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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Le mercredi , une étude d’OpinionWay relayée par Numerama montre qu’il y a encore du travail chez les internautes pour lutter contre la haine et le racisme sur les réseaux sociaux. Car si les propos, racistes entre autres, sont nombreux sur les différentes plateformes — 44 % des personnes interrogées ont été confrontées à des propos racistes « rarement », « de temps en temps » ou « souvent » —, ils sont peu à signaler ces derniers.

Car face aux contenus haineux, le tiers des internautes ferment immédiatement la page, tandis qu’un quart ne font rien et continuent à surfer sur les réseaux comme si de rien n’était. Seul un internaute sur cinq affirme signaler le contenu aux plateformes qui les publient alors qu’un internaute sur douze assure le signaler au gouvernement. Et 9 % des personnes interrogées disent enfin répondre aux commentaires haineux.

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Le mercredi, lors d’une table-ronde organisée par Twitter et l’Association des services Internet communautaires, la députée Laetitia Avia, qui avait été victime de propos racistes en février dernier et menacée de mort, a assuré « comprendre le découragement » des utilisateurs de réseaux sociaux. A l’époque, l’ancien député Alexis Bachelay avait apporté son soutien à Laetitia Avia et affirmé que « des milliers de personnes en France sont victimes du racisme, trop souvent dans le silence et l’anonymat. »

Mais agir peut parfois être compliqué. Pour la députée LREM, la démarche de porter plainte peut rebuter : « On préfère témoigner de ce qu’on a vécu dans un statut Facebook ou un tweet, plutôt que de se déplacer dans un commissariat, parce que c’est une démarche qui n’est pas évidente », affirme-t-elle avant de pointer du doigt la responsabilité des réseaux sociaux dont la modération laisse parfois à désirer.

Du côté de Twitter, on affirme qu’il y a « des progrès » et « une vraie prise de conscience », bien que « tardive. » Mais pour être plus efficaces, les réseaux sociaux doivent mettre des moyens humains et financiers en œuvre : « Nous avons 500 millions de tweets par jour à trier et traiter », rappelle Twitter qui déplore un « volume énorme » de faux signalements qui ralentit ainsi le traitement des signalements réels.

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