PARTAGER

SHAFAQNA – BFM TV : Cela fait un an qu’Emmanuel Macron planche sur le sujet, entouré de conseillers, d’intellectuels et de représentants des religions: le président l’avait annoncé il y a près d’un an, il veut réformer l’organisation de l’islam de France. Mais la question est sensible et le chef de l’Etat voulait prendre son temps et consulter. Il a profité de ses visites auprès des chefs d’Etat étrangers du Maghreb ou des pays du Golfe pour évoquer le sujet avec eux. Selon L’Opinion, il peaufine des annonces programmées pour le mois prochain, et pourrait choisir de s’exprimer après le ramadan, qui se termine le 14 juin.

Les objectifs affichés sont ambitieux: réformer les instances représentatives, le financement des mosquées, du pèlerinage et du halal, la formation des imams. Il souhaite également faire sortir l’islam de France de son influence étrangère.

À lire aussi: Emmanuel Macron doit-il engager une réforme de l’Islam?

Un défi qui implique de revoir son financement, jugé trop opaque. Une association indépendante de financement pourrait être créée à cet effet: elle s’occuperait de lever des fonds sur les pèlerinages ou encore les produits halal, et recevrait également les dons des croyants. Mais cette option impliquerait l’accord de la grande distribution et des tour-opérateurs pour effectuer le prélèvement systématique.

Des contraintes juridiques

Quant aux instances représentatives, Emmanuel Macron avait déjà annoncé devant le Conseil français du culte musulman (CFCM) qu’il considérait qu’il ne représentait pas “la voix unique de l’islam en France”. Il souhaite donc contourner cette organisation, créé en 2003 par Nicolas Sarkozy et considérée comme trop peu connue des musulmans. Parmi les pistes envisagées pour représenter les musulmans de France, “un collectif” émanant de la société civile.

Mais le sujet étant complexe, la prudence est encore de mise. Emmanuel Macron est même prêt à repousser s’il le faut le calendrier qu’il s’était lui-même fixé, rapporte Le Figaro. Les mesures en question doivent remplir un certain nombre de contraintes – juridiques, d’efficacité mais aussi de valeurs. Le casse-tête est total. Dès février, le chef de l’Etat avertissait qu’il ne s’exprimerait que “quand le travail sera abouti”. Les prochaines semaines devraient être décisives.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here