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SHAFAQNA – Oumma : Le 20 novembre 1979, à l’aube, un commando de plusieurs centaines d’hommes lourdement armés, accompagnés de femmes et d’enfants, prend possession de la Grande Mosquée de La Mecque et transforme le sanctuaire le plus sacré de l’islam en une forteresse. À sa tête, un Saoudien, Juhayman al-Otaibi, prédicateur issu d’une tribu bédouine marginalisée, qui exige l’abdication de la famille royale, l’expulsion de tous les étrangers impies et le retour du pays à un islam pur. Des milliers de pèlerins prennent la fuite, mais plusieurs centaines d’autres sont piégés à l’intérieur, durant un siège qui va durer quinze jours. La famille régnante commence par imposer un secret absolu puis, la situation s’éternisant, en appelle à ses alliés occidentaux.

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C’est finalement le GIGN français qui aidera en secret l’armée saoudienne à combattre les insurgés, notamment en lui fournissant plus de 300 kilos de gaz lacrymogène. Au total, le bilan des combats au sein de la Grande Mosquée s’élèverait à des milliers de morts, même si le régime saoudien en reconnaît moins de trois cents. Après l’exécution sans procès des rebelles, il va s’efforcer de faire oublier au pays et au reste du monde cet épisode sanglant, tout en intensifiant la répression de toute forme d’opposition.

 

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