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SHAFAQNA – Islam Chiite : Imam Ali Naqi (as) naquit au milieu du mois de Dhi Hajjah de l’an 212 de l’hégire à Saria (près de la Médine). Son père était Imam Muhammad Taqi (as) et sa mère s’appelait Samaneh. Son titre est Abalhassan et ses appellations sont Taqi, Hâdi, Alim, Faqih, Amin, Motamin, Tayyib, Mutawakkil, Askari et Nadjib. Imam Hâdi (as) s’appelait aussi Abalhassan Thalith.
D’après certaines narrations, il fit son passage le trois du mois de Radjab de l’an 254 de l’hégire dans la ville de Samarra où il fut enterré. A l’époque, il avait 42 ans dont huit ans passés en compagnie de son père et la période de son Imamat fut 33 ans.

La vertu et la magnanimité

Cheikh Mofide a écrit : Après Son Eminence Abu Jafar (as), son enfant Abalhassan Ali ibn Muhammad (as) fut accordé d’Imamat, car il contenait toutes les qualités nécessaires à l’Imamat et ses vertus transcendaient celles de tout le monde. Il n’y avait personne d’autre lui égalant à accepter le statut d’Imamat. Il fut choisi par son père comme l’Imam suivant.

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Ainsi les qualités de Son Eminence ont été décrites par Ibn Shahr Ashoub : Son visage était le plus attirant et sa parole la plus sincère que tout le monde. Il était le plus charmant et le plus parfait que tous les autres. Il avait une gravité croissante aux moments du
silence et quand il parlait, sa lumière montait. Il était de la famille des prophètes et seul digne d’apporter des consignes et d’exercer le califat. C’était une branche de l’arbre colossal de la prophétie qui ne fut à la disposition des gens que pendant un court moment. C’était un fruit de la prophétie qu’il fallait cueillir à temps.

Abou Moussa a dit d’avoir adressé ces mots à Imam Hâdi (as) : Apprenez-moi une prière pour mes difficultés. Il me présenta la prière suivante, ajoutant qu’il dit souvent cette prière et qu’il a demandé à Dieu de ne pas décevoir ceux qui le disent : Saïd Hajib a raconté : Suivant l’ordre de Mutawakil, nous nous sommes attaqués pendant la nuit à la maison d’Abalhassan, entrant à travers le mur. Son Eminence portait un chapeau et une chemise en laine et il priait, n’ayant aucune peur de notre entrée. Ibn Hajar a dit qu’Abalhassan (as) était l’héritier de son père dans la science et dans la générosité.

Ibn Sabbaq Maliki a transmis de certains savants : Les vertus d’Abalhassan Ali bin Muhammad Hâdi (as) sont comme une tente érigée vers les étoiles du ciel ; il est l’ornement de toute vertu et le déploiement de tout honneur et la suite de toute gloire. Ses mérites proviennent de la grandeur et la magnanimité contenues dans son âme, le préservant de tout défaut comme un caravanier mettant le petit d’un chameau à l’abri des dangers. Son esprit est pur, sa conduite est agréable et il collectionne les qualités orales.
Sulaiman bin Ibrahim Qandouzi Hanafi a passé ces mots contenus dans le livre Fasl al-Khitab, écrit par Muhammad Khajah Parsaï :
Abalhassan Ali Hâdi était un homme serviteur, un savant de la jurisprudence et un Imam.

Mutawakil a été dit : Il a caché des armes dans sa maison et il a l’intention de s’emparer du califat. Lui, il a confié la mission à quelques-uns de s’attaquer pendant la nuit à sa maison. Ils l’ont trouvé dans un état où, portant une chemise et un chapeau en laine, il était assis en direction de la Mecque. Il n’y avait aucun tapis autre que les graviers de sable et il s’occupait de la récitation du Coran et de murmurer les versets contenants les annonces et les menaces. Les agents l’ont emmené dans ce même état vers Mutawakil, lequel le vénéra dès son arrivée et le fit assoir près de soi. Imam lui parla. Mutawakil pleura, ayant entendu ses paroles et dit : O Abalhassan ! Est-ce que tu dois quelque chose à payer ?

Imam répondit : Oui ! Je dois quatre mille dinars. Mutawakil ordonna qu’on paie quatre mille dinars à lui et le respecta au moment de son départ. Muhammad bin Ahmad a transmis cette parole de l’oncle de son père : Un jour, j’étais en compagnie d’Imam Hâdi et je lui dis : Mutawakil a coupé mon salaire car il a trouvé que je suis un de vos compagnons. Je vous demande d’en parler avec lui. Il me répondit : Ça s’arrangera bien, s’il plaît à Dieu.

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La nuit, l’envoyé de Mutawakil frappa à ma porte et me dit : Mutawakil t’a convoqué. Je suis allé chez lui et il m’a dit : O Abu Moussa ! Mes besognes ont été une raison pour que je t’oublie. Combien est-ce que je te dois ? J’ai répondu : Ce que tu as toujours eu l’habitude de me donner ; j’ai décrit ce qu’il fallait me payer. Il commanda qu’on m’en paie le double.

J’ai demandé à Fath bin Khaqân : Est-ce qu’Ali bin Muhammad est venu ici ou écrit une lettre à Mutawakil ? Il dit que non. Puis je me rendis chez Imam (as) qui me dit : O Abu Moussa ! Est-ce que la somme a été suffisante ? J’ai dit : Par la bénédiction qu’apporte
votre présence, Mon Seigneur ! Mais ils ont dit que vous n’étiez pas allé chez Mutawakil pour demander quelque chose.

Il répondit : Dieu Eminent sait que dans les difficultés, nous ne nous tournons que vers lui. Dieu nous a habitués à ce que nos prières soient acceptées. J’ai peur que si je change cette habitude, Dieu refuse désormais sa grâce

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