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SHAFAQNA – Saphir News : La Haute Cour de Port-d’Espagne a rendu son verdict vendredi 9 novembre dans l’affaire Sharon Roop, une policière de confession musulmane à qui le droit de porter le voile ne lui a pas été autorisé après sa conversion à l’islam en 2009.

La juge a rappelé, selon The Daily Observer, que l’intention de ceux qui ont rédigé la Constitution était « d’instaurer une société pluraliste (…) où des symboles religieux tels que la croix, le chapelet, (…) et le hijab sont autorisés dans les lieux publics, les lieux de travail et les écoles ».

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En ce sens, elle a qualifié l’interdiction de port du hijab comme une violation du droit constitutionnel relatif à la liberté de religion due à chaque individu. Par ailleurs, aucun élément n’est venu corroborer l’idée que le voile nuit à l’efficacité du travail accompli par la plaignante. Ainsi, le règlement du Special Reserve Police (SRP) interdisant aux femmes policières de porter un voile pendant leurs heures de service est une mesure anticonstitutionnelle.

Cette décision a été accueillie comme « une grande victoire » par Sharon Roop, mais aussi « pour les policières musulmanes et les autres membres des services de protection ». « C’est ce que je suis », a-t-elle souligné en référence à son identité musulmane, après avoir rappelé que, dans nombreux pays, les femmes musulmanes policières peuvent vêtir un hijab. Un procès sur l’indemnisation de Sharon Roop est prévu pour le mois de février 2019, mais la victoire est déjà bien acquise.

Les musulmans représentent environ 5 % des 1,4 millions d’habitants de l’île située dans les Caraïbes.

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