures dans des affrontements, dont certains se déroulent dans des quartiers résidentiels, dans la ville portuaire stratégique de Hodeida, dans l’ouest du Yémen, selon des sources sources militaires et hospitalières.

Des combats particulièrement meurtriers qui ont commencé le 11 novembre continuent de faire rage ce 12 novembre au moment où Washington et Londres renforcent leurs pressions sur l’Arabie saoudite pour que la coalition qu’elle commande dans ce pays cesse rapidement les hostilités.

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Hodeida, grande ville de la côte occidentale du Yémen sur la mer Rouge, revêt une importance stratégique car c’est le point d’entrée de plus des trois-quarts des importations et de l’aide humanitaire internationale dans ce pays en guerre.

L’offensive des forces pro-gouvernementales sur Hodeida avait été lancée en juin, mais elle s’est nettement intensifiée depuis le 1er novembre avec, pour l’heure, un bilan d’au moins 592 morts dont 460 rebelles, 125 pro-gouvernementaux et 7 civils, selon des sources militaires et des médecins.

Pompeo et Hunt montent au créneau

Tour à tour, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et son homologue britannique Jeremy Hunt ont estimé que le temps de la négociation était venu.

Lors d’un entretien le 11 novembre avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, également ministre de la Défense, Mike Pompeo a explicitement appelé à «la fin des hostilités» au Yémen, demandant que «toutes les parties viennent à la table pour négocier une solution pacifique au conflit».

L’administration américaine de Donald Trump, sous la pression du Congrès, a confirmé l’annonce le 10 novembre par Ryad que la coalition sous commandement saoudien au Yémen allait désormais effectuer elle-même le ravitaillement en vol de ses avions, assuré jusqu’ici par les Etats-Unis.

De son côté, Jeremy Hunt a évoqué le coût humain «incalculable» du conflit yéménite, estimant que sa résolution devait passer par une solution «politique». Le ministre britannique, qui doit être reçu ce 12 novembre en Arabie saoudite, est favorable à une «nouvelle action» au Conseil de sécurité pour soutenir les efforts du médiateur de l’ONU au Yémen Martin Griffiths qui cherche à organiser un nouveau round de négociations «d’ici la fin de l’année».

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Le Yémen est le théâtre de la pire crise humanitaire au monde, rappelle régulièrement l’ONU, qui précise que 14 millions de civils sont en situation de pré-famine.

«La situation est vraiment mauvaise», a déclaré à l’AFP Mariam Aldogani, coordinatrice des opérations de terrain de l’organisation humanitaire Save the Children à Hodeida. «Il y a beaucoup de peur parmi les habitants» et les installations médicales «reçoivent un nombre croissant de civils blessés», a-t-elle dit.

 

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