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SHAFAQNA – Iqna : Le phénomène de personnes qui se convertissent « grâce à leur détention » n’a de cesse de croître.

« Allah s’étonne de gens qui entrent au Paradis alors qu’ils sont enchaînés » (Sahîh al-Bukhâri)
Précision : dans ce hadith l’étonnement divin est un étonnement d’approbation, non un étonnement de stupéfaction.
Dieu dans son infini Miséricorde guide souvent de nombreuses personnes n’ayant aucun lien avec la religion musulmane.
Jetons un œil particulier dans les prisons américaines où environ 40 000 détenus se convertissent à l’islam chaque année. Notons que la conversion religieuse à l’islam – ou à n’importe quelle religion – n’est pas en soi un indicateur d’extrémisme futur, violent ou non.
Beaucoup de détenus vivent de véritables crises spirituelles
Cependant, aux États-Unis, il convient de noter que les détenus convertis à l’islam ont des taux de récidive inférieurs à la moyenne (dans la plupart des États, plus de la moitié des détenus libérés récidivent dans les trois ans).
L’aspect accueillant de l’islam et le chemin qu’il offre à la réadaptation sont des facteurs attrayants pour les prisonniers à la recherche de repères solides dans leur nouvel environnement.
Pour des raisons de sécurité, les détenus ont besoin d’un groupe pour les protéger. La nécessité d’appartenir à un groupe est également un facteur émotionnel.
L’islam est attractif car il donne à un prisonnier un groupe auquel il peut appartenir et s’identifier. Le concept islamique de culte communautaire est une donnée pertinente lorsque l’on se retrouve seul entre 4 murs.
Subsiste un phénomène intéressant rapporté par les prisonniers eux-mêmes qui indiquent que les groupes musulmans dans les prisons sont ouverts à tous les types de détenus quelque soit le crime qu’ils ont commis ou leur couleur de peau.
Après un an d’incarcération dans le quartier des condamnés à mort, il a embrassé l’islam
Mais aux États-Unis contrairement à l’Europe, le plus souvent, une conversion à l’islam peut être un facteur important dans la réadaptation d’un prisonnier. L’islam exige une discipline personnelle et morale. Pour les personnes aux prises avec une dépendance à l’alcool ou à la drogue, cela peut constituer une structure positive et un moyen de soutien et de motivation pour rester à l’écart de ces substances.
Prenons l’exemple de l’imam Abou Qadir Al-Amin, ancien dirigeant du Centre de la communauté musulmane de San Francisco dont la peine de mort a été annulée et qui a retrouvé sa liberté six ans plus tard.
Devenu enseignant actif dans les prisons. Al-Amin a dirigé l’une des communautés les plus prospères et les plus diversifiées de la région de la baie. Ex-membre du Majlis al-Shurah, en Californie du Nord, il a reçu de nombreuses récompenses civiques pour son activisme communautaire, tant dans les prisons que dans le centre-ville.
Actuellement Directeur associé du Centre pour la justice pour mineurs à San Francisco, Al-Amin parle régulièrement du système de justice pénale, de l’islam et des possibilités de réinsertion sociale des prisonniers.
De quoi donner des ailes à nos prisonniers épris de liberté et de justice sociale.

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