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SHAFAQNA – Ce qui suit fait partie du livre Les Chemins de la Perfection, écrit par Sayyed Mujtaba Musavi-Lari et  traduit en français par Haydar Amazigh, sélectionné par SHAFAQNA.

L’une des grandes faiblesses morales de l’être humain consiste en ses plaintes continuelles contre le temps et contre les problèmes et les affres de l’existence. Par cette attitude, l’homme rabaisse sa valeur sociale; il méprise son moi et se montre indigne devant ses semblables.

Al-Karchi disait à son entourage, à propos des qualités d’lbn-Qays lbn-Rommâna: « J’entrai chez Abi-Abdellah pour me plaindre de ma situation et lui demander de prier pour moi. Il appela sa servante et lui dit: “Rapporte-moi la bourse que nous a remise Abou-Djaâfar”. Lorsqu’elle l’apporta, il me dit: “Ceci est une bourse contenant quatre cents dinars. Aide-toi avec”. J’ai dit alors: “Par Dieu, je ne voulais point cela, mais que tu pries pour moi”. Il répondit: “Je n’oublierai point de prier pour toi, mais ne dit pas aux gens ta situation pour qu’ils ne te méprisent pas” ».

Imam Ali (qui le salut soit sur lui) a dit un jour:

« Celui qui dévoile son mal accepte l’humiliation ».

Quant à Guilt Brax, il disait:

« Pourquoi tant de gens ouvrent la discussion en parlant de leurs déboires et de leurs faiblesses, avec sérieux et résolution, alors que se taire leur serait plus profitable?

Peut-être, selon plusieurs indices, par erreur de calcul.

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« Certains pensent qu’ils pourraient s’attirer la compréhension et l’intérêt d’autrui en exposant leurs difficultés. Cette attitude n’est que l’expression d’une démoralisation et d’un manque de confiance en soi qui se transforment ensuite en une maladie chronique. Le fait de dire: « Je suis anéanti. Je ne sais pas comment subvenir à mes fins de mois » est le signe du mépris de soi.

« Au-delà de l’attitude consistant à cacher ses faiblesses et ses douleurs qui, en soi, est positive, la discipline de l’esprit mène à une amélioration des mœurs. De même que la marmite qui bout dégage une vapeur puissante, la discipline d’esprit apport à l’individu une force supplémentaire et valorise sa dignité. Ainsi, l’enfant atrophié d’un membre qui ne s’en plaint pas, l’homme qui a subi un échec et garde le sourire… tous ces gens luttent contre les difficultés avec une force d’âme exemplaire et une attitude plus honorable que ceux qui ne maîtrisent pas leurs paroles et se plaignent tout le temps. Ces hommes au caractère ferme s’élèveront dans l’échelle sociale en proportion de leur constance et de leur foi ».

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