Le système économique de l’islam: Anfal

by Pey Bahman Z
Islam,

SHAFAQNA | par Mohammad Saeid Taheri Moosavi*: Comme indiqué précédemment, Anfal comprend tous les actifs de l’État islamique qui n’ont pas de propriétaire privé et dont la gestion est confiée à l’État islamique, tels que les ressources naturelles, les montagnes, les mers, les rivières, les mines, les déserts, les forêts et tout ce que la nature a offert à l’homme pour qu’il puisse, avec l’aide de l’institution du gouvernement, les gérer afin de créer de la richesse et de fournir des services publics. D’autres exemples d’Anfal incluent la propriété de l’héritage sans héritier et la propriété du propriétaire inconnu ou abandonnée, ainsi qu’une partie du butin de guerre. Selon le premier verset de la sourate Al-Anfal: “Ils t’interrogent au sujet d’Anfal. Dis: «L’Anfal est à Allah et à Son messager»”. Cette propriété appartient à Dieu et au Messager de Dieu, et après eux à d’autres Infaillibles (AS), et en leur absence ou en l’absence d’accès direct à eux, est à la disposition et sous la direction d’un gouvernement islamique juste et compétent, pour être dépensée dans le sentier de Dieu, la propagation de l’Islam et la croissance et le développement de la société islamique.

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De ce point de vue, l’État islamique ne peut pas être considéré comme le propriétaire d’Anfal pendant la période de l’absence du douzième Imam Chiite (la période actuelle depuis 260 de l’année Hégire/874 J-C), mais l’État islamique est considéré comme son seul administrateur pour les utiliser de la manière mentionnée. A titre d’exemple, le 45e article de la Constitution de la République islamique d’Iran (1979, revue en 1989) fait référence à l’Anfal, et ses instances sont également indiquées :”Les biens et richesses publics tels que les terres incultes ou abandonnées, les mines, les mers, les lacs, les rivières et les autres eaux publiques, les montagnes, les vallées, les forêts, les roselières, les bois naturels, les paturâges sans frontières, les héritages sans héritiers, les biens du propriétaire inconnu et les biens publics restitués aux usurpateurs, sont en possession de l’Etat islamique pour qu’il agisse conformément à l’intérêt public. Le détail et l’ordre d’utilisation de chacun d’eux seront déterminés par la loi”. Selon d’autres lois, le gouvernement utilise ces ressources tout en préservant l’intégrité de certaines d’entre elles (forêts, montagnes, rivières, etc.) et en laissant d’autres aux individus, pour les exploiter et répartir leurs bénéfices et intérêts entre les membres de la communauté islamique, ce qui doit être fait dans le respect de la justice et de l’équité et conformément aux lois écrites et approuvées afin qu’elles ne soient pas violées et que tous les membres de la société puissent bénéficier de leurs intérêts. Le droit international fait référence à la “souveraineté absolue du peuple sur les ressources naturelles” qui est considérée comme l’un des exemples de droits de l’homme régis dans la plupart des pays du monde sous les auspices du gouvernement central. Ainsi, selon la première résolution de l’Assemblée générale des Nations-Unies adoptée le 12 février 1952 : « les pays sous-développés ont le droit d’utiliser librement leurs richesses naturelles… les ressources auxquelles ils doivent la vie … de manière à se mettre dans une position plus favorable pour faire progresser davantage l’exécution de leurs plans de développement économique conformément à leurs intérêts nationaux, et pour encourager le développement de l’économie mondiale».

 

 

*Mohammad Saeid Taheri Moosavi est un spécialiste en droit public et sciences politiques. Dans une série d’articles, il écrit sur la droit islamique pour Shafaqna.

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