Les règles du jeûne (5) : La Fidya

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SHAFAQNA – Par Son Eminence Sayed Mohammed Hussein Fadlallah (ra)

La Fidya (fait de donner à manger aux pauvres pour se racheter d’un péché) est ce qu’on doit faire habituellement lorsqu’on déjeûne en ayant une excuse pour faire cela; cette Fidya peut être obligatoire pour d’autres raisons; l’explication détaillée de ses jugements se trouve en plusieurs questions:

Q.634: La Fidya* devient obligatoire pour les cas suivants:

-Pour le vieux, la vieille et celui qui a continuellement la maladie d’avoir soif qui ne font pas le jeûne parce que c’est difficile et dur pour eux sauf pour le cas où c’est excusable ou nuisible pour eux.

-Pour la femme enceinte qui déjeûne et qui est proche de son accouchement et pour la nourrice qui a peu de lait, si jeûner est nuisible pour le foetus ou le nourrisson.

-Pour celui qui tarde à faire en dette les jeûnes ratés du mois de Ramadan jusqu’à l’arrivée du Ramadan suivant que cela soit fait par négligence en ayant la capacité de le faire ou en raison de la continuité de sa maladie; il en est de même dans le cas où il est capable de le faire mais qu’il arrive un empêchement comme la maladie ou le voyage qui a continué jusqu’à l’arrivée du Ramadan suivant, par précaution obligatoire.

Q.635: Si la maladie empêchant le jeûne continue et l’empêche de faire le jeûne en dette pendant plusieurs années, il lui est obligatoire de payer la Fidya* à la fin de chaque année où il n’a pu faire ni le jeûne, ni le jeûne en dette, même si cet état continue jusqu’à sa mort; par contre, s’il a retardé son jeûne en dette d’un seul mois de Ramadan pendant plusieurs années, il ne lui est obligatoire de payer qu’une seule Fidya* pour la première année pendant laquelle il a retardé son jeûne en dette jusqu’au Ramadan suivant.

Q.636: La Fidya* d’un seul jour est de trois quart de kilo de nourriture pour un pauvre, il vaut mieux que cela soit un kilo et demi; les jugements du “lieu” où il faut la payer, de son genre, de l’intention de se rapprocher de Dieu en la payant, de la payer et non pas de payer sa valeur viendront dans le chapitre de la Kafara*. Mais la Fidya* diffère de la Kafara* par le fait qu’on peut donner la Fidya* de plusieurs jours ou plusieurs mois à un seul pauvre et qu’il est indispensable de donner la Fidya*, elle-même, au pauvre et qu’il ne suffit pas de l’inviter à un banquet et de le rassasier contrairement à la Kafara*. Il vaut mieux se satisfaire pour la Fidya* de donner du blé ou de la farine ce qui la diffère également de la Kafara*.

Q.637: Pour la femme enceinte qui va bientôt accoucher et qui a déjeûné, pour la nourrice qui a déjeûné de peur de nuire à l’enfant, qui ont retardé le fait de jeûner en dette jusqu’à l’arrivée du Ramadan suivant; il est obligatoire de payer deux Fidya*: l’une pour avoir déjeûné par peur pour son enfant et l’autre pour avoir retardé son jeûne en dette.

– La fidya: donner à manger aux pauvres pour se racheter d’un péché

– La kafara : Bien donné pour se racheter d’un péché

Source : bayynat.org

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