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Islamophobie, USA

SHAFAQNA – Oumma : A Grand Junction, au cœur du Colorado, il n’y a pas que les montagnes Rocheuses qui se dressent majestueusement contre l’islamophobie…  Il y a aussi les habitants de la cité phare du comté de Mesa qui, déterminés à faire barrage au racisme, forment un bouclier contre la propagation de ce fléau sur leur terre. Un bouclier si solide que rien, à l’avenir, ne pourra le transpercer.

La haine anti-musulmans ne passera pas ! Les sombres individus qui, trois semaines après son dévoilement en présence de 100 personnes, parmi lesquelles figuraient des acteurs majeurs de la sphère institutionnelle, ont vandalisé le panneau de bienvenue du Centre islamique local ainsi que ses murs, n’ont qu’à bien se tenir.

Tel est le message fort qu’envoient aujourd’hui plusieurs notables et administrés de Grand Junction aux tagueurs de l’ombre, après avoir découvert, consternés, leur œuvre pleine de noirceur. Une souillure intolérable qui était signée…

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« Le bien l’emporte sur le mal », a déclaré Abdelghani Essaifi, l’imam de la mosquée des Deux Fleuves, en contemplant avec émotion la belle chaîne de solidarité qui a aussitôt pris forme autour du panneau défiguré, afin de le protéger, ainsi que le Centre islamique, contre tout nouvel acte de vandalisme destructeur de la cohésion sociale.

A ce grand anneau de la fraternité et de la paix qui a entouré de ses ondes bienveillantes l’enseigne noircie par la haine, est venue s’ajouter une campagne de financement participatif GoFundMe pour réparer le préjudice subi.

C’est Anna Stout, une conseillère municipale, qui a lancé cet appel à la mobilisation générale, fermement résolue à faire rempart à des  « actes de vandalisme odieux commis par des fanatiques ». « Une telle haine ne peut pas exister ici, dans cette communauté ! », a-t-elle martelé dans un entretien au Daily Sentinel.

« Si je devais traduire ce que j’ai ressenti, je dirais que j’ai été choquée, mais plus encore, que j’ai eu le cœur brisé par cet acte intolérable », a-t-elle confié, les yeux rivés vers le compteur de la campagne qui, en l’espace de quelques heures seulement, a affiché près de 5 000 euros. De quoi faire renaître l’espoir de voir la tolérance l’emporter sur la détestation de l’altérité, aux pieds des montagnes Rocheuses.

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