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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Faut-il maintenir un examen prévu le jour de l’Aïd el-Fitr, au risque de pénaliser les enfants musulmans ? La question ne s’est pas posée cette année au Québec mais elle fait déjà polémique pour l’année prochaine. Car le ministère de l’Education vient tout juste de terminer le calendrier scolaire pour les mois à venir. Celui-ci n’a pas été rendu public mais des commissions scolaires ont décidé de communique dessus. Les écoliers musulmans ont donc appris que l’épreuve ministérielle en français au primaire tomberait le 5 juin 2019, date potentielle de l’Aïd el-Fitr, qui symbolise la fin du mois de ramadan. Outre-Atlantique, la question d’un report se pose donc. Des discussions qui apportent leur lot de polémiques.

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) a suggéré au ministère de l’Education un report de l’examen en question. Refus catégorique du ministère. Malgré tout, le Commission scolaire de Montréal a décidé de reporter cette épreuve au 7 juin pour éviter un taux d’absentéisme trop important. « On le sait, le taux d’absentéisme est quand même assez important dans nos écoles » lors de l’Aïd el-Fitr, indique Alain Perron, porte-parole de la CSDM qui avait pourtant prévenu le ministère que le choix du 5 juin n’était « pas une bonne idée. » D’autres commissions scolaires risquent elles aussi de changer la date de l’examen de français. Le ministère « analyse » actuellement les demandes et assure que les commissions pourraient voir leur demande acceptée.

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Et forcément, les politiques s’en mêlent. Car le report de l’épreuve est vue comme un « accommodement » avec la religion. « C’est un grand mot qui peut faire peur, mais pour nous, il fallait tenir compte de cette réalité-là », balaie le porte-parole de la CSDM. Le patron du chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, est de cet avis : l’objectif, dit-il, c’est avant tout « la réussite des enfants. » Or, ajoute le politique, « lorsqu’une commission scolaire fait son calendrier, il y a un certain nombre de variables sur la présence ou l’absence des enfants, et que la commission scolaire prenne une décision pour maximiser la présence des enfants, je trouve que c’est son travail. » Du côté du parti Québec solidaire, on ne critique pas un éventuel report de l’épreuve mais on demande « que le ministère clarifie les règles pour éviter d’autres controverses. »

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