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SHAFAQNA- Ce qui suit fait partie du livre En attendant le Mahdi (‘aj), Compilé, édité et traduit en français par Abbas Ahmad al-Bostani, sélectionné par SHAFAQNA.

Acquérir les hautes qualités morales

L’un des plus importants devoirs du croyant pendant l’Occultation est de déployer tous les efforts possibles -et de consentir tous les sacrifices nécessaires- en vue d’acquérir les nobles caractères et les hautes qualités morales pour la promotion desquels le Prophète de la Miséricorde a été justement missionné, comme l’a affirmé lui-même: «Certes, j’ai été envoyé pour parfaire les nobles caractères».

Ces hautes qualités morales et les nobles caractères dont les Chiites (adeptes de l’Imam) contemporain doivent se doter sont nombreux, dont par exemple: le silence, la retenue, la science, la clémence, la courtoisie, la modération dans toutes choses, la conduite exemplaire, etc…

Jâbir demanda à l’Imam al-Bâqir (a.s) à cet égard: «O fils du Messager d’Allah! Quelle est la meilleure attitude que le croyant devra observer à cette époque-là (lors de l’Occultation)? L’Imam répondit: – Retenir sa langue et garder la maison».(1)

Or retenir sa langue signifie observer une attitude générale de retenue et garder la maison veut dire s’éloigner de tout ce qui pourrait conduire à la perversion, éviter les péchés, se méfier des caprices et s’abstenir des attraits de la vie.

Être hostiles à ses ennemis de l’Imam

L’une des plus importantes des obligations des croyants pendant l’Occultation de l’Imam al-Mahdî (‘aj) est d’être hostiles à ses ennemis, donc aux ennemis d’Allah, puisque l’on ne saurait être ennemi de l’Imam attendu (a.s) sans être du même coup ennemi de Celui qui l’a envoyé, et c’est cette obligation qu’on appelle dans les branches de la Religion al-tabarrî (le désaveu des ennemis des Ahl-ul-Bayt).

Elle peut même constituer un des signes de la sincérité de la foi du croyant en Allah et de la rectitude de sa foi. C’est seulement par son hostilité aux ennemis du Bien-aimé d’Allah, que le vrai croyant peut éprouver la véracité et la sincérité de sa foi.

Les ennemis de l’Imam al-Mahdî sont divers et de différents types. Il est difficile d’en traiter exhaustivement dans cet exposé succinct. Mais globalement et schématiquement, ses ennemis sont les mécréants, les hypocrites, les hérétiques, les détracteurs récalcitrants des Ahl-ul-Bayt et leurs semblables qui persistent dans leurs fausses croyances et refusent d’entendre raison. De même, on peut classer parmi ses ennemis tous les pervers, les méchants et les libertins qui persévèrent dans leur perversité, leur méchanceté et leur libertinage et refusent d’y renoncer.

D’autre part, de même que l’hostilité des ennemis de l’Imam al-Mahdî (a.s) est de différents degrés, de même notre hostilité envers eux doit être proportionnelle. Le moindre degré d’hostilité du croyant envers les ennemis de l’Imam al-Mahdî (a.s) est l’hostilité de coeur, suivi de celui de l’hostilité pratique qui consiste à s’abstenir de traiter avec eux, de les fréquenter et de s’associer avec eux etc…

À lire aussi : Quels sont nos devoirs envers l’Imam Mahdi (A.J) pendant l’Occultation? (Partie 2)

Dans la manifestation de notre hostilité envers ces ennemis, nous devons observer les règles et les conditions de la commanderie du bien et de l’interdiction du mal (al-amr bi-l-ma’rûf wa-l-nahy ‘an al-monkar), sans transiger là-dessus.

Parmi les ennemis de l’Imam du Temps, figure Iblis – qu’Allah le maudisse -. Le croyant doit donc lui vouer sa pleine hostilité. La meilleure forme d’hostilité envers Iblis et ses partisans c’est de ne pas leur obéir et de s’opposer à eux, tout en déployant tous les efforts possibles pour se soumettre totalement aux ordres d’Allah et aux impératifs de l’Imam al-Mahdî (a.s).

On peut classer parmi les ennemis de l’Imam al-Qâ’im (‘aj) les mauvaises habitudes et pratiques déviées et déviantes, introduites par ses ennemis. Elles peuvent être culturelles ou non culturelles. Culturelles, tels que les livres corrupteurs, les centres culturels qui promeuvent et propagent la perversion morale. Non culturelles, telles que les pratiques économiques déviationnistes comme l’intérêt usuraire, ainsi que tous les autres produits de la mécréance et de l’hérésie, que le croyant doit combattre pour être agréé d’Allah.

L’Imam al-Sâdiq (a.s), décrivant l’attitude à adopter par les Chiites vis-à-vis des gens, dit: «Ils ne doivent pas aimer celui qui nous déteste ni détester quiconque nous aime».(2)

L’Imam al-Bâqir (a.s) insiste sur ce même point: «Déteste celui qui déteste les descendants de Mohammad, lors même qu’il observe le jeûne et pratique les actes de piété».(3)

L’Imam al-Sâdiq (a.s) dit encore d’une façon plus explicite: «Par Allah, Allah n’a jamais donné à personne le choix de suivre quelqu’un d’autre que nous (les Ahl-ul-Bayt). Ceux qui sont d’accord avec nous doivent donc s’opposer à nos ennemis, et ceux qui s’accordent avec nos ennemis sur une parole ou un acte, ne feront pas partie de nous ni nous d’eux».(4)

L’une des formes de la manifestation de l’hostilité à l’égard des ennemis d’Allah et de l’Imam al-Mahdî (a.s) est l’invocation de la malédiction sur eux. Le croyant ne doit donc pas négliger cette pratique très recommandée et qui constitue une bonne action dont la récompense ou le mérite spirituel est fréquemment souligné.

Et comme nous avons noté dans la précédente obligation, que la manifestation de l’hostilité peut revêtir différentes formes: hostilité de coeur, verbale et pratique, l’invocation de la malédiction est considérée comme le degré minima de l’hostilité pratique. Le croyant se doit donc de maudire les ennemis de l’Imam (a.s) et de prier Allah d’alourdir leurs supplices. Parmi ces ennemis passés figurent notamment les Omayyades et les Abbassides que nous avons le devoir d’inclure dans notre invocation de la malédiction sur eux.

L’Imam Mohammad ibn ‘Ali al-Bâqir (a.s) dit: «Lorsque tu termines une prière obligatoire, ne pars pas avant de la faire suivre immédiatement de l’invocation de la malédiction sur les Omayyades».(5)

Le Prophète (a.s) dit: «Quiconque est incapable de nous soutenir (pratiquement), nous les Ahl-ul-Bayt et se contente de maudire nos ennemis dans son intimité, Allah fait parvenir sa voix à tous les anges qui se trouvent entre la terre et le Trône. Ainsi chaque fois qu’il maudit nos ennemis de la sorte, les anges l’aident en maudissant, eux aussi, ceux qu’il maudit, et puis ils le louangent auprès du Créateur : “Ö notre Allah! Prie sur Ton serviteur que voici! Il a fait tout son possible, et s’il pouvait faire plus, il l’aurait fait”. Sur ce un Appel provenant d’Allah – Il est Exalté- sera entendu : “J’ai exaucé votre du’â’ et j’ai prié sur son âme, tout en le plaçant auprès de Moi parmi les élus pieux”».(6)

Ce devoir consiste à éviter de choisir comme amis ou de fréquenter ceux, parmi les croyants, qui bien qu’ils accomplissent leurs prières et les autres obligations religieuses, sont écartés de la voie, de la conduite et du cheminement de l’Imam al-Mahdî, qui ne parlent de lui et de sa venue que rarement, qui ne montrent que peu d’attachement à lui.

Le croyant qui aspire à s’approcher de son Imam (‘aj) et à entrer en communion avec lui doit, autant que faire se peut, se détacher de ce monde et de ses attraits et artifices. De là, il a le devoir de réduire la fréquentation des gens qui sont dans l’apparence pratiquants, mais dont la pratique trahit plus une façade qu’une recherche sincère de la proximité d’Allah et de la perfection spirituelle. En fait, leur pratique décèle tantôt un souci de respectabilité sociale, tantôt un désir de voir Allah leur accorder plus de bienfaits et de facilités dans le monde présent, ce qui les éloigne du vrai but dans laquelle Allah nous a créés, à savoir la pure adoration d’Allah en vue de la perfection spirituelle et la préparation à la vie future éternelle.

D’autres, dans cette catégorie de pratiquants de façade, esquive la voie de l’Imam al-Mahdî (a.s) et ses exigences, car ils craignent les difficultés qui parsèment cette voie et les efforts continuels qu’elle requiert. Ils recherchent les sentiers faciles et agréables à leur goût, et ils sont portés sur les plaisirs de ce monde éphémère.

Celui qui a le désir de suivre de près les traces de l’Imam de l’époque (Sâhib al-Zamân), doit donc savoir choisir ses compagnons de route et se détourner de ces croyants de façade qui constituent pourtant la majorité des Musulmans, pour rechercher la compagnie de gens comme lui, dont la préoccupation majeure et le souci principal sont la préparation de la venue de l’Imam Attendu (‘aj).

À lire aussi : Quels sont nos devoirs envers l’Imam Mahdi (A.J) pendant l’Occultation? (Partie 1)

Obtenir de l’aide de l’imam dans les difficultés

Les croyants doivent rester solidement et continuellement attachés à leur Imam et l’appeler au secours chaque fois qu’ils se trouvent en proie à des difficultés, des malheurs, des calamités, des maladies et même à des troubles et subversions qui pourraient affaiblir la religion et la foi des gens.

Dans toutes ces circonstances chaque croyant est tenu de l’appeler à la rescousse, comme Allah le leur demande: «Les plus Beaux Noms appartiennent à Allah, invoquez-Le donc par ces Noms!». (7)

Évoquer l’Imam toujours dans le coeur

Il faut que le croyant évoque autant que possible, partout et à tout moment l’Imam al-Mahdî (a.s) dans son coeur, dans son esprit et par sa langue.

Son évocation est particulièrement recommandée pendant les jours et les occasions qui lui sont spécifiques, tel que le vendredi, la veille et le jour du 15 Cha’bân (jour anniversaire de sa naissance), les nuits d’al-Qadr et après les prières quotidiennes obligatoires, la veille et le jour du 10 Moharram, le jour de la fête de Nourouz, la veille (au soir) du lundi et du jeudi (pendant laquelle les actes des croyants sont présentées à l’Imam – p -), à l’heure de coucher, le dernier tiers de chaque nuit (où l’Imam se trouve en état de prière, de recueillement et de pleurs), à l’aube et après la prière du matin, au début de midi et après la prière de midi, après la prière de l’après-midi et au moment du coucher du soleil, le jour de ‘Arafah, les jours de fête (la fête d’al-Adh-hâ’, la fête de Ramadhân, la fête d’al-Ghadîr), ainsi que les jours anniversaires de la naissance et du martyre de tous les Infaillibles (a.s).

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Notes:

1. Kamâl al-Dîn wa Tamâm al-Ni’mah, p. 330, h. 15

2. Al-Ghaybah d’al-Nu’mânî, p. 203, h. 4; Al-Bihâr, tome 65, p. 164, h. 16

3. Al-Amâlî d’al-Cheikh al-Tûcî, p. 405, h.57; Wasâ’il al-Chî’ah, tome 11, p. 19

4. Wasâ’il al-Chî’ah, tome 18, p. 85, h. 33

5. Tah-thîb al-Ahkâm, tome 2, p. 109. H. 179; Wasâ’il al-Chî’ah, tome 4, p. 1038, h. 2

6. Tafsîr al-Imam al-‘Askarî (p), p. 47, h. 21

7. Sourate al-A’râf, 7/ 180.

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