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SHAFAQNA – France 24 : Des spécialistes des Nations Unies se sont inquiétés, jeudi 30 août, d’informations faisant état de l’internement dans des camps chinois de dizaines de milliers, voire d’un million de Ouïghours, ethnie musulmane du Xinjiang, dans l’ouest du pays. L’ONU a appelé à leur libération immédiate.

Dans ses conclusions, le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination raciale s’est alarmé des “nombreux cas d’internement d’un grand nombre de Ouïghours et d’autres minorités musulmanes, détenus en secret et souvent pour de longues durées, sans être inculpés ou jugés, sous prétexte de la lutte contre le terrorisme ou l’extrémisme religieux”.

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La Chine dément

Le ministère chinois des Affaires étrangères a rejeté ces accusations du Comité de l’ONU. Pékin soutient que le Xinjiang est sous la menace de groupes islamistes et que des séparatistes tentent d’attiser les tensions entre la minorité musulmane et turcophone des Ouïghours et les habitants issus de l’ethnie han, majoritaire.

Depuis une loi antiterroriste votée en mars 2017, le gouvernement peut emprisonner une personne pour ses actions ou discours “extrémistes”, sans jamais préciser sa définition du terme “extrémiste”. Cette notion est “excessivement large”, pour le Congrès ouïghour mondial, et “établit un lien direct” entre le terrorisme et la simple pratique religieuse.

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