Pourquoi tout le monde a attrapé le rhume

Les températures basses de ces derniers jours ont entraîné une multiplication des éternuements et des symptômes de nez bouché. Les remèdes par automédication sont très demandés en pharmacie.

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Paris, le 18 septembre. Froid, humidité... Les médecins le confirment, les français s'enrhument.LP/Philippe Lavieille

SHAFAQNA – Sortez vos mouchoirs, le rhume est en pleine forme ! « Congestions nasales, toux, maux de tête, fatigue, en ce moment, il n’y a que cela dans la salle d’attente, cela n’arrête pas », constate Alain Amouni, généraliste à la maison de santé Faidherbe (Paris XIe). « Ma fille Julia en est à son second rhume depuis la rentrée, raconte Emmanuelle, sa maman. Cela fait trois semaines qu’elle a le nez qui coule. Ce matin, elle a même remis son manteau d’hiver. »

A raison ! Depuis la rentrée, la météo est anormalement frisquette, avec des températures « bien en dessous de la normale pour un début septembre et un déficit de 50 % de l’ensoleillement par rapport aux valeurs habituelles, observe Patrice Galois, à Météo France. Lundi, on a battu un record de froid avec seulement 3,3 petits degrés enregistrés le matin à Brest. C’est du jamais-vu depuis quarante-cinq ans », précise-t-il.

Le système immunitaire moins performant

Or, qui dit frimas dit bel et bien probabilité plus forte d’attraper le rhume, c’est ce qu’a montré une étude publiée il y a deux ans par des chercheurs de l’université Yale (Etats-Unis).

En cherchant à comprendre pourquoi les virus respiratoires s’attaquaient plus facilement aux voies aériennes supérieures (nez, bouche, gorge…) qu’aux voies aériennes inférieures (trachée et poumons), ils ont pu vérifier que notre système immunitaire était plus lent à se mettre en route dans un environnement froid que chaud.

« Quand on a froid, notre organisme se défend en réchauffant les organes vitaux comme le cerveau, le cœur, les poumons, le foie, le pancréas et les reins. Du coup, il arrive qu’il laisse passer des virus ou bactéries qui transitent par les voies nasales », décrypte l’aérobiologiste Michel Thibaudon, fondateur du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).

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