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SHAFAQNA – Ce qui suit fait partie du livre Les Chemins de la Perfection, écrit par Sayyed Mujtaba Musavi-Lari et  traduit en français par Haydar Amazigh, sélectionné par SHAFAQNA.

Le Prophète (que le salut soit sur lui) rappelle aux gens la réalité à propos de la dignité par une courte phrase:

« La richesse ne vient pas de la multitude des biens, mais de la liberté d’esprit ».

Le fils de l’Imam Ali, Hossein, fut questionné:

« Qu’est-ce qui rend l’homme digne? Il répondit: Son indépendance vis-à-vis des gens ».

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Lucrus disait:

« Imaginez un instant le plus riche des hommes dans son lit, malade, puis imaginez son état et patientez jusqu’à ce que sa fièvre atteigne une température extrême qui ferait fondre le corps. Ensuite, versez sur lui un quintal d’or et d’argent ou plutôt transportez-le de son matelas de duvet sur un matelas de soie. Si cette richesse et ce luxe pouvaient remédier à son mal, vous pourriez alors prétendre que l’argent apporte le bonheur. Mais, à partir du moment où cette richesse ne peut influer sur la santé physique, alors comment pourrait-elle le mener vers le bonheur et le dynamisme? »

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Le Docteur Marden écrivait:

« Si notre bonheur dépendait des besoins matériels, il ne tarderait pas à nous quitter, car le monde matériel se transforme et disparait tôt ou tard, de même que ses bienfaits qui, tel l’éclair, font illusion l’espace d’une seconde ou tel le feu qui brûle et s’éteint de lui-même. Il est donc évident que le bonheur ne peut se réaliser par un bien-être bref et illusoire.

« Celui qui croit trouver la paix et la quiétude dans les biens matériels ressemble à quelqu’un qui s’est endormi sur un énorme amas de neige qui ne tardera pas à fondre au soleil, éveillant le dormeur dans un milieu trouble et instable.

« La richesse est un moyen pour satisfaire certaines envies, mais elle n’est pas le fondement du bonheur. Ce qui nous réjouit le plus c’est la quiétude de l’âme qui ne demande aucun bien matériel. Ne croyez pas que nous dénigrons l’argent, car si celui-ci était lié à la droiture d’esprit et du comportement, il serait un élément de la paix spirituelle.

« Cependant, il est clair que si nous nous acharnons à rechercher les biens matériels, notre équilibre en serait ébranlé. Nous serions très vite en proie à la jalousie, à la haine et à la colère. La sobriété dans la quête des richesses est une des clefs du bonheur et de la félicité et nous devons être continuellement attentifs pour ne pas verser dans un excès qui nous serait fatal.

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« Les textes religieux rapportent que les criminels, le jour du Jugement Dernier, passent par un chemin plus brûlant que l’enfer, plus tranchant qu’une lame et plus étroit qu’un cheveu. Le chemin de la vie est un modèle de ce chemin et si nous nous laissions aller pour un instant, nous dévierions de la voie. Ainsi, si nous abandonnons la prudence, le risque serait grand sur ce chemin si tranchant, si brûlant et si étroit pour celui qui se montrerait inattentif.

« Si vous voulez être heureux, ne soyez pas comme ce feu qui se consume et dévore tout sur son passage, car le bonheur ne s’accommode pas avec la prudence et l’envie. La nature, tel un océan en furie, n’accorde pas la paix à celui qui la convoite en restant à l’abri des tempêtes ».

Parmi les plus importantes obligations du musulman qui désire préserver ses intérêts et se libérer du joug des cadres étroits, il faut noter celle qui consiste pour lui à éviter qu’il fasse l’objet d’humiliation et de mépris. Les dirigeants musulmans ont appelé les gens à s’écarter des viles tentations qui s’opposent aux intérêts du vrai musulman. Al-Hassan Al-Askari, le 11e Imam, disait:

« Quelle honte pour le musulman d’avoir une envie vile ».

L’homme ne doit pas s’attacher à des envies déraisonnables ou démesurées, indignes de lui, ou bien soumettre sa volonté à ses penchants et ses tentations, car cela conduit à la décadence de l’esprit et à sa paralysie, de sorte que les sentiments et les sensations soient sous la domination de choses sans valeur.

L’Imam Ali (qui le salut soit sur lui) disait:

« Gagnez en valeur en vous détournant des choses viles ».

Certains individus sont partisans de l’utilitarisme à un point tel qu’ils perdent leur honneur en cherchant à atteindre des objectifs purement matériels et qu’ils s’humilient et s’avilissent pour cela. Cette quête du profit devient chez eux, dans leurs rapports avec autrui, un pseudo besoin spirituel qui les amène à faire appel à des subterfuges dans leurs comportements avec leurs semblables. Avec un zèle forcé, ils font montre d’un respect et d’une gratitude déplacés qui ne sont, en fait, que l’expression de leur humiliation et de leur avilissement. Leur comportement n’est qu’une réaction reflétant ce que cache leur conscience, c’est-à-dire la souillure et l’avilissement de leur âme.

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L’lmam Ali (que le salut soit sur lui) a dit:

« Une heure d’indignité ne sera pas effacée par toutes les distinctions de l’existence ».

Emerson écrivait:

« Les gens d’expérience savent qu’ils doivent payer pour chaque “valeur” sociale ou réalisation un certain prix ou sinon il leur faudra, pour avoir tardé à le faire, la payer au prix fort, car c’est une dette pour tous les membres de la société. Dirons-nous: il a profité du concours des prières de milliers d’entre eux, mais ne veut pas les en remercier? Peut-on dire de celui qui a longtemps profité des emprunts d’argent auprès de ses voisins qu’il en a réellement tiré profit? Tous les bienfaits doivent être payés en retour par de la gratitude et de la reconnaissance, car tout rapport de ce genre doit laisser sa trace dans l’esprit des parties concernées, qu’il soit suivi d’un autre tout aussi bénéfique et qui transforme leur comportement selon le nouveau contexte. Celui qui emprunte la voiture de son voisin pour voyager devrait, s’il avait un jugement plus réaliste, voir plutôt tous ses membres se briser que de ressentir de la honte de l’emprunt. En vérité, la position de quémandeur est très inconfortable pour quelqu’un qui a de la fierté. C’est le plus lourd tribut à payer ».

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