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SHAFAQNA- Ce qui suit fait partie du livre Philosophie de l’Islam, Compilé, écrit par Sayyid Muhammad Husayni Beheshti et Muhammad Jawad Bahonar, sélectionné par SHAFAQNA.

Nous savons que dans le système social de l’Islam, les femmes, comme les hommes, sont indépendantes financièrement. Elles peuvent gagner de l’argent par des moyens légaux. Elles ont le contrôle total de leur propriété et peuvent en disposer à leur guise.

Le Coran dit:

«… Les hommes auront le bénéfice de ce qu’ils gagnent, et les femmes auront le bénéfice de ce qu’elles gagnent…». (Sourate al-Nisâ’, 4: 32)

Quant au travail domestique que les femmes effectuent dans la maison de leur mari, il dépend totalement de leur propre volonté, de leur désir, et de leur inclination. Du point de vue religieux et légal, elles ne sont nullement obligées de le faire.(1)

Le Coran dit, dans la Sourate al-Nisâ’:

«Donnez aux femmes leur dot à titre gratuit». (4: 4)

Dans le contrat du mariage, le mari s’engage à offrir un cadeau convenable à sa femme. Ce cadeau ne doit pas être considéré comme le prix du corps de la femme, ni comme une récompense pour les services d’entretien de la maison, ni comme quelque chose qu’on doit rendre à l’avenir en cas de séparation ou de décès. C’est tout juste un cadeau, et si elle le désire, elle peut l’avoir tout de suite. C’est pourquoi, dans le verset précité il est désigné par le mot “nihlah“, c’est-à-dire à titre gratuit. Dans le Coran le “çadâq” est utilisé pour désigner la dot. Cette expression implique que “dot” est un signe de la sincérité de l’homme dans son amour pour la femme et dans son désir de se marier avec elle. La dot, ici, signifie en réalité: montrer le respect de l’homme pour sa future femme.

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La légèreté de la dot

Les dirigeants de l’Islam ont recommandé vivement que le montant de la dot soit léger, et les autres conditions matrimoniales faciles. La femme qui demande une dot d’un montant élevé et qui ne veut pas conclure un contrat de mariage sans stipuler des conditions financières exigeantes, a été même qualifiée de néfaste et malchanceuse (Man la Yahdhuruhu-l-Faqîh), car la signification morale de la dot, en tant que symbole de l’amour de l’homme est de loin plus appréciable que sa valeur financière et matérielle.

Note: Dès la conclusion du contrat du mariage, la dot fixée devient la propriété de la femme. Si elle consiste en un morceau de terrain, un jardin ou une somme d’argent, le bénéfice lui en revient exclusivement. C’est seulement avec le consentement de la femme que la dot peut rester sous la garde du mari, et le bénéfice qu’elle produit peut être utilisé au profit de leur vie commune.

(1) Il n’est pas déplacé de noter ici que dans les pays européens, tels que l’Angleterre, la Suisse, l’Allemagne et l’Italie, les femmes ont commencé à obtenir une indépendance économique à partir de 1870 (la Grande Bretagne en 1870, l’Allemagne an 1900, la Suisse an 1907, et l’Italie an 1919). II est aussi intéressant de noter que la vraie raison de la promulgation de ces lois n’était pas la protection des droits des femmes en tant qu’elles sont des membres libres de la société humaine. Elle visait en premier lieu à encourager les femmes à travailler dans les centres industriels et les usines, et à profiter de leur activité. Les lois n’ont revêtu leur présente forme que progressivement. D’autre part, la reconnaissance de l’indépendance économique des femmes en Islam avait eu un motif purement humanitaire et n’a visé nullement leur explication économique. Will Durant a dit que l’Europe avait reconnu les droits des femmes à la propriété seulement pour se servir d’elles.

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