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SHAFAQNA- Ce qui suit fait partie du livre Philosophie de l’Islam, Compilé, écrit par Sayyid Muhammad Husayni Beheshti et Muhammad Jawad Bahonar, sélectionné par SHAFAQNA.

La Foi

Le premier critère du choix d’un mari ou d’une femme est sa foi – la foi en l’Islam et dans le mode de vie auquel il a appelé l’humanité. La société islamique est une société idéologique. Dans une telle société la foi en son idéologie est la principale orbite de sa vie. Elle est la force motivante qui pousse la société vers les buts qu’elle lui a fixés. C’est pourquoi, lorsqu’on met au point un système ou une loi, il faut prendre en considération tous les facteurs susceptibles de renforcer ou d’affaiblir la foi en son idéologie.

Dans la précédente section, nous avons dit que du point de vue de l’Islam, l’objectif du mariage n’est pas une simple jouissance sexuelle, mais aussi la création d’une atmosphère familiale saine, afin que:

– Le mari et la femme puissent vivre en amour, affection et entente réciproques;

– Ils puissent créer un environnement approprié pour la naissance et le développement des enfants, lesquels pourraient s’avérer des membres plus mûrs et plus actifs de la société idéologique islamique.

Il est évident que ces deux objectifs peuvent être atteints si le mari et la femme croient tous deux à l’Islam et qu’ils pratiquent ses enseignements le plus possible.

On remarque parfois que certaines gens ont tendance à soutenir, au nom de la largeur d’esprit, de la libéralité et de la tolérance, que la différence de religion ne doit pas constituer un obstacle sur le chemin du mariage entre un homme et une femme. Selon ces gens pourquoi devrait-il y avoir une objection à ce qu’un Musulman croyant épouse une femme qui ne croit pas en Allah, au Coran ou au Prophète de l’Islam, ou bien à ce qu’une femme musulmane se marie avec un athée ou quelqu’un qui ne croit pas à l’Islam et au Coran?

De telles interrogations, loin d’être un signe de largeur d’esprit et de libéralité, montrent normalement que les gens qui les soulèvent n’ont pas une idée juste de la signification du mariage, telle que nous l’avons mentionnée plus haut, et qu’ils ne sont pas conscients du sens réel de la religion, et spécialement l’Islam.

Si la religion signifie, comme l’indique ce mot, un mode de vie particulier, et si le mariage signifie un lien spirituel chaleureux susceptible de créer une atmosphère de cordialité et de cohérence pour, à la fois, le mari et la femme, comment serait-il alors possible que deux personnes croyant en deux religions différentes soient capables de créer un lien dans une telle atmosphère?

L’expérience pratique a montré que cette sorte de mariage aboutit soit au relâchement de la pratique religieuse par tous les deux époux, ou au moins par l’un d’entre eux, soit à un refroidissement et à une incompatibilité dans leurs relations. Dans chacun de ces cas il y a une grande menace aussi bien contre une société idéologique que contre le bonheur du mari et de la femme concernés. En outre, il y a une menace encore plus grande contre la foi et la prospérité de leurs enfants.

Vraiment on ne peut pas s’attendre à ce que les enfants nés et grandis dans une famille à deux religions soient de vrais croyants dans la voie de l’Islam.

À lire aussi : Mariage en Islam

La Moralité

L’unité de foi du mari et de la femme est une condition essentielle du mariage, mais elle n’est pas la seule condition. On doit accorder attention à d’autres questions aussi, notamment aux aspects moraux des futurs époux.

L’un des compagnons du dixième Imam a dit: «J’ai écrit une lettre à l’Imam Abou Ja’far pour lui poser quelques questions sur le mariage. Dans sa réponse l’Imam a écrit:

«Le Saint Prophète a dit: “Dès qu’un soupirant qui est pieux et dont les manières sont satisfaisantes vient te voir pour demander une alliance matrimoniale, fais le nécessaire pour te marier avec lui. Si tu ne le fais pas, tu auras dévié du droit chemin et tu pourras connaître de grandes crises.”»

Une autre personne a écrit à l’Imam sur ce même sujet. Dans sa réponse, l’Imam lui a précisé:

«Si tu es satisfaite du caractère pieux et de la droiture d’un soupirant, marie-toi avec lui. Autrement…»

Dans d’autres hadiths, l’Imam al-Çâdiq (P) a insisté sur la chasteté et la continence des futures conjointes.

La Capacité Financière

Un homme musulman doit assurer les moyens de subsistance de sa femme et de ses enfants. Aussi est-il essentiel qu’il ait d’avance suffisamment d’argent pour s’acquitter de cette responsabilité.

L’Imam al-Çâdiq (P) a dit:

«Un mari convenable est celui qui est chaste et qui a une capacité financière».

La Compatibilité

La compatibilité et l’affinité dans les idées et les besoins du mari et de la femme sont l’un des facteurs qui contribuent le plus au succès d’un mariage. S’il y a compatibilité entre eux, il y a peu de risques d’apparition de sérieux différends entre eux. S’il arrive qu’une divergence de vues surgisse, ils peuvent la résoudre facilement. Ainsi, on peut espérer que leur vie conjugale sera heureuse et satisfaisante. Par contre, un mariage émaillé de conflits entre le mari et la femme peut, non seulement ruiner leur vie, mais aussi détruire celle de leurs enfants et de leurs proches parents.

Les maris et les femmes qui mènent une vie conjugale satisfaisante et heureuse sont seulement ceux qui:

– réalisent le concept du mariage humain;

– sont non seulement des partenaires de la vie, mais aussi des amis bienveillants et des associés fidèles;

– estiment qu’il est nécessaire de coopérer l’un avec l’autre à tous les égards;

– s’abstiennent de toute forme d’arrogance et d’orgueil dans leurs relations réciproques;

– respectent leurs droits réciproques et essaient de plaire l’un à l’autre.

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