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SHAFAQNA- Ce qui suit fait partie du livre Nahj al-Balâgha, le plus célèbre recueil de sermons, lettres, tafsirs et récits attribués à Imam Ali. Il a été recueilli par Sharif Razi, le chercheur chiite du xe siècle. Connu pour son contenu éloquent, il est considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature dans l’islam chiite, au troisième rang derrière le Coran et les narrations prophétiques. C’est une partie du sermon 27 de ce livre séléctionné par SHAFAQNA.

On m’a dit que ses hommes (les soldats de Muaviah) entraient dans les maisons des femmes musulmanes et des femmes chrétiennes ou juives, enlevaient leurs anneaux, leurs bracelets, leurs colliers et leurs perles. L’une d’elles n’a été épargnée dans son honneur qu’en demandant pitié et en pleurant en répétant: Nous appartenons à Dieu et c’est à Lui que nous revenons.

Puis ces hommes sont rentrés chez eux sains et saufs, sans qu’il y ait eu parmi eux aucun tué ou même un blessé. Si, après cette calamité, un homme musulman meurt de dépit, il ne sera pas blâmé mais, d’après moi, sera digne de cette mort.

Oh, le fait étonnant, vraiment étonnant! Par Dieu, le cœur défaillit de chagrin en voyant le rassemblement de ces gens autour d’une cause injuste et votre dispersion loin de votre droit!

O indignité de votre conduite, ô inconvenance de vos action! Vous êtes devenus un cible qu’on vise: on vous razzie et vous n’attaquez pas en revanche, on vous envahit et  vous ne faites pas une invasion en retour, et Dieu est désobéi et vous acceptez!

Si je vous ordonne de les attaquez durant la saison chaude vous rétorquerez: nous voilà en pleine canicule; et si je vous commande de les assaillir en hiver vous vous excusez qu’il fait frisquet maintenant, attendez que le grand froid s’en aille. Si, comme je vois vous fuyez la chaleur et le froid, c’est que vous êtes les plus fuyards devant l’épée ennemi!

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O pseudo hommes sans virilité! O mollesse enfantine et intelligence féminine! J’eus aimé ne vous avoir ni vu ni connu. Car cette connaissane, par Dieu, a engendré le repentir et les soucis. Que Dieu vous combatte! Vous avez rempli mon cœur de pus et ma poitrine de colère!

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