PARTAGER

SHAFAQNA – Ce qui suit fait partie du livre 180 questions sur l’islam par Ayatullah Nasir Makarim Shirazi, sélectionné et traduit par SHAFAQNA.

Selon les versets du Noble Coran, on peut en déduire que ceux qui ne sont pas gravement pollués par les péchés, Allah (s.w.t) – au moyen de sonneries d’alarme, des conséquences de leurs actes, ou parfois des punitions conformes aux actes commis par eux – les réveille et les ramène sur le bon chemin. Ce sont ceux qui possèdent encore la dignité d’être bien guidés et par conséquent sont éligibles pour la grâce d’Allah (s.w.t). En vérité, leurs peines et leurs ennuis peuvent être considérés comme une prime pour eux, comme le dit le Coran:

ظَهَرَ الْفَسَادُ فِي الْبَرِّ وَ الْبَحْرِ بِمَا كَسَبَتْ أَيْدِي النَّاسِ لِيُذِيقَهُمْ بَعْضَ الَّذِي عَمِلُوا لَعَلَّهُمْ يَرْجِعُون

La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu'[Allah] leur fasse goûter une partie de ce qu’ils ont œuvré; peut-être reviendront-ils (vers Allah).

Cependant, ceux qui se sont noyés dans les péchés et la désobéissance, et ont transgressé toutes les limites de la rébellion, Allah (s.w.t.) les laisse à eux-mêmes et leur accorde un champ libre pour qu’ils commettent plus de péchés et deviennent ainsi dignes de la peine maximale. Ce sont ceux qui ont avancé de telle sorte qu’ils ne peuvent pas revenir; ils ont déchiré les voiles de la honte et de la modestie et se sont dépouillés de la dignité nécessaire pour atteindre les conseils divins.

Le verset 178 de la sourate Ale ‘Imran met l’accent sur cette signification quand il dit:

وَلَا يَحْسَبَنَّ الَّذِينَ كَفَرُوا أَنَّمَا نُمْلِي لَهُمْ خَيْرٌ لِّأَنفُسِهِمْ ۚ إِنَّمَا نُمْلِي لَهُمْ لِيَزْدَادُوا إِثْمًا ۚ وَلَهُمْ عَذَابٌ مُّهِينٌ

Que ceux qui n’ont pas cru ne comptent pas que ce délai que Nous leur accordons soit à leur avantage. Si Nous leur accordons un délai, c’est seulement pour qu’ils augmentent leurs péchés. Et pour eux un châtiment avilissant.[1]

 

La courageuse dame de l’islam, Zaynab-e-Kubra (s.a.), dans le sermon qu’elle a prononcé en Syrie, a fondé son argumentation sur ce verset contre la méchante Yazid – un exemple manifeste d’un pécheur qui ne pourrait jamais revenir – lorsqu’elle lui a dit:

«Tu es en extase aujourd’hui et, suppose-tu que, parce que tu nous as confiné dans le monde, et as fermé les horizons du ciel sur nous et nous ont conduits comme des captifs d’une ville à l’autre, c’est un signe de ta force?

(Tu pense que) tu posséde le pouvoir et le rang aux yeux d’Allah alors que nous n’avons aucune position devant lui? Tu te trompes! Allah te a accordé cette liberté et ce répit pour que ton dos soit submergé par le fardeau de vos péchés et (sache qu’un) châtiment douloureux t’attend…»

 

La réponse à une question

Incidemment, le verset ci-dessus répond également à la question qui préoccupe beaucoup de gens: pourquoi beaucoup d’oppresseurs et de pécheurs sont-ils entourés de réconfort et ne goûtent-ils pas au châtiment?

Le Coran dit que ce sont des gens qui sont bien au-delà de la rectification et qui, selon la loi de la création, ont été laissés à eux-mêmes, afin qu’ils dégénèrent au plus bas niveau jamais possible, et par conséquent, méritent le châtiment le plus sévère.

En outre, certains des versets du Coran permettent de conclure qu’Allah accorde parfois à de telles personnes de nombreuses récompenses, et les emmène soudainement pour qu’ils puissent subir le tourment maximum dans leur vie dans ce monde même. C’est parce que perdre une telle vie riche et tranquille est extrêmement troublant, comme nous le lisons:

فَلَمَّا نَسُوا مَا ذُكِّرُوا بِهِ فَتَحْنَا عَلَيْهِمْ أَبْوَابَ كُلِّ شَيْ‏ءٍ حَتَّى إِذَا فَرِحُوا بِمَا أُوتُوا أَخَذْنَاهُمْ بَغْـتَةً فَإِذَا هُمْ مُبْلِسُونَ

Puis, lorsqu’ils eurent oublié ce qu’on leur avait rappelé, Nous leur ouvrîmes les portes donnant sur toute chose (l’abondance); et lorsqu’ils eurent exulté de joie en raison de ce qui leur avait été donné, Nous les saisîmes soudain, et les voilà désespérés. [2]

En vérité, de tels gens sont comme un individu qui gravit méchamment et injustement un arbre, devenant de plus en plus heureux quand il monte plus haut, jusqu’à ce qu’il atteigne le sommet de l’arbre; soudain une tempête commence à souffler et il tombe de cette hauteur – une chute qui brise tous ses os. [3]

 

Notes:

1. Suratul Rum (30), Verse 41
2. Suratul An’am (6), Verse 44
3. Tafsir-e-Namuna, vol. 3, pg. 183

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here