Mantes-la-ville : la mairie veut récupérer son local prêté aux musulmans

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SHAFAQNA – Mantes-la-Ville, ce mercredi. Il y a quelques jours, la mairie a fait changer les serrures d’une salle de ces locaux municipaux, louée à l’association El Fethe. Mais les membres de cette dernière ont à leur tour piégé le maire en les changeant juste après…

Depuis quelques jours, la mairie de Mantes-la-Ville et l’association musulmane El Fethe jouent au chat et à la souris.

Le terrain de jeu est un local un peu triste situé dans la zone industrielle de la Vaucouleurs. Début mai, la mairie FN a souhaité récupérer ces bureaux, prêtés à l’association, en changeant les serrures. Outrés, les membres de l’association cultuelle ont, une semaine plus tard, cassé les serrures posées par la mairie pour installer les leurs.

Depuis, la situation est bloquée. « Le maire a agi illégalement. Depuis quand un propriétaire s’arroge-t-il ce droit ? », demande un responsable d’El Fethe. Une pétition circule pour dénoncer la décision de la municipalité prise à quelques jours du début du ramadan.

Le local de la Vaucouleurs est utilisé depuis quatre ans par El Fethe qui y donne des cours d’arabe aux enfants. Mais en 2016, le bail a changé. L’association évoque une nouvelle clause, la mairie une « résiliation de convention ». « Il n’y a pas eu de réaction d’El Fethe, pour nous c’était donc acté », indique un proche du maire FN Cyril Nauth. « Il y a peu de temps lors d’une visite sur place, nous avons remarqué que les locaux étaient vides et décision a été prise de changer les serrures », rapporte un élu.

Cette affaire intervient alors que le maire FN entretient des relations conflictuelles avec l’association des musulmans de Mantes-sud, qui gère la mosquée récemment construite dans le quartier des Merisiers. Jusqu’à présent, ses rapports avec El Fethe semblaient apaisés. La mairie va-t-elle se fâcher avec la seconde association musulmane de la commune ? « Nous allons prendre contact avec son président, assure un proche de Cyril Nauth. Il n’y a aucune hostilité à leur égard sinon nous ne leur aurions pas prêté ces locaux. »

Source : Le Parisien

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