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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Des publicités proposant que la Coupe du monde 2022 se déroule en Angleterre, des conférences anti-Qatar — le pays organisateur du prochain Mondial — ou encore une sortie de l’ancien président de la Fédération anglaise de football, Lord Triesman, qui estime que « si le Qatar a enfreint les règles de la FIFA, il ne peut pas conserver l’organisation de la Coupe du monde »… C’est une campagne bien orchestrée qui a débuté il y a quelques mois du côté de Londres. Elle est l’œuvre de l’autoproclamé opposant numéro 1 de l’émirat du Golfe, Khalid Al-Hail, fondateur d’un obscure parti politique exilé à Londres et qui n’a pas hésité à dépenser des millions de livres sterling pour tenter de déposséder le Qatar de son Mondial.

Faux rapports et hommes politiques rémunérés

C’est le journal iNews qui révèle les dessous de cette opération de communication bien orchestrée. L’homme d’affaires, dont la provenance de la fortune reste un mystère, a en effet organisé deux conférences à Londres — l’une pour critiquer le Qatar, l’autre sur la Coupe du monde 2022 — et invité des hommes politiques rémunérés jusqu’à 15 000 livres pour leur présence, parmi lesquels Daniel Kawczynski, membre de la Chambre des lords réputé proche de l’Arabie saoudite. Khalid Al-Hail a également commandé à des sociétés de conseil peu scrupuleuses des rapports indiquant par exemple que le Qatar était « plus dangereux que Daesh » ou encore que l’émirat avait lancé une campagne de déstabilisation de ses concurrents au moment de sa candidature pour organiser le Mondial.

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De l’argent venu d’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis ?

Derrière cette campagne, on voit la main de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, comme l’indique le militant de Human Rights Watch, Nicholas McGeehan. Invité à une des conférences du milliardaire, le défenseur des droits humains avait voulu s’assurer que celle-ci n’était pas organisée avec «  l’argent du Golfe. » Il s’était vu retirer son invitation dans la foulée. Difficile en effet pour Khalid Al-Hail de faire croire que l’Arabie saoudite et les EAU ne sont pas derrière lui : s’il assure que l’argent provient de la société de son épouse, sa rencontre avec le roi Salman d’Arabie saoudite l’été dernier à Tanger n’est pas passée inaperçue. La chaîne saoudienne Al-Arabiya a d’ailleurs retransmis sa conférence anti-Qatar. De quoi ne pas laisser planer le doute concernant l’origine du financement de la campagne « UK 2022, why not ? »

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