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SHAFAQNA- Ce qui suit fait partie du livre Nahj al-Balâgha, le plus célèbre recueil de sermons, lettres, tafsirs et récits attribués à Imam Ali. Il a été recueilli par Sharif Razi, le chercheur chiite du xe siècle. Connu pour son contenu éloquent, il est considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature dans l’islam chiite, au troisième rang derrière le Coran et les narrations prophétiques. C’est le sermon 89 de ce livre séléctionné par SHAFAQNA.

Extrait d’un discours sur l’Envoyé de Dieu dans une déclaration de l’Imam:

[Dieu] l’a envoyé durant l’intervalle requis pour les envoyés et après un long sommeil des nations. Les séditions galopaient à toute allure, les événements allaient bon cours, les guerres brûlaient tout, les ténèbres s’abattaient sur le monde des vanités; dans la nature, les feuilles étaient jaunies, les arbres sans fruits, les puits desséchés. Les phares de la bonne direction étaient éteints, les drapeaux de la mort s’étaient élevés faisant mauvaise mine renfrognée face aux hommes. On cueillait les fruits de la révolte, on mangeait des animaux morts, on se revêtait de la peur et on se cuirassait contre l’épée.

Méditez, ô serviteur de Dieu, et rappelez-vous cette époque [préislamique] durant laquelle vivaient vos pères et vos oncles dans le malheur. Par Dieu, votre génération n’est pas tellement éloignée de celle de vos pères. Or, le Prophète ne vous a pas fait entendre un message autre que celui que vous entendez de ma bouche; ce que vous avez entendu maintenant n’est pas inférieur à ce que vous avez entendu jadis, et rien n’a changé dans la nature humaine: les facultés de l’esprit sont les mêmes, maintenant et dans le passé.

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Vous n’avez rien appris en plus de vos pères, et vous n’avez rien reçu qu’ils n’ont pas eu avant vous. Vous venez de subir une épreuve à muselière changeante et au sangle lâche [allusion au chameau]; ne faites donc pas des illusions au sujet des vaniteux, car la vanité n’est autre chose qu’une ombre allongée jusqu’à un terme bien calculé.

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