PARTAGER
fr.shafaqna - Travailler dans les entreprises laïques !

SHAFAQNA – via Kitabat | traduit par SHAFAQNA : En réponse à l’annonce de la construction d’un barrage en Turquie sur le Tigre, Hamid Al-Khaffaf, le représentant du Grand Ayatullah Sistani au Liban, a publié un article comme suit:

Mardi 29/3/2011, Son Eminence Ayatullah Sistani a reçu le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan, et de nombreuses questions ont été soulevées lors de cette réunion, notamment le problème de la pénurie d’eau en Irak, que Son Eminence a posé à son invité turc et a exigé lui de s’abstenir Turquie de prendre des mesures qui diminueraient le quota d’eau de l’Irak.

Erdogan a déclaré: «C’est la Syrie qui contrôle la quantité d’eau dans l’Euphrate, et nous laissons des quantités suffisantes d’eau dans cette rivière», et mentionné un pourcentage à cet égard.

Son Eminence a dit: «Le problème ne se limite pas à l’Euphrate, mais s’étend également au Tigre. Il traverse la frontière turco-syrienne, et apparemment il y a des accords syro-turcs pour établir des projets sur cette rivière qui vont affecter négativement le quota de l’eau irakienne.»

Erdogan a promis de suivre le problème.

Lundi 11/11/2013, le ministre turc des Affaires étrangères de l’époque, Ahmed Davutoğlu, a rendu visite à son Eminence Sayyed al-Sistani. Son Eminence a fait remarquer qu’il existe une grande histoire commune entre l’Irak et la Turquie. Pendant la Première Guerre mondiale, les érudits de Najaf ont émis des fatwas déclarant l’obligation de combattre les troupes anglaises avec les Ottomans. Il y eut de grandes batailles dans lesquelles le sang irakien était mélangé avec du sang turc.

Davutoğlu a commenté: «C’est vrai, et Najaf est une ville sainte que nous chérissons …»

Son Eminence l’a interrompu et a déclaré: «L’histoire commune ne concerne pas seulement Najaf, mais s’étend à l’ensemble de l’Irak, et j’ai soulevé cette question comme une introduction à un autre, et c’est: Depuis l’Antiquité l’Irak s’appelle la Mésopotamie parce que de l’abondance de l’eau dans le Tigre et l’Euphrate. Aujourd’hui, les Irakiens ont peur de la sécheresse et craignent que leur pays devienne une terre stérile et que ses deux rivières se dessèchent. Et c’est à cause des projets de barrages que la Turquie envisage de mettre en œuvre, et ce n’est pas dans l’intérêt de l’histoire commune entre les deux pays.»

Son Excellence a élaboré sur ce problème et a souligné son importance pour le peuple irakien, bien que le gouvernement irakien ne s’y aborde pas de manière adéquate. Il a souligné la nécessité pour la Turquie de fournir l’eau requise par l’Irak et de parvenir à un accord sur cette question selon les mécanismes de la coopération bilatérale, et si nécessaire, de résoudre le problème des rivières communes entre les deux pays selon les lois des relations internationales.

«En ce qui me concerne, il n’y a pas de barrages sur le Tigre, mais seulement sur l’Euphrate», a déclaré Davutoğlu.

Son Eminence a insisté sur ses informations et qu’il avait lu sur le sujet pendant un certain temps. Un membre de la délégation turque est intervenu et a déclaré: «Il y a déjà un projet à mettre en œuvre sur le Tigre près de la frontière syro-turque.»

Le ministre Davutoğlu a promis de suivre le problème avec le gouvernement irakien.

La question de l’eau a pris la plupart du temps de la rencontre avec Son Eminence.

Il est à noter que le barrage, mentionné par Son Eminence Ayatullah Sistani, est le même barrage Ilısu, un énorme barrage artificiel sur le Tigre, qui est en construction depuis 2006 près du village d’Ilısu et le long de la frontière de la province de Mardin et la province de Şırnak en Turquie. Il a été récemment achevé et devrait priver l’Iraq de la moitié de son quota d’eau du Tigre.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here