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Saint Coran, islam

SHAFAQNA – IQNA: Le Coran a été révélé au Prophète Mohammad (psl) au VIIe siècle. Il est consacré à tous les peuples et c’est pourquoi la traduction s’en est toujours avérée nécessaire pour transmettre le message divin.

La première traduction latine du Coran a été présentée par Robertus Ketenensis en 1143 pendant les croisades, et a ensuite été traduite en allemand, italien et hindi. Une autre traduction en latin du Coran accompagnée d’une réfutation, de commentaires et de notes, se référant à diverses œuvres d’érudits musulmans, a été réalisée par Ludovico Marracci en 1698. En 1647, André du Ryer, prêtre et membre éminent de l’église, qui avait commencé sa traduction avec une introduction intitulée « Déni du Coran », traduisit le Coran en français en Égypte, et la première traduction anglaise d’Alexandre Ross à partir de la version française en 1688, fut décrite comme « très mauvaise » et « pas meilleure que la traduction française ».

Selon le cheikh Ben Mahanna (1978), ces interprétations avaient été choisies pour donner aux Européens une mauvaise image de l’islam.

C’est en 1734 que George Sale introduisit la traduction anglaise du Coran à partir du latin, qui fut considérée comme la principale traduction anglaise du Coran et republiée plusieurs fois en Europe. Après cela, de nombreuses traductions anglaises et européennes du Coran furent faites à partir de cette version, où les traducteurs présentaient leurs avis sur l’islam, incitant certains musulmans, comme Abdullah Yusuf Ali et Muhammad Marmudok, à traduire les significations du Coran en anglais pour aider le lecteur et à traduire le Coran d’une manière plus appropriée.

La première traduction anglaise publiée en 1861 par le père Rodwell fut publiée plusieurs fois, sous le titre « Traduction du Coran à partir de l’arabe » et en 1905, le premier musulman à tenter de traduire le Coran en anglais, fut le Dr Muhammad Abdul Hakim Khan.

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En 1930, une autre traduction d’un chrétien anglais qui s’était converti à l’islam, Muhammad Marmaduke Pickthall, intitulée « The Meanings of the Holy Quran », fut publiée. À son avis, le Coran ne pouvait pas être traduit et son travail était simplement une tentative de présenter les significations du Coran en anglais. Suite à cette traduction en 1934, la traduction d’Abdullah Yusuf Ali fut publiée qui est maintenant la plus largement utilisée. Yusuf Ali était un érudit musulman qui parlait couramment l’arabe et l’anglais. Sa traduction était exempte des mauvaises interprétations qui existaient dans les autres traductions comme celle de la communauté musulmane Ahmadiyya qui publia trois traductions réalisées par les adeptes de Mirza Gholam Ahmad Al-Qaediani, connu dans cette secte comme le “Christ en attente”, Maulana Mohammad Ali, Malik Ghulam Farid et Mohammad Zafarullah Khan.

La traduction d’Arthur J. Arbury fut publiée en 1955 sous le titre « The Interpreted Qur’an » par la maison de presse de l’université d’Oxford. Arbury était un professeur chrétien qui croyait que le Coran ne devait pas être traduit. Par conséquent, il préféra appeler son œuvre “Interprétation” au lieu de “Traduction”, et Arbury qui n’était ni arabe ni musulman, avait néanmoins une vision modérée de l’islam et du Coran.

La dernière traduction de M.M Khatib, musulman égyptien qui parlait couramment les deux langues et avait une bonne connaissance de la culture islamique, intitulée « Le Saint Coran », a été publiée pour la première fois en 1984, avec la permission d’Al-Azhar. Dans l’introduction de cet ouvrage, l’orateur présente « l’éternel miracle de l’islam » avec les meilleures valeurs morales, un guide complet pour l’humanité et un style concis, efficace et irremplaçable pour exprimer la « grandeur et l’excellence de Dieu ». Khatib présente aussi la principale difficulté qu’il a rencontrée dans son travail, à savoir l’ajout ou le retrait de termes qui sont à l’origine de l’éloquence et de l’harmonie du Coran. Le deuxième problème était le respect de la traduction mot à mot et de la composition arabe des versets. Khatib utilise des sous-titres pour expliquer le sens et l’interprétation, et malgré les origines différentes des langues, arabe et anglaise, s’efforce de « préserver la structure exacte du verset arabe ». Khatib dans une certaine mesure, a surmonté les difficultés et évité de nombreuses interprétations des traducteurs précédents. La raison principale réside dans le fait que Khatib est un érudit musulman égyptien dont la langue maternelle est l’arabe et qui parle couramment l’anglais. Il a également consacré beaucoup de temps à la lecture de livres classiques et modernes sur les études islamiques, ainsi qu’à l’étude de nombreux commentaires qui ont influencé sa compréhension du Coran.

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