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SHAFAQNA – Le Muslim Post : La stratégie de Geert Wilders, le leader du Parti pour la liberté (PVV), a fonctionné à merveille. Début mai, la formation politique d’extrême droite avait annoncé le lancement d’un concours de caricatures du Prophète. Le principe ? Réunir des dessinateurs, dont les œuvres seraient jugées par le caricaturiste américain, Bosch Fawstin, qui avait déjà organisé ce type de concours au Texas en 2015 — à l’époque, deux hommes armés avaient tenté d’arrêter le concours et avaient été abattus par la police. Wilders affirmait, en juillet, avoir reçu deux-cents caricatures. Si le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, y voyait une « provocation » et de l’« irrespect », Wilders affirmait qu’il ne s’agissait pas de « provoquer ou d’insulter, mais de défendre la liberté d’expression. »

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Prévu en novembre, le concours n’aura finalement pas lieu. Geert Wilders a évoqué une « violence islamique » devant laquelle il préfère reculer. Pour « éviter tout risque de victimes de la violence islamique », explique le député, le concours est donc tout bonnement annulé. Une décision qui intervient après l’arrestation d’un homme accusé d’avoir voulu tuer Wilders. L’imam d’Amsterdam, Yassin Elforkani, avait tenté de calmer le jeu en indiquant que « la liberté d’expression est très importante pour les musulmans » et que si ces dessins étaient « insultants », il fallait offrir « une protection supplémentaire » au leader de l’extrême droite. Finalement, Geert Wilders ne verra pas son coucours se tenir, lui qui espère depuis longtemps un pays « sans Coran », avec « moins de Marocains » et la fermeture des mosquées qu’il compare à des « temples nazis. »

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