Les droits des ressources naturelles

by Pey Bahman Z
droits des ressources naturelles, Islam, Coran

 SHAFAQNA – Dans l’Islam, les ressources naturelles telles que les forêts, les montagnes, les mers et les déserts, etc. sous le nom de l’ “Anfal”, sont sous le règne de l’État islamique, qui en confie l’exploitation au peuple en fonction de l’opportunité  et afin de fournir des ressources financières pour l’administration de la société. Le gouvernement islamique utilise l’Anfal, les ressources souterraines et les mines précieuses pour promouvoir l’Islam et le développement des terres islamiques, et considère ses bénéfices comme les droits du peuple, qui peuvent lui être transférés sous forme de location ou de vente, etc. Dans l’utilisation de ces ressources, en plus de l’observation de l’exploitation correcte, le respect du principe de justice dans la distribution et le transfert, l’interdiction de l’extravagance dans l’utilisation des bénédictions divines, et le payement des droits des autres ainsi que la nécessité d’apprécier les bénédictions divines,  ont également été pris en compte par l’Islam, et sont soulignés dans les versets du Saint Coran. Dans le premier verset de la sourate Al-Anfal, il est dit: “Ils t’interrogent au sujet de l’Anfal (du butin). Dis: «l’Anfal ( le butin) est à Allah et à Son messager» (pour les consommer à leur place selon la sagesse divine et par la médiation de l’Etat Islamique)”. Au verset 164 de la sourate Al-Baqara, l’exploitation de ce qui est dans les cieux et sur la terre est considérée comme dépendante des intérêts des êtres humains: ” Certes, dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance de la nuit et du jour,  dans le navire chargé de choses profitables aux gens qui vogue en mer … il y a des signes, pour un peuple qui raisonne”. Il est également indiqué au verset 44 de la sourate Al-‘Ankabut: “C’est pour une juste raison qu’Allah a créé les cieux et la terre. Voilà bien là une preuve pour les croyants”. Et au verset 172 de la sourate Al-Baqara, il est dit: “O les croyants! Mangez des (nourritures) licites que Nous vous avons attribuées. Et remerciez Allah, si c’est Lui que vous adorez”. Il est également indiqué dans le verset 88 de la sourate Al-Ma’ida: “Et mangez de ce qu’Allah vous a attribué de licite et de bon. Craignez Allah, en qui vous avez foi”. Et enfin, au verset 31 de la sourate Al-A’raf, il est dit: “O enfants d’Adam, dans chaque lieu de Salât portez votre parure (vos habits). Et mangez et buvez; et ne commettez pas d’excès, car Il [Allah] n’aime pas ceux qui commettent des excès”.

À lire aussi: Les droits de l’environnement du point de vue de l’Islam

Il découle des versets ci-dessus que l’utilisation de l’Anfal en général et des mines en particulier est légitime pour le développement et la croissance de la communauté islamique et des musulmans, mais  le respect des droits de la nature, du peuple et de l’État islamique sont soulignés et a brièvement recommandé leur relation sous forme de l’observation de la justice et de l’évitement de l’extravagance et de l’excès. En outre, la règle de non-invasion de la nature aussi bien en temps de paix qu’en temps de guerre dans l’utilisation des ressources naturelles doit être prise en compte car leur destruction est contraire à la loi islamique, et est condamnée puisqu’elle constitue une trahison de la confiance divine et une trahison des biens appartenant aux musulmans et considérés comme le droit du peuple. C’est pourquoi l’Islam a donné de nombreuses recommandations pour le traitement des musulmans avec la nature et l’environnement et les êtres vivants qui tombent entre les mains des musulmans, par exemple, en temps de guerre, par la guerre ou la paix. Par exemple, ne pas polluer l’eau de l’ennemi, ne pas nuire à la nature, notamment aux arbres, aux champs et aux jardins, respecter le droit à la vie des animaux laissés par l’ennemi, etc. sont des recommandations spécifiquement conçues pour la protection de l’environnement en temps de guerre[1].

 

Note:

1- Wasa’il al-Shia, V° 46, pp. 11-13.

 

* Mohammad Saeid Taheri Moosavi est un spécialiste en droit public et sciences politiques. Dans une série d’articles, il écrit sur la droit islamique pour Shafaqna.

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