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SHAFAQNA – Le Figaro : Le fast-food, situé dans les quartiers Nord de la ville, doit être repris et transformé en établissement «halal asiatique». Les salariés s’opposent à la cession et veulent conserver l’enseigne McDonald’s qui a notamment permis de «recaser» des dizaines d’anciens délinquants, dans un quartier en difficulté.

«Le soir, on n’arrive pas à dormir. Et si on dort, on fait des cauchemars». Comme Zora, les 77 salariés du McDonald’s Saint-Barthélémy, dans les quartiers Nord de Marseille, vivent dans la hantise du chômage depuis l’annonce de la transformation de leur établissement en «halal asiatique». Avec le refus du TGI de Marseille, vendredi, de prolonger le délai de consultation du CE au-delà de mardi minuit, la fin de ce «McDo» inauguré en 1992 semble imminente. Mais les salariés ont aussitôt exprimé leur volonté de se battre: «Cette décision n’enlève pas son caractère frauduleux au projet de cession (…) et nous finirons par obtenir l’annulation de la vente devant la justice».

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Selon Jean-Pierre Brochiero, actuel franchisé du McDonald’s Saint-Barthélémy, à 50-50 avec McDonald’s France, ce restaurant est déficitaire, avec 3,3 millions d’euros de perte depuis 2009. Et ce malgré les 404.000 euros touchés en 2014 en compensation des travaux de la L2, une rocade de contournement de Marseille en chantier depuis dix ans, qui longe le restaurant. Des chiffres récusés par Christophe Lomonaco, ex-directeur du restaurant: «McDonald’s a touché 500.000 euros par an pour la L2, si on en tient compte Saint-Barthélémy est positif». Sur les cinq «McDo» cédés par Jean-Pierre Brochiero, quatre vont rester sous l’enseigne américaine. Seul celui de Saint-Barthélémy va changer d’enseigne.

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