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SHAFAQNA – Yabiladi: L’interdiction du voile pour les mères accompagnatrices lors des sorties scolaires, voté par le Sénat en France a provoqué une onde de choc dans l’Hexagone comme à l’étranger. De nombreuses femmes musulmanes tentent de faire entendre leur voix avec un hashtag lancé sur les réseaux sociaux, écrit le Parisien.

Ainsi, #PasToucheAMonHijab a vu le jour, souvent accompagné d’un texte personnel et d’une photo avec un motto (devise) noté au creux de sa main. Ce hashtag fait suite à un autre, #HandsOffMyHijab, lancé aux Etats-Unis en solidarité avec les musulmanes en France. Parmi les premières à utiliser leur influence sur leurs réseaux sociaux respectifs : la députée américaine Ilhan Omar, la championne d’escrime Ibtihaj Muhammad, la mannequin Rawdah Mohamed, ainsi que les journalistes Amani et Noor Tagouri.

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En France, trois Strasbourgeoises prennent la parole à leur tour en interpellant l’audience française, principale concernée. Le Parisien donne ainsi la parole à Mona, Imane et Amel. «Notre objectif est clair : empêcher que des lois liberticides, discriminatoires et islamophobes soient mises en place. On veut être considérées en tant que personnes à part entière. Qu’on arrête de décider à notre place», confie Mona, interne en huitième année de médecine.

Depuis plusieurs semaines, de nombreux amendements au projet de loi de lutte contre le «séparatisme» ont été ajoutés, dont plusieurs visant directement les femmes musulmanes, comme l’interdiction du voile dans les compétitions sportives, l’interdiction du burkini dans les piscines, interdiction du voile dans l’espace public pour les mineures.

Parallèlement à la mobilisation sur les réseaux sociaux, Le Parisien rappelle qu’une pétition contre le projet de loi «séparatisme» rassemblant plus de 20 000 signatures a été lancée sur Change.org par des associations, des sociologues, des journalistes, des militants antiracistes et des professeurs d’universités.

 

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