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SHAFAQNA – Oweis al-Qarni, surnommé «  Abu Umar » [1] , fut l’un des grands Tâbi’îns(Tābiʿūn (arabe: التابعون) fait référence aux musulmans qui ont rencontré ou parlé à un ou plusieurs compagnons du prophète Mahomet, mais ne l’ont pas rencontré lui-même. Le terme vient de quelques versets du Coran et de quelques hadiths du (des) prophète (s).) [2] et des grands dévots [3] et ce à tel point que tout le monde parlait de sa dévotion, de sa foi et de ses vertus morales.

Il se convertit à l’islam, au vivant du noble prophète de l’islam (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants). Il n’eut pas l’occasion de rencontrer le noble prophète. Il partit, une fois, à Médine pour rencontrer le noble prophète, mais ce dernier n’était pas à la maison. Donc, il prit le chemin de retour [4] , comme sa mère le lui avait demandé. Il fut originaire du Yémen. Il s’installa, à Koufa, sous le califat d’Omar. [5]

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Il comptait au nombre des fidèles compagnons et amis de l’Emir des Croyants , Imam Ali (béni soit-il). Il lui prêta son allégeance et se sacrifia pour défendre la Wilayat de l’Imam (béni soit-il). Il lui apporta son assistance et ne lui tourna jamais le dos,  en se présentant sur les fronts de combat. [6]

Il est raconté que lorsque l’Emir des Croyants, Ali (béni soit-il), le rencontra, pour la première fois, le reconnut, par son visage lumineux, et lui dit : «  Tu devrais être Oweis Qarni ? «  Oui, je suis Oweis » dit-il. «  Tu dois être Qarni ? ». «  Oui, je suis Oweis Qarni ». [7]

Pour expliquer le rang et le statut spirituels d’Oweis auprès du noble prophète, que Dieu le bénisse, lui et les siens, nous nous conterons de mentionner quelques hadits :

Le Messager de Dieu (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants), qui désirait beaucoup de  le rencontrer, dit : «   Les vents du paradis soufflent en provenance de «  Qarn ». Que je souhaite te rencontrer Oweis Qarni. Sachez !  Sachez que je demande à qui le rencontre, de lui transmettre mes salutations ».[8]

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Une personne demanda : «  Qui est Oweis Qarni ? ». Et il dit : «  Il est une personne inconnue que lorsqu’il n’est pas parmi vous, vous ne cherchez pas à le trouver et lorsqu’il est parmi vous, vous ne le remarquez pas ». Cependant, sachez qu’un nombre équivalent de deux tribus Rabi’a et Mudar (à population nombreuse), des gens entreront, par son intercession, dans le paradis. Il ne m’a pas vu. Mais, il a eu foi en moi. Finalement, il trouvera le martyre, à Siffine, aux côtés de mon successeur qualifié (Ali Ibn Abi Talib).[9]

Il y a une autre citation de l’Emir des Croyants (béni soit-il), dit : Le Messager de Dieu m’a informé que je rencontrerai un homme de sa communauté, appelé «  Oweis Qarni ». Il fait partie du groupe du parti de Dieu et de Son messager. Il trouvera le martyre dans le sentier de Dieu et un nombre équivalent des deux tribus « Rabi’a et Mudar », des gens entreront, par son intercession, dans le paradis. [10]

Oweis Qarni avait une dévotion et une foi exemplaires. Il fut l’un des compagnons de haut rang de l’Emir des Croyants, Ali (béni soit-il). Fazil Ibn Shazan lui conféra une place supérieure par rapport à certains autres dévots. [11] A propos d’Oweis, le noble prophète (que Dieu le bénisse, lui et les siens), dit : «  Parmi les gens de ma communauté, il y a ceux qui ne peuvent pas se présenter à la mosquée pour faire la prière, car ils n’ont pas de vêtements, et leur foi les empêche de quémander l’aide des gens, Oweis Qarni fait parti d’eux ». [12] « Il passait la nuit à faire la prière et il comptait au nombre des gens pieux ». [13] 

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Les historiens s’accordent à souligner, [14] qu’Oweis Qarni fut tombé en martyr, aux côtés de l’Imam Ali (béni soit-il), lors de la guerre de Siffine. [15] Mais,  l’histoire attribuée à Oweis Qarni comme quoi il avait cassé tous ses dents, lorsqu’il eut vent que les infidèles avaient cassé la dent du noble prophète (que le salut de Dieu soit sur lui et sur ses descendants), reste un sujet à caution, au niveau de document et de contenu,  car elle n’est pas évoquée dans les sources.  [16]


[1] Zahabi, Shams al-Deen Muhammad bin Ahmad, l’histoire de l’islam, recherche : Tadammori, Umar Abdul Salam, vol.3, pg. 555, Darul Kitab al-Arabi, Beyrouth,deuxième édition, 1413 de l’hégire lunaire; Ibn Athir al-Jazri, Ezzudin bin Al-Athir Abul Hasan Ali bin Muhammad, Asad Al-Ghabah, t.1, p. 179, Dar al-Fikr,  Beyrouth, 1409 de l’hégire lunaire,  Tarikh al-Tabari, Abu Ja’far Muhammad bin Jarir al-Tabari, recherche par : Muhammad Abulfazl Ibrahim, t.11, p. 662, Editions Dar al-Turath, Beyrouth,  deuxième publication , 2008. .
[2] Ibn A’tham al-Kufi, Abu Muhammad Ahmad bin A’tham, Al-Fotuh, Recherche : Shiri, Ali, t.2, pp. 544  et 545,  Editions Dar al-Adhwa, Beyrouth, première publication, 1411 de l’hégire lunaire; Tarikh al-Islam, t.3, p. 555, Sirat A’laam al-Nubala, t.5, p. 34,  Citation de  Nazim Zadeh Qummi, Sayyid Asghar, Les compagnons de l’Imam Ali( béni soit-il), t.1, Oweis  al-Qarni; Asad al-Ghabah, t.1, p. 179.
[3] Tarikh al-Islam( l’histoire de l’Islam), t.3, p. 555; Asad al-Ghabah, t.1, p. 179.
[4] Ibn Hajar al-Asqalani, Ahmad bin Ali, Al-Esabah, recherche effectuée par Abdul Mawjud, Adil Ahmad et  Mu’awadh, Ali Muhammad, t.1, p. 359, Darul Kutub al-Islmiyah, Beyrouth, première publication, 1415 de l’hégire lunaire ; Les Compagnons de l’Imam Ali( béni soit-il).
[5] Asad al-Ghabah, t.179; Tarikh al-Islam, t.3, p. 556; Al-Isabah, t.1, p. 359; Zarkuli, Khayr al-Deen, Al-A’lam, t.2, p. 32, Darul ‘Ilm Lil-Malayin, Beyrouth, 8ème publication, 1989; Sirat al-A’lam al-Nubala, t.5, p. 70 cité du livre “ les Compagnons de l’Imam Ali( béni soit-il),  t.1.
[6] RF: Shaykh Mufid, la Bataille de Jamal, traduit par  Mahdavi Damghalani, Mahmud, p. 59, Editions Nay, Téhéran, deuxième publication, 2004.
[7] Kashi, Abu Umar, Muhammad bin Umar bin Abdul Aziz, Rijal al-Kashi, recherche par  Dr. Mustafavi, Hasan, p.98 hadith 156,  l’institut de publications de l’université de Mashhad, 1490 de l’hégire.
[8] Ibn Shazan Qummi, Abul Shazan bin Jibrail, Al-Fadhael, p.107, Editions Razi, Qom, deuxième publication, 1984; Majlisi, Mohammad Baqir, Bihar al-Anwar, t.42, p. 155,  Editions Dar Ihya al-Turath al-Arabi,  Beyrouth, deuxième publication, 1403 de l’hégire lunaire, Cheikh  Horr Amili, Muhammad bin Hasan, Ithbat al-Hodath bin-Nusus wal-Mu’jizat, t.3, p. 46, Editions A’alami,  Beyrouth, deuxième publication, 1425 de l’hégire lunaire.
[9] Al-Fadhael, p. 107; Bihar al-Anwar, vol.42, p.155.
[10] Mufid, Muhammad bin Muhammad, Al-Irshad fi Ma’refat Hojajillah Alal ‘Ibad, t.1, p. 316, Congrès du cheikh Mufid, Qom, première publication, 1413 de l’hégire lunaire Tabarsi, Fadhl bin Hasan, I’lam al-Wara be A’alam al-Hoda ( ancienne édition), p.170,  Editions Islamiyah, Téhéran, troissième publication, 1390 de l’hégire lunaire, Bihar al-Anwar, t.42, p.147.
[11] Rijal al-Kishi, p.98;  Les Compagnons de l’Imam Ali( béni soit-il), t.1.
[12] Al-Awsiya, t.1, p.361; Hulyatul Awliya, t.2, p. 84  et  Seyar A’lam al-Nubala, t.5, p. 76 citation du compagnon de l’Imam Ali( béni soit-il), t.1.
[13] Hulyatul Awliya, t.2, p. 87  et SeyarA ’lam al-Nubala, t.5, p. 77.
[14] Selon une théorie non concordante, il mourut en martyr, lors de la guerre de Deylam et que son tombeau se trouve dans le mont A’ala Tar, à Qazvin. (Mustawfi Qazvini, Hamdullah bin Abi Bakr bin Ahmad, Tarikh Guzideh, recherche par : Nawayee, Abdul Hussein, p. 630, Amir Kabir Téhéran, 3èmepublication , 1985).
[15] Al-Isabah,t.1, p. 359; Asad al-Ghabah, t.1, p. 180; Tarikh al-Islam, t.3, p. 556; Tarikh al-Tabari, t.11, p. 662, Tarikh Guzideh, p. 631; Al-Manqari, Nasr bin Muzahim, Waq’at Siffin, recherche par : Abdul Salam Muhammad, p. 324, Al-Moassesah al-Arabiyah al-Hadithah, Al-Qaherah, 2ème publication, 1382, Qom, la bibliothèque de  l’Ayatlollah  de Ma’rashi Najafi, 1404 de l’hégire lunaire; Al-Tamimi Al-Sam’ani, Abu Sa’eid Abdul Karim bin Muhammad bin Mansoor, Al-Ansaab, recherche par :  Mu’allimi Al-Yamani, Abdul Rahman bin Yahya, t.10, p. 392, Majlis Daeratul Ma’aref al-Uthmaniyah, Haider Abad, première publication, 1382 de l’hégire lunaire; Sib bin Jawzi, L’histoire et les vertus de la famille prophétique , traduit par  Ata’ei, Muhammad Reza, p. 115,  Editions Astan Quds Razavi, Mashhad, première publication, 2000.
[16] Tarikh Guzideh, pg. 630.

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