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SHAFAQNA – L’émergence de la discorde parmi la Oumma musulmane et la fragmentation de l’islam en 72 sectes ont été provoquées par un groupe de personnes qui se sont réunies à Saqifa et ont refusé de rejoindre l’armée d’Osama. Ce sont eux qui ont oublié la Volonté du Saint Prophète à propos d’Ali, ainsi que l’événement de Ghadir Khum et leurs propres promesses d’allégeance à son égard, privant ainsi la Oumma islamique, dans une large mesure, des enseignements purs de Prophète Mohammad (s.a.w.) .

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Certains soi-disant musulmans se sont proclamés adeptes de la tradition du Messager d’Allah (s), mais à peine sont-ils arrivés au pouvoir qu’ils ont annulé les codes islamiques et se sont embarqués sur Ijtehad contre des preuves textuelles explicites. Certains ont dit: “Deux mut’as ont été [pratiqués] à l’époque du Messager d’Allah (psl); mais je les défends et leur infligerai un châtiment; le mut’a du hajj et le mut’a des femmes.”  [1]

Ils n’ont pas tardé à omettre “Hayya alaa khairil Amal” d’Adhan ( en arabe: حَیِّ عَلی خَیرِ الْعَمَلِ ; Venez faire la meilleure action ! ) afin que les gens puissent se rendre au Jihad contre Rome et la Perse au lieu de faire des prières. Ils ont incité les gens à offrir des prières recommandées en congrégation; et ils ont finalement changé l’ablution du prophète (wdhu) pour lui donner également une part du changement!

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Certains se sont soumis à la tradition des califes (sunnah) plutôt qu’à celle du prophète et, afin de se distinguer des Alaouites et des chiites, ils ont insisté sur la manière ottomane de pratiquer les ablutions de manière à provoquer l’extinction de la progéniture d’Ali ( a.s.), Zahra (s.a.) et les Chiites.

À la suite de la conquête des territoires syriens, les Syriens n’ont vu personne d’autre que l’emblème de l’islam, à l’exception des dirigeants omeyyades. Pour eux, Muawiyah était le successeur du Prophète de Dieu (s), un homme qui souhaitait voir même le nom du Prophète (s), ses descendants, c’est-à-dire Ali (a.s) et Zahra (s.a) oubliés.

Pour cette raison, sa tradition perverse telle que la pratique de maudire Ali (a.s) dans les sermons des prières du vendredi et les autres sermons officiels est restée obligatoire jusqu’à la période d’Umar bin Abdul Aziz. Ainsi, l’Imamat est resté isolé en permanence.

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Ce n’est que pendant les batailles des Omeyyades et des Abbassides et la prétention de ces derniers de soutenir les descendants d’Ali (as) que un peu de détente était prévu pour les imams comme l’Imam Muhammad Baqir et l’Imam Ja’far Sadiq (a) pour propager, enseigner et former des étudiants.

Ainsi, à leur époque, les hadiths non écrits du Saint Prophète ont été expliqués, l’intérieur du Coran a été révélé et le référentiel des enseignements purs et des règles expressives et explicites de l’islam a été présenté par eux et transmis à la génération suivante par le biais d’érudits chiites et de leurs étudiants.

Cependant, après l’arrivée au pouvoir des Abbassides, la pression sur les Imams (a.s.) a pris une nouvelle tendance. La paix soit sur eux, les imams étaient soit en prison, soit en exil, soit dans des cantonnements forcés de faire Taqia. En outre, le marché de la connaissance, de la science, des sermons et des cours était en plein essor, de plus en plus de spécialistes de l’islam, de traditionistes et de juristes se rendant sur les lieux et rassemblant les gens autour de soi, à tel point que leur calamité faisait peur aux califes.

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Pour cette raison, les religions officielles qui ont émergé ici et là dans le monde arabe ont été limitées à quatre religions, à savoir les Shafe’ei, Hanbali, Maleki et Hanafi. Il a été ordonné que les autres religions soient annulées et déclarées nulles.

À suivre …


Note :

[1] – Kitab al-Irshad (Le livre d’orientation sur la vie des douze imams), traduction, Rasuli Mahallati, vol.1, p.164, chap. 50, l’histoire de Hajjatul Weda ‘et la venue d’Ali (as) du Yémen à La Mecque et l’histoire de Ghadir Khum, p. 158; Rawza de Kafi, traduction, Kamraei, vol. 1, 97, Sermon du commandant des fidèles,… p. 94.

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