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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Comment faire des smartphones des dissidents des outils d’espionnage, aussi bien aux Emirats arabes unis qu’à l’étranger ? Depuis plus d’un an, les dirigeants des EAU se sont tournés vers des logiciels espions israéliens, nous apprend le New York Times ce vendredi. Le groupe israélien NSO est empêtré dans deux procès qui ont permis de mettre à jour des échanges de courriers entre les Emirats et l’entreprise de l’Etat hébreu. Les Emiratis demandent dans leurs mails, avant de faire une coûteuse mise à jour du logiciel, si ce dernier est capable d’enregistrer les conversations téléphoniques de l’émir du Qatar, d’un éditeur de presse basé à Londres ou encore… du patron de la Garde nationale d’Arabie saoudite, pourtant alliée des EAU.

Les EAU demandent si espionner l’émir du Qatar est techniquement possible…

Aux questions des dirigeants des Emirats arabes unis, la société a répondu quelques jours plus tard par l’envoi de deux enregistrements de l’éditeur de presse. Ce dernier a d’ailleurs confirmé que les enregistrements correspondaient bien à des appels qu’il avait passés. Accusé d’espionnage illégal, NSO est l’un des leaders du secteur des logiciels espions qui pullulent sur les smartphones. Le groupe doit faire face à deux procès, l’un en Israël, l’autre à Chypre, initiés par un citoyen qatarien et par des journalistes et militants mexicains qui ont tous été victimes des logiciels créés par NSO — le gouvernement mexicain travaille avec le groupe israélien, tout comme le Panama il y a plusieurs années.

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… avec l’aval du ministère israélien de la Défense

Dans le volet émirati de l’affaire, NSO est accusé d’espionnage contre des responsables de gouvernements étrangers suite à des négociations entre les EAU et le groupe qui ont débuté il y a quatre ans. Grâce à une technique consistant à proposer des bons plans pour le ramadan par exemple, NSO réussissait à installer son logiciel Pegasus sur des smartphones de personnalités importantes du Qatar notamment. Alaa Mahajna, avocate israélienne, estime que NSO est « complice des violations de la vie privée », même si le groupe n’est qu’un prestataire du gouvernement des EAU qui ne reconnaît pourtant pas officiellement Israël. Mais l’alliance technologique entre les Emirats et NSO a été possible grâce à l’aval ministère israélien de la Défense, qui était donc au courant de l’espionnage des personnalités du Qatar par les Emirats arabes unis.

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