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SHAFAQNA – via The Academy for Learning Islam

فَتَقَبَّلَهَا رَبُّهَا بِقَبُولٍ حَسَنٍ وَأَنْبَتَهَا نَبَاتًا حَسَنًا

 Son Seigneur l’agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance.

(Sourat Ali Imran, N° 3, Ayat 37)

 

Quand la mère de Maryam (a) donnait naissance, elle s’attendait à un enfant du sexe masculin qu’elle avait promis de vouer au Baytoul Mouqqaddas. Lorsqu’elle accoucha d’une fille, elle demanda alors à Allah (swt) de l’accepter. Allah (swt) l’accepta de la meilleure manière qu’il soit, avec respect et considération envers la mère de Maryam (a). Ce fut la réponse à une prière sincère. Jamais auparavant une femme n’avait été acceptée pour servir le temple. Selon certains Moufassirines, la mère de Maryam (a) reçut cette approbation à travers un Ilham ou une inspiration.

Dès lors qu’Allah (swt) accepta Maryam (a), Il se chargea d’entretenir sa croissance et son développement. Le mot anbata ici est le même mot utilisé pour la croissance des plantes et le développement vers la perfection d’une petite graine. Un terme similaire de croissance a été utilisé dans la Souratoul Fath où Allah (swt) parle du développement de ceux qui se tiennent aux côtés du Saint Prophète (s) : celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l’émerveillement des semeurs… (C 48 : 29).

Le potentiel intrinsèque des êtres humains peut être nourri par un développement progressif jusqu’à atteindre la perfection. Tout comme la graine a le potentiel d’être nourri par des jardiniers qualifiés et peut éventuellement devenir une magnifique plante, l’être humain a également ce potentiel de se développer. Grâce aux Lieutenants envoyés par Allah (swt) pour la guidance de l’être humain, au travers de leur sagesse et de leur savoir, celui-ci peut s’épanouir et manifester ce potentiel qu’Allah (swt) a placé en lui.

Nabi Zakariya (a) a été chargé de s’occuper de Maryam (a) à travers un tirage au sort. Quand Maryam (a) se rendit au sanctuaire, tous voulaient s’occuper d’elle. Aussi, Allah (swt) suggéra un système à travers lequel Nabi Zakarya (a) a été choisi. Cela fait référence à un autre verset du Qur’an où Allah (swt) dit : Car tu n’étais pas là lorsqu’ils jetaient leurs calames pour décider qui se chargerait de Maryam ! (C 3 : 44)

La nourriture que Nabi Zakarya (a) trouvait auprès de Maryam (a) le surprenait.
Cela peut être vérifié par certains faits cités dans le verset :

  1. Le mot est indéfini (rizqan), ce qui montre le côté surprenant du type de nourriture.
  2. Nabi Zakarya (a) la questionne à ce sujet, ce qui prouve sa surprise à la vue de la nourriture.
  3. Maryam (a) répond que cela provient d’Allah (swt). Toute subsistance de l’être humain provient d’Allah (swt). Cependant, ceci n’est pas un moyen de subsistance classique. Le fait que Nabi Zakarya (a) ne la questionne pas sur la personne qui lui a apporté cette nourriture, prouve qu’il réalise immédiatement que Maryam (a) a été comblée de ce bienfait particulier, par le Tout-Puissant. Sa prière à Dieu qui suit et qui est mentionnée dans le verset suivant, découle de la vue du miracle et il demande à Dieu de le combler lui aussi, d’un bienfait miraculeux.

La tafsir-e-Namouneh conte une histoire  du temps où la ville de Madinah était frappée par la famine. La nourriture se faisait rare et les temps étaient durs. Pendant cette période difficile, Bibi Fatema (a) se rendit à la maison de son père le Saint Prophète (s) avec un peu de pain et de viande. Le Prophète (s) lui demanda : Où as-tu trouvé ceci ?  et elle répondit : Ceci provient d’Allah (swt), Il accorde à qui Il le souhaite sans compter.  Le Prophète (s) remercia Dieu et raconta l’histoire de Maryam (a) à de sa famille.

Sources: Āyatullāh Makārim Shirāzī (ed), Tafsīre Namūne;
Aghā Muhsin Qarā’atī Kāshānī, Tafsīr- Nūr

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