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SHAFAQNA- Ce qui suit fait partie du livre L’éthique musulmane (Abrégé de Bihâr al-Anwâr) , Par Mohammad Mahdi ibn AbU Tharr al-Narâqî, Édité et traduit et annoté par Abbas Ahmad al-Bostani, sélectionné par SHAFAQNA.

Ayant énuméré tous les vices et vertus, il est nécessaire maintenant d’avoir une compréhension de la vraie signification de la qualité (vertu) de Justice, puisque toutes les vertus éthiques découlent de cette qualité, tout comme tous les vices émanent de l’injustice, laquelle est l’opposé de la justice. Platon a dit, à cet égard :

– “Lorsque la qualité de Justice se développe chez un homme, toutes les autres qualités et facultés de l’âme sont illuminées par elle, et ces facultés acquièrent toutes la lumière les unes des autres. Telle est la condition dans laquelle l’âme humaine agit et se meut de la meilleure façon possible, s’acheminant vers la proximité de la Source de la Création.”

La qualité de Justice sauve l’être humain du danger de la déviation vers les extrêmes, que ce soit sur les plans personnel ou social, et lui permet de pouvoir atteindre à la félicité et aux Bénédictions. Bien évidemment, il convient de noter que cette qualité ne peut être pratiquée avec succès que si l’homme sait ce qu’est le juste milieu, et peut le distinguer de l’excès lorsqu’il s’y trouve confronté. Une telle possibilité de distinction ne peut être acquise qu’à travers les Saints Enseignements de l’Islam, lequel comporte des instructions élaborées relatives à tout ce dont les êtres humains ont besoin pour atteindre au bonheur et à la félicité dans ce monde et dans l’Autre.

À lire aussi: Les facultés de l’âme: Les vertus et les vices moraux (Partie 2)

Les différentes sortes de Justice

La Justice est de trois sortes :

1- La Justice entre les êtres humains et Allah  c’est-à-dire les punitions et les récompenses qu’Allah donne à l’homme en fonction de ses actes. En d’autres termes, à chaque acte -bon ou mauvais- de l’homme, Allah prescrit une récompense ou un châtiment appropriés. Autrement ce serait une injustice et une violation de droits de la part d’Allah, et un traitement injuste réservé à Sa créature, or Allah est éloigné d’une telle injustice.

2- La Justice entre les êtres humains, c’est-à-dire que chacun doit respecter les droits individuels et sociaux des autres et agir conformément aux Lois Sacrées de l’Islam. Cela s’appelle la Justice sociale. Dans les Traditions du Prophète (S), les droits sociaux sont énumérés comme suit :

– “Chaque Croyant a trente obligations envers son Frère dans la Foi, obligations qu’il n’aura pas respectées tant qu’il ne s’en sera pas acquitté effectivement, à moins qu’il n’en soit dispensé par son frère dans la Foi. Ces obligations sont :

– pardonner à son Frère dans la Foi ses erreurs 

– être clément et bon avec lui lorsqu’il se trouve dans un territoire étranger 

– garder pour lui ses secrets 

– lui tendre la main lorsqu’il est sur le point de tomber 

– accepter ses excuses  décourager toute médisance à son égard 

– continuer à lui donner de bons conseils 

– préserver soigneusement son amitié 

– se charger honnêtement du dépôt qu’il lui a confié 

– lui rendre visite lorsqu’il tombe malade 

– être à ses côtés au moment de son agonie 

– accepter son invitation et ses cadeaux 

– lui rendre de la même façon les faveurs qu’il lui aurait accordées 

– le remercier pour les services rendus 

– être reconnaissant de son aide 

– protéger son honneur et sa propriété 

– l’aider à faire face à ses besoins 

– faire un effort en vue de résoudre ses problèmes 

– lui dire “Qu’Allah te bénisse” lorsqu’il éternue 

– le guider vers ce qu’il a perdu 

– répondre à ses félicitations sans essayer de les mal interpréter 

– accepter ses dons 

– confirmer ce qu’il affirme sous serment 

– être bon et amical avec lui, et non antipathique ni hostile 

– l’aider, qu’il soit victime d’une injustice (l’aider à recouvrer ses droits) ou injuste (en le poussant à réparer son injustice) 

– s’abstenir de se sentir las de lui ou d’en avoir assez de lui 

– ne pas l’abandonner lorsqu’il se trouve en plein ennui 

– il doit aimer pour lui ce qu’il aime pour lui-même, et détester pour lui ce qu’il déteste pour lui-même.” (10)

3- La Justice entre les vivants et les morts : c’est une sorte de Justice qui commande que les vivants se souviennent des morts avec bonté, acquittent leurs dettes (non payées), se conforment à leurs volontés, prient pour eux, fassent l’aumône pour eux, implorent Allah de leur pardonner, fassent la charité à leur mémoire.

À lire aussi: Coran est le livre de «l’homme»: différents aspects de l’inimitabilité du Coran (partie 2)

L’auto-développement

La conclusion qu’on peut tirer de ce chapitre est que la Justice signifie la maîtrise totale par l’intellect de tous les autres pouvoirs et facultés de l’âme humaine, afin que ceux-ci acheminent l’homme vers son but ultime, à savoir la Perfection humaine en vue de plaire à Allah. En d’autres termes, lorsque l’intellect gouverne le corps et que la Justice y prévaut, elle prévaut également dans le domaine qui se trouve sous sa juridiction (c’est-à-dire tout le corps). Exactement comme lorsque le gouvernant d’une société est juste, la Justice se répandra dans toute cette société, et lorsqu’il est injuste, l’injustice prévaudra dans tout le pays. C’est ce qui est indiqué dans le hadith suivant :

– “Chaque fois que le gouvernant est juste, il partage la récompense et le mérite de toutes les bonnes actions accomplies par ses sujets, et chaque fois qu’il est injuste, il sera considéré comme complice dans tous les péchés et mauvaises actions commis par eux.” (11)

L’autre conclusion qu’on peut tirer est que l’on ne saurait réformer quelqu’un d’autre tant qu’on ne se sera pas réformé soi-même. Cela veut dire que si un individu est incapable de faire valoir la Justice en lui-même, comment pourrait-il la mettre en application chez ses parents, les membres de sa famille, ses concitoyens et enfin dans toute la société ? L’auto-développement prime donc nécessairement tout, et cet auto-développement ne peut se réaliser qu’à travers la Science de l’Ethique.

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