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SHAFAQNA – Déjà on discute sur le glorieux Coran et la sounnah comme les deux partis de la source pansée de chiites. Maintenant, on va discuter ; qui fait parti de la maison du prophète?

Avant de faire ça, besoin de dire que la tradition de Thaqalayn est mentionnée aussi bien dans les sources chiites que sunnites. Elle est donc agréée par tous les musulmans. Cependant, il y a une version du hadith dans lequel on a cité le Prophète dire « ma sounnah » au lieu de « gens de ma maison ». On ne trouve cette version que dans certains livres sunnites. A condition qu’on puisse authentifier aussi cette version, il n’y a pas de difficulté à comprendre ce que dit : « Je vous laisse deux chose précieuses qui sont le Glorieux Coran et les gens de ma maison ».

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Dans quelques traditions racontées seulement par un groupe particulier de musulmans, il a dit : « … le glorieux Coran  et ma sounnah … ». Evidemment le résultat serait que, comme une part de la comparaison est la même, c’est-à-dire le Coran, l’autre part devrait aussi être identique. Par conséquent, ‘ma sounnah’ et ‘les gens de ma maison’ doivent aussi être identique, autrement on pourra dire qu’il n’y a pas d’harmonie dans ce que dit le Prophète est la même chose qu’avoir recours à la sounnah du Prophète.

Don, le fait d’avoir recours aux enseignements et conseils des gens de la maison du Prophète est la même chose qu’avoir recours à la sounnah du Prophète. Ainsi la seule façon pour atteindre et comprendre la sounnah du Prophète était de référer à ces gens qui avaient des relations très proches avec lui et qui savaient mieux que quiconque ce qu’il disait, faisait ou approuvait.

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Qui fait parti de la maison du Prophète ?

L’autre question concerne la signification exacte de ‘’gens de la maison’’. Selon de nombreuses traditions, on nous dit de se référer aux gens de la maison du Prophète : « Ahloul Bayt » ou « Itrah ». A quoi se réfèrent ces termes ? Il n’y a aucun doute sur la position des gens de la maison du Prophète en islam, mais il serait nécessaire d’étudier l’étendue de ce terme pour voir s’il inclut tous les parents (famille) du Prophète ou non.

Naturellement, il n’y a aucun doute parmi les musulmans que certainement Fatimah (a.s.), la fille du Prophète, Imam Ali (a.s.), et leurs fils Imam Hasan (a.s.)  et Imam Hossain (a.s.) étaient des membres de la maison du Prophète. Ce qui nous intéresse est de savoir si les autres parents (famille) du Prophète en font partie ou pas, et si oui, jusqu’à quelle limite.

Les musulmans sunnites croient que tous les parents du Prophète y sont compris. Bien sûr ils excluent ceux qui n’ont pas embrassé l’islam tels que Abou Lahab, l’un des oncles du Prophète et même temps l’un de ses plus hostiles ennemis qui fut courroucé dans le saint Coran. Les musulmans chiites croient que les ‘Ahloul Bayt’ sont ceux qui ont in niveau de foi et de connaissance approprié qui les rend dignes d’être mentionnés avec (en comparaison) le Coran dans la tradition du Thaqalayn et d’autres. Plus précisément, ils croient que le Prophète a lui-même clairement défini qui les ‘Ahloul Bayt’.

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Dans ce qui suit, on va mentionner quelques hadiths rapportés de source sunnite :

1- Les musulmans rapportent de ‘Ayishah’ :

Le Prophète sortit portant un manteau noir en laine, quand Hasan le fils de Ali arriva vers lui, et le Prophète  le laissa entrer sous le manteau. Puis Hossain arriva et y entra. Puis Fatima vint et y entra aussi, puis Ali de même. Ainsi le manteau couvrit le Prophète, Ali, Fatima, Hasan et Hossain. Puis le Prophète récita : « Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, Ô gens de la maison (du le Prophète), et vous purifier pleinement. » (33 :33) (1)

2- Les musulmans racontent de Sa’d b.Abi Waqqas que Mou’awiyah lui demanda pourquoi il refusait de courroucer verbalement Ali. Sa’d a Répondu :

« Je me rappelle trois paroles du Prophète sur Ali qui m’interdisent de dire du mal de lui. Si je possédais ne serai-ce qu’une de ses qualités, ce serait mieux pour moi que des chameaux rouges. (2)

Le premier est que lorsque le Prophète voulait aller en bataille de Tabuk, il laissa Ali à Madina. Ali fut très triste de n’avoir pas la chance de joindre l’armée et de se battre pour le plaisir dr Dieu. Il est allé voir le Prophète en disant «  Vous me laissez avec les  enfants et les femmes ? ». Et au Prophète de répondre «  N’êtes-vous pas heureux d’être pour moi comme l’étais Aaron pour Moise, sauf qu’il n’y aura plus de prophète après moi. » Le deuxième est que j’ai entendu du Prophète le jour de la conquête de Khaybar : » Certainement je donnerai l’étendard (de l’islam) à un homme qui aime Dieu et Son Messager et il est aimé par Dieu et Son Messager ». Nous espérons avoir l’étendard, mais le Prophète a dit : »Appelez Ali pour moi », Ali es arrivé souffrant de douleur dans les yeux. Le Prophète lui donna l’étendard et de ses mains Dieu nous accorda la victoire. Le troisème, quand le verset de moubahalah fut révélé, le Prophète appela Ali (a.s.), Fatima (a.s.), Hasan (a.s.), Hossain (a.s.) et dit «  mon seigneur, voici les gens de ma maison ». (3)

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3- Imam Ahmad b.Hanbal raconte de Anas b.Malik que quand le verset du Tathîr (33 :33) fut révélé, pendant six mois le Prophète appelait à la maison de Ali et Fatima chaque matin sur son chemin vers la mosquée pour la prière de l’Aube en disant « Prière, O gens de la maison! Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô gens de la maison (de prophète), et vous purifier pleinement ». (33 :33) (4)

Il y a aussi les traditions sur la signification de Qourbà (proches) qui a été mentionnée plusieurs fois dans le Coran. Par exemple, selon le Coran, le Prophète n’a demandé aucun salaire en retour des enseignements aux gens. Il voulait seulement que les gens aiment ses Qourbà pour leurs propres bénéfices. Alors qui sont les Qourbà ? Zamakhshari, un grand érudit sunnite et exégète du Coran dit que lorsque ce verset fut révélé, on a demandé au Prophète qui étaient indiqués par ce verset et envers qui on devait être respectueux. Le Prophète répondu : « Ali, Fatima et leurs deux fils ». (5)


  1. Sahih de Muslim, Vol.4, p.1883, No. 2424. (Kitab fada’il al-Sahabah, Bab Fada’il Ahlul Bayt, Sakhr série no. 4450)
  2. Les chameaux rouges étaient considérés très valeureux en ces temps.
  3. Sahih de Muslim, Vol.4, p.1871, No. 2408. (Kitab fada’il al-Sahabah, Sakhr série no. 4420)
  4. Musnad de Imam Ahmad b.Hanbal, série internationale No.13231. Voir aussi Sunan de al-Tirmidhi, série internationale No. 31130.
  5. Al-Kashshaf par Zamakhshari, Commentaire sur le verset 42 :23, Vol.4, p.220.

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