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SHAFAQNA – IQNA : Ce centre créé en 1985 par Mehdi Khajeh Piri, produit des microfilms, des photographies, des restaurations et des publications de manuscrits anciens dans le but de préserver et de présenter le patrimoine islamique iranien.

Le centre possède les photographies et les microfilms de plus de 60000 bibliothèques persanes, arabes et indiennes, notamment la bibliothèque Maulana Azad, la bibliothèque du Lucknow et les bibliothèques de Gujarat.

Une collection de copies photographiques et de microfilms est disponible en persan, en arabe, en anglais et en ourdou. Le centre a également créé une méthode exclusive de restauration des manuscrits, notamment du manuscrit datant de 700 ans de Saadi et de la version la plus ancienne du Nahjol Balagha. Jusqu’à présent, plus de 200 manuscrits islamiques ont été publiés et reproduits avec toutes les caractéristiques de l’édition originale.

Tandis Taghavi, responsable de l’association des calligraphes iraniens de Manille et calligraphe iranienne, a visité le centre des manuscrits islamiques et coraniques, et a écrit un article sur cette visite pour l’Agence iranienne de presse coranique, où elle déclare :
« Le 28 décembre 2018, nous avons rencontré avec mon mari, Mohammad Jafari Malek, attaché culturel iranien aux Philippines, grâce à M. Mehdi Khaje Piri, responsable du centre de microfilms « Noor ». Ce centre est situé dans le magnifique bâtiment de la Maison de la culture iranienne, dans la ville de Dehli.

Mahdi Khajeh Piri a d’abord expliqué les activités du centre de microfilm “Noor “en Inde, chargé par le guide suprême de la République islamique d’Iran, l’Ayatollah Khamenei, de la préservation et de la publication d’une partie du patrimoine islamique, transmis de génération en génération grâce aux efforts de nos ancêtres. Malheureusement, pour diverses raisons, bon nombre de ces trésors ont disparu. En plus de la numérisation des anciennes versions et des travaux des calligraphes, le centre, en collaboration avec des artistes et des érudits musulmans indiens, rassemble les diverses œuvres de calligraphie.

Le premier recueil présenté par le Dr. Khaje Piri était le poème arabe “Nad Allah Mazzarah-e-Jayyib”, également connu sous le nom de « Nade Ali », en une cinquantaine de modèles d’écriture du Maroc, d’Afghanistan, d’Afrique, d’Irak et du Turkménistan, avec des motifs de paons et d’oiseaux sur peaux.

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Le responsable du centre « Noor » a également déclaré qu’il avait rassemblé la plus grande collection de manuscrits en écriture coufique, et plus de 1000 manuscrits.

La collection suivante était celle de la calligraphie de la Sourate « Kossar » sur une peau, conservée dans une boîte en ivoire, d’artistes de Jaipour en plusieurs modèles d’écriture, et un coran complet de calligraphes indiens qui selon Khajeh Piri, était l’œuvre de gens simples qui n’ont jamais eu de maître pour se former à la calligraphie et ne faisaient qu’imiter des modèles.


Un autre ouvrage présenté par le responsable du Centre Noor, était un document de 500 pages de Salavat, en différentes écritures, dont certaines ont peut-être disparu et dont un exemple se trouvait sur le minaret de la mosquée d’un village près de la ville de Yazd, qui a été restaurée. Dans ce recueil de Salavats, le nom de l’Imam Ali (as) apparait 500 fois et celui du prophète Mohammad (as), 1000 fois.

Nous avons vu aussi la calligraphie du Nahjol Balagha de Maryam Safara, professeure à l’Université iranienne d’Al-Zahra, qui lors de son séjour en Inde, rédigeait chaque jour, six lignes sur une peau de cerf, en écriture Nastaliq.

L’autre œuvre était la calligraphie en 300 pages et 300 enluminures différentes du Sahife Sadjadyah. Mehdi Khajeh Piri nous a aussi présenté le Shâh-Nâme de Hakim Aboul Ghasem Ferdowsi Tusi, grand poète iranien, en écriture Nastaliq ancienne.

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Un autre travail extraordinaire dont le Dr. Khajeh Piri a osé dire qu’il était improbable qu’une telle chose existe ailleurs, était la généalogie des « Sadat indiens » des descendants d’Adam (as) et du Prophète (psl), écrit sur des peaux sur 1100 mètres, en différentes écritures coufique, Nashkh et Nastaliq.
Les calligraphies des prières d’Amir al-Mu’minin Ali (as) en arabe, existe aussi au centre de Delhi, œuvre de Mohammad Reza Anis Nasab en 994 de l’hégire, vu les signatures de plus de 300 rois et souverains.
Enfin nous avons vu un ensemble de Corans rédigés sur un tissu, 320 fois en différentes tailles, chaque rouleau mesurant environ 15 ou 20 mètres, soit environ un ensemble de 6000 mètres.

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Dans un autre beau Coran, chaque ligne commençait par le mot “wa” en rouge, et “Bismillah” et “Allah” en rouge, d’artistes de Jaipour.

L’étape suivante était un Coran écrit des deux côtés de la page, et illustré de façon unique, œuvre d’un mémorisateur du Coran qui n’avait mentionné son nom dans aucune de ses œuvres notamment un coran sur peau de cerf, brodé sur une plaque d’or en écriture Nastaliq.

La dernière œuvre que nous avons vue était un Coran qui selon le responsable du centre, était le plus grand manuscrit du monde sur tissu dont chaque page faisait 5 mètres sur 3.

M. Khajeh Piri nous a ensuite expliqué les méthodes traditionnelles de préparation de papier à base de banane et de lin, utilisé pour la calligraphie et les livres.

Une des activités novatrices du Centre consiste à reproduire en 50 exemplaires, des œuvres islamiques rares et fidèles aux œuvres originales. Les plus grandes bibliothèques du monde pourront ainsi avoir accès à la pensée islamique et aux savants.

À la fin de ce voyage et de cette visite, j’ai ressenti les convergences qui existent dans l’art de la calligraphie, de l’enluminure et de l’architecture chez les artistes iraniens et indiens, et je me suis rappelé cette déclaration de Jawaharlal Nehru, dirigeant du mouvement d’indépendance qui avait dit : « Je pense que dans ce vaste monde, il n’y a pas deux pays historiquement plus proches que l’Iran et l’Inde ».

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