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SHAFAQNA – Oumma : La communauté musulmane française était bien dans la ligne de mire des dix ultras de l’Action des forces opérationnelles (AFO), âgés de 32 à 69 ans et parmi lesquels figure une femme, qui ont été pris dans les mailles du filet de l’antiterrorisme le 23 juin dernier.

Après n’avoir jamais rien caché de leurs objectifs suprêmes «  lutter contre le péril islamique et venger les attentats en France », ces nervis de l’ultra-droite étaient manifestement déterminés à mettre leurs sombres desseins à exécution, sous la houlette de Guy S., un ancien policier interpellé également. Un retraité bien moins tranquille qu’il ne le laissait paraître à ses voisins, depuis sa Charente-Maritime d’où il tirait les ficelles, en sinistre stratège du chaos.

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Présentés à un juge d’instruction à l’issue d’une garde à vue qui aura duré 4 jours, on en sait désormais plus sur la nature de leur « violent passage à l’acte » redouté par les autorités, et qui a précipité ce joli coup de filet réalisé aux quatre coins de la France.

Ils projetaient de lancer les représailles, à travers une vaste opération d’empoisonnement de la nourriture halal commercialisée dans les grandes surfaces. « C’est un projet d’attentat particulièrement violent dirigé contre la communauté musulmane qui était en discussion au sein de ce groupuscule d’extrême droite », a révélé une journaliste de France 2, Fanny Stenneler, depuis le palais de justice de Paris.

Et de poursuivre : « Aucune preuve tangible n’a été retrouvée, mais des documents qui montrent comment les membres du groupuscule imaginaient rentrer dans un supermarché halal sans éveiller les soupçons, comment empoisonner la nourriture sans se faire repérer. Puis on sait que d’autres projets d’attentats étaient en cours d’élaboration. Des armes à feu, des grenades, du produit pour fabriquer les explosifs ont été retrouvés par les enquêteurs. Des policiers qui surveillaient de près ce groupuscule depuis plus d’un an maintenant ». 

Parmi ces dix terroristes de l’intérieur qui fomentaient un attentat de grande ampleur visant l’ensemble des musulmans de France et pas exclusivement des imams radicaux, des ex-détenus islamistes ou des femmes voilées choisies au hasard dans la rue, comme cela avait été annoncé initialement, quatre ont été placés en détention provisoire et quatre autres ont été libérés sous contrôle judiciaire. Les deux derniers ont été incarcérés provisoirement dans l’attente d’un débat différé sur leur détention qu’ils ont sollicité. Le parquet de Paris avait requis le mandat de dépôt pour neuf des suspects.

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En outre, plusieurs d’entre eux ont été mis en examen pour des infractions à la législation sur les armes et des faits présumés de fabrication ou détention d’engin explosif, ou encore d’éléments destinés à entrer dans la composition de produit explosif, le tout en relation avec une entreprise terroriste.

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