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SHAFAQNA – Le Muslim Post : Quatre personnes blessées, sept plaintes, des additions impayées, du mobilier cassé… une première en vingt ans d’ouverture, pour le patron du restaurant le Paradisio à Saint-Julien-lès-Metz (57).

Samedi soir 16 , trois hommes à l’origine d’un acte islamophobe, ont semé le chaos dans l’établissement.

« Deux clientes étaient attablées quand elles ont été embêtées par les trois types de la table d’à côté. Apparemment, c’est le foulard qu’elles portaient sur leurs cheveux qui posait problème. Il y a eu des insultes, mes collègues et des clients ont voulu défendre les clientes et tout a tourné au vinaigre », raconte une employée du restaurant, au Républicain Lorrain.

« Je les vois encore lorsque j’ai grimpé à l’étage : ils se croyaient dans un film. L’un avait un couteau en main ; l’autre, deux bouteilles brisées et ils menaçaient tout le monde. Ils insultaient ces deux dames, qui ne demandaient qu’à dîner tranquillement, au prétexte qu’elles portaient un voile. Aucun respect pour personne, pour rien. C’est complètement dingue », ajoute Ignazio Billai, le patron du Paradisio.

Les jets d’objets, les bouteilles cassées et les violences ont ensuite provoqué un mouvement de foule et vidé le restaurant, les autres clients attablés pensant à un attentat.

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Trois serveurs voulant s’interposer, ainsi que l’une des deux jeunes femmes ont été blessés. Ces membres du personnel se sont vus prescrire plusieurs jours d’interruption de travail par les médecins.

Une patrouille de police est arrivée sur place le soir-même, provoquant la fuite des trois hommes. L’un deux, un trentenaire, a finalement été arrêté. Il devrait être présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Metz, pour violences en état d’ivresse manifeste, menaces de mort réitérées et dégradations en réunion. C’est notamment lui qui avait commencé à insulter les deux femmes portant le voile.

« Les pauvres ont eu tellement peur, elles étaient tétanisées. Vous vous rendez compte qu’ils leur lançaient des bouts de pain ! Si l’occasion m’en est donnée, j’aurais plaisir à les inviter à venir manger », a fait savoir le patron au quotidien. 

Depuis leur agression, les victimes ne se sont visiblement pas encore rendues au commissariat pour raconter les faits. Elles n’ont pas non plus déposé plainte ou dénoncé les propos islamophobes proférés à leur encontre.

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