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Des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS) près de Baghouz, dans la province de Deir Ezzor, le 12 février 2019. REUTERS/ Rodi Said

SHAFAQNA – RFI | par Paul Khalifeh : Quelque 200 jihadistes seraient encore retranchés dans un réduit d’un demi-kilomètre carré dans la localité de Baghouz, sur la rive orientale de l’Euphrate, occupée samedi par les Forces démocratiques syriennes, les FDS, soutenues par les Américains. Ils se déplacent dans un réseau de tunnels creusés sous le dernier fief du groupe Etat islamique.

Boucliers humains

A partir des ruines de la ville, les jihadistes harcèlent les assaillants, qui affirment prendre leur temps pour épargner les nombreux habitants encore présents dans le réduit. Ils utiliseraient ces civils et des prisonniers des FDS comme boucliers humains, selon les témoignages recueillis par des journalistes auprès de personnes ayant pu fuir l’enfer de Baghouz.

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La résistance des derniers combattants de l’EI est d’autant plus acharnée qu’elle est menée par les jihadistes étrangers qui préfèrent se battre jusqu’au bout plutôt que d’être renvoyés dans leurs pays respectifs. Malgré les raids de l’aviation de la coalition internationale et le violent pilonnage à l’artillerie, ils n’ont montré, samedi, aucune volonté de négocier.

La reddition ou la mort

La bataille risque donc de durer encore quelques jours, même si son issue ne fait plus aucun doute : les FDS procèdent au ratissage systématique de la ville et de ses environs. Et les jihadistes n’ont plus aucune voie de ravitaillement ou de repli. Pour eux, c’est la reddition ou la mort.

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