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SHAFAQNA – Saphir News | par Lina Farelli : C’est l’incompréhension qui domine parmi les musulmans de France. Après avoir été mis en examen, mercredi 27 juin, avec neuf autres suspects pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle », le chef de file présumé du groupuscule d’extrême droite, qui prévoyait de commettre des attentats sur le sol français contre les musulmans, a été relâché avec un autre suspect et placé sous contrôle judiciaire vendredi 29 juin, apprend-t-on par l’AFP mardi 3 juillet. Les raisons de sa libération n’ont pas été communiquées mais il n’en demeure pas moins que le choix fait par les autorités judiciaires a surpris.

Un plan machiavélique déjoué

Le coup de filet opéré par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) contre les membres présumés du groupuscule d’extrême droite avait débouché par la mise en examen de dix personnes – neuf hommes et une femme qui est l’épouse du leader présumé – pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Agissant au nom du groupe Action des Forces Opérationnelles (AFO), ces individus avaient prévu de lancer des attaques meurtrières envers des personnes de confession musulmane – réelles ou supposées – à travers la France en vue de « lutter contre le péril de l’islam » et de « se venger » des attentats commis en France depuis 2015.

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La veille de leur inculpation, le Parquet de Paris a dévoilé l’impressionnant arsenal découvert dans les domiciles des 10 suspects interpellés le 24 juin par les agents de la DGSI. Un véritable arsenal composé notamment de 14 armes de poing, 22 armes d’épaule, des cartouches par milliers, des grenades à plâtre, des composants pour construire des engins explosifs et des équipements informatiques a été saisi.

Mais selon les propos de celui qui organise la défense des suspects que rapporte L’Express, « le recours aux armes, c’est seulement pour se défendre », décrivant les membres de son groupuscule comme « des survivalistes, pas des terroristes ».

Plusieurs projets étaient pourtant bel et bien sur la table du groupuscule. L’un d’eux, sous la dénomination de « projet halal », consistait à empoisonner des produits halal dans les supermarchés pour tuer le plus de musulmans possible. D’autres membres souhaitaient plutôt s’attaquer à des imams supposés « radicaux », (entre 100 et 200) si une nouvelle attaque terroriste avait lieu sur le territoire français. Ce qui rend la décision de libérer le leader présumé encore plus incompréhensible.

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