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France, Belfort, islamophobie, Julien Odoul

SHAFAQNA – Huffington Post: Les manifestants, au nombre de 1100 selon la police et près de 2000 selon les organisateurs, ont défilé dans le calme dans les rues de Belfort, derrière une grande banderole “STOP à l’islamophobie”.

Dans le défilé, sur des pancartes au milieu de drapeaux français, on pouvait lire : “Je suis musulman, j’aime la France” ou “Je suis musulman, j’aime mon pays”.

Notre marche débute à #Belfort
Pour dire stop à l’islamophobie et à la stigmatisation des musulmans. pic.twitter.com/aWf7XjX0Z5

— Grande Mosquée de Belfort (@Mosquee_Belfort) November 2, 2019
Nous étions 2 000 personnes à marcher dans une ambiance exemplaire.
Nous avons été reçu par le préfet et nous relevons ses propos bienveillants. Pourvu que le Président de la République puisse tenir, lui aussi, des paroles d’apaisement.#Belfortpic.twitter.com/0lhBfT3tU7

— Grande Mosquée de Belfort (@Mosquee_Belfort) November 2, 2019
La manifestation visait aussi à soutenir une mère voilée qui avait été prise à partie par un élu RN dans l’enceinte du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, le 11 octobre, à Dijon.

Ce jour-là, Julien Odoul, membre du bureau national du RN et président du groupe RN à l’assemblée régionale, avait demandé qu’une mère d’élève musulmane qui accompagnait une sortie au Conseil régional retire son voile. Les élus du RN avaient ensuite quitté la salle, avant de dénoncer une “provocation islamiste”.

À lire aussi: Rassemblement des politiciens et des citoyens français pour dire non à l’islamophobie

Des représentants des différents cultes présents

L’évêque de Belfort et le représentant de la communauté israélite ont accompagné le cortège jusqu’à la préfecture de Belfort, où une délégation de cinq personnes a été reçue.

Cette rencontre “a duré trois quarts d’heure”, a indiqué à l’AFP le président de l’Association des musulmans du Territoire de Belfort (qui gère la mosquée de Belfort), Ali Saab. Il a précisé qu’une lettre avait été remise au préfet, à l’attention du président Emmanuel Macron.

“Dans cette lettre, nous lui demandons de la bienveillance, que la République considère les musulmans comme des citoyens à part entière et assure leur protection”, a-t-il dit.

“On était là en tant que citoyens français qui défendent le droit d’exercer notre liberté, avec nos coreligionnaires catholiques, protestants ou autres”, a ajouté M. Saab.

Une proposition de loi visant à interdire le port de signes religieux aux parents accompagnant des sorties scolaires, et notamment le voile islamique, a été adoptée mardi en première lecture au Sénat par 163 voix contre 114.

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