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SHAFAQNA – via Raseef22 | par Mohammad Cha’bâne | traduit de l’arabe au français par SHAFAQNA : L’homme a emballé ces bagages et part pour la première fois en voyage pour le pèlerinage après s’être convertis à l’Islam et c’était donné comme nom « Abdallah » et de là, il a transcrit toutes ses observations qui ont attiré son attention comme un explorateur anglais en première ligne.

Plusieurs prémices ont conduit Harry St. John Bridger Philby à annoncer sa conversion à l’islam, parmi celles-ci, sa naissance au Ceylan « Sri Lanka actuelle » ou son père commercé dans le café, et son adhésion dans sa jeunesse à la fonction publique en Inde au service du gouvernement britannique, ceux qui l’a conduit à côtoyer les musulmans.

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Il a étudié en inde, le Pendjabi et l’Ourdou ainsi que l’Arabe et par là même le Coran, ceux qui l’a habilité à faire parti des missions à destination de Bassora en 1915 et de la péninsule Arabique en 1917.

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Après cela, plusieurs autres missions et visites, se sont succédé vers la péninsule. Ainsi, ces liens avec le roi Abdel Aziz Al Sa’oud se sont renforcées, ce qui l’a aidé à récolter une quantité considérable d’informations et d’observations, surtout celles qui ont attirées son attention lors du pèlerinage qu’il a effectué en 1930, et qu’il a reporté dans son livre « Pèlerinage en Péninsule Arabique » qui fut traduit en arabe par Abdelkader Mahmoud Abdallah.

 

Africains… Coutumes des femmes et Long voyage

Les africains étaient connus par un surnom commun “Takrouni” au pluriel «Takarina », c’était l’appellation de divers tribus éparpillées entre le Soudan et le Nigeria. Quoiqu’ils soient musulmans, ils ont comme même gardés quelques vestiges de leurs anciennes coutumes préislamiques, qui sont peut-être contraires aux prescriptions de la religion, de l’avis de Philby.

Lors de sa présence sur le mont “Arafat », Il a remarqué un groupe de femmes entrain de creuser de petits trous dans la terre, dans les quels elles enterraient des mèches de leurs cheveux, qui tombés lorsqu’elles se coiffés, croyant qu’en faisant ça dans une terre sacrée, cela leur procurera l’amour éternel.

Il a également vu des rangées de centaines d’Africains collaient les uns aux autres dans le centre de la ville des tantes, regardant vers la montagne de la Miséricorde “Jabel Ar-Rahma”, en adressant des invocations particulières avec précipitation. Philby a expliqué ceci, par le fait que : ” Peut-être, au cours des époques précédentes, ils le faisaient au sommet de la montagne, et que le gouvernement saoudien s’est interposé entre eux et la montagne, pour mettre fin à une telle pratique en général considérée comme une hérésie contraire à la tradition du Prophète”.

De ce qui a le plus surpris l’anglais, est que la plupart de ces africains passaient plusieurs années dans leurs voyages de leur patrie à la Mecque. Et en général, ils travaillaient tout au long de leur périple africain, et dans beaucoup de cas, ils passaient quelques années dans des fermes à coton au Soudan.

Et il raconte l’histoire de sa rencontre avec un homme et sa compagne qui avaient commençaient leur voyage alors qu’ils n’avaient qu’un seul enfant, et maintenant que leurs pèlerinage soit fini après 14 ans, ils forment une famille avec six enfants.

Il a aussi rencontrait un vieil homme assez costaud qui prétendait avoir 120 ans et qu’il avait passé plus que 70 ans sur la route le menant de Laos à Djedda, et qu’il avait passé sa vie à étudier la religion et la philosophie, et que tout au long de son long voyage, il résidait pendant de longues périodes dans des différents centres d’enseignements et d’éducations qui se trouvaient sur sa route.

 

Les égyptiens…rituel du temps du bard « le Mahmel»

Les égyptiens avec leurs propres coutumes. Lors de ses visites, Philby avait remarqué l’alignement d’un grand nombre d’hommes et de femmes – il est évident qu’ils appartiennent à une secte – derrière leur vocaliste face au mont « Er-Rahma » et donnant leurs dos à la Mecque, en répétant à l’unisson les paroles que scandés leur chef et agités leurs foulards en direction du mont.

Il est clair que c’était l’un de ces rituels hérité de l’époque du bard (l’Egypte envoyé le bard annuel à chaque saison du Hadj « pèlerinage », jusqu’à son interruption après la création de l’Arabie saoudite.) d’après Philby, personne ne fit attention à ce qu’ils faisaient, car ils étaient loin des regards et des légions saoudiennes étaient de l’autre coté du mont.

 

L’habillement de la Kaâba…présent au servant

Parmi les présents rapportés dans le bard, pour la mosquée sacré de la Mecque, par la caravane égyptienne (qui fut interrompu en 1926 et fut rétablit, à plusieurs reprises, entre l’Egypte et l’Arabie saoudite, preuve du retour des bonnes relations entre les deux pays). C’était l’habillement de la Kaaba, qui était noir brodé de soie, taillé sur les dimensions exacte de la Kaaba.

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Et d’après ce qu’a rapporté Philby, “Chaque année et au lendemain du jour du « Hadj », le nouvel habile de la Kaaba remplace l’ancien qui devient la récompense des ceux qui sont en charge de la Kaaba (entretien, nettoyage, …), ces derniers le découpent en petit coupons carrés et vendus aux hadjis « pèlerins » pour un prix symbolique.

 

Le puits de Zemzem… Suicide et lavage de linceul

Le but de la construction d’un mur autour du puits, lors de la mission de Philby, n’était pas seulement de protéger l’eau du puits d’être souillé, mais c’était essentielle à cause du suicide de quelques personnes qui se jetaient dedans, s’imaginant par cet acte s’assuré d’aller au paradis. Et beaucoup d’entre eux venaient avec leurs linceuls dans lequel ils voudraient être enveloppés à leurs morts, pour le laver avec l’eau de Zemzem mais pas dans le puits, bien entendu.

L’écrivain a défendu les vertus de l’eau du puits Zemzem, après que beaucoup d’orientalistes ont émis des doutes sur si cette eau était potable ou non, comme ce fut le cas de l’explorateur anglais « Richard Francis Burton ». Il avait dit qu’il était vrai que cette eau était un peu amer, mais que c’était une des plus légère, et que si on la laisse un temps dans une jarre en terre, alors elle devient meilleure, très rafraichissante et avec des vertus favorables aux fonctionnements interne du corps.

 

La mosquée du prophète…Sa restauration au frais de Tal’at Harb

La “Mosquée du prophète” fut restaurée par ordre du sultan Ottoman “Abdel Majid 1er » de 1849 à 1860. Mais lors de la visite de Philby, la mosquée était dans un état de délabrement très avancé du fait de la négligence et de manque de moyens pour les travaux. Mais depuis 1934, furent entrepris la restauration des bâtisses, à la suite de la demande de Tala’at Harb, directeur de la banque égyptienne, et à ses frais.

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Pendant la visite de la mosquée par Philby en 1935, les travaux étaient bien entamés à l’intérieur et sur le minaret, ce qui donnait à la mosquée, plus un air de chantier et d’atelier de menuiserie que celui d’un lieu de culte.

 

El Baqi’… Les femmes interdites de visite

Les femmes étaient autorisées à entrée dans le cimetière du “Baqi’” que pour y être enterrées. Vivantes, il leur était interdit d’entrer dans un cimetière pour visiter, alors que la visite du cimetière “El Baqi’” était pour les hommes indissociable de la visite de Médine, y compris la visite des tombes où sont enterrées des femmes qui occupent une certaine place dans l’histoire de l’islam. Avait écrit Philby.

Tous ce que les femmes pouvaient faire, c’était de se rendre dans de petits cimetières se trouvant hors des limites de celui du « Baqi’ », mais donnant vue sur ce dernier, et saluer et lire la « Fatiha ». L’interdiction est venue suite à une controverse survenue au début de la prise de pouvoir des Saoudiens concernant la visite de cimetière. Les agents de l’ordre furent postés dans les lieux saints et les cimetières pour interdire tous excès dans leurs rituels devant les tombeaux des figures emblématiques de l’islam.

La démolition des dômes par les saoudiens entre 1925 et 1935 a eu un impact psychologique inattendu. Quand Philby a vu cela en 1930, une tristesse émanait de ces lieux suite à l’absence d’entretien, et personnes n’imaginer qu’ils pouvaient attirer encore des visiteurs, s’ils ne faisaient pas partie du pèlerinage.

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Apres trois années de cela, la visite d’Abdallah Souleymane, ministre des finances saoudien ; à Médine, a permis de restaurer les tombes. “Ils ont décidé de mettre du coté de la tête et tout autour des tombes des pierres en basalte, et toutes choses pouvant mener vers leur sacralisation fut retirée.” Comme le rapporta Philby.

 

Les promenades… location de jardins à la campagne

En marge du pèlerinage, Philby avait remarqué que les simples médinois et même les plus nantis, se sont faits une tradition à organiser fréquemment des promenades dans les palmeraies à l’extérieur de Médine où d’autres endroits qui méritaient d’être visités. Et pour y aller, ils utilisaient comme monture leurs ânes, et dans quelques occasions leurs chevaux ou leurs chameaux.

 « Et, il semble que l’état économique générale dégringolant qui a entrainé une baisse des pèlerins en ses temps par cause de la crise économique mondiale, n’a pas encouragé les habitants de Médine à se séparer de leurs chevaux pour des moyens de transports plus récents. Les déplacements pour aller à la campagne étaient limités à des périodes précises, où les familles allaient aux lointaines palmeraies qu’elles possédées ou avaient louées à un agent ou un propriétaire habitant dans un lointain endroit, et elles y restaient un ou deux mois » ; écrivit Philby.

Il rajouta : « Entre temps, plusieurs visites sont effectuées à Médine par les malchanceux, ceux qui ont été retenue par le travail ou pour autre chose. Le père ou l’un des hommes de la famille doit se rendre à Médine de temps en temps pour effectuer quelques travaux, pour un jour ou deux. ».

Dans ces palmeraies, les hommes et leurs invités passent leurs temps à discuter de politique et problèmes économiques et font leurs prières à des heures fixes, et écoutent beaucoup de musique, ce qui est inenvisageable dans les lieux saints.

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Aéroport du sultanat…Premier pèlerinage en avion

Sur la rive gauche de la vallée d’ “El ‘Aqïq” tout près de Médine, se trouvait l’aéroport du sultanat (Il fut bâti par les Ottomans lors de la 1ere guerre mondiale), puis a été abandonné. Et en 1936, des représentants de la banque égyptienne « Banque Misr », s’y sont rendus par avion pour voir les possibilités de mettre un service aérien aux pèlerins égyptiens.

Ainsi, le voyage pour Djeddah a pu se faire en avion en deux heures en comparaison des deux jours en voitures et onze jours à dos de chameau. Et la princesse Khadija Abbas Hilmi fut la première à faire le voyage du pèlerinage en avion, et ceci en mois de mars de cette même année, de Djeddah à Médine puis de Médine jusqu’en Egypte.

 

Mosquée “El Ijâbah”… Démolition à cause d’adjuration

Tout près de Médine, Philby s’est arrêté près des ruines de la mosquée « El Ijâbah » qui immortalise l’endroit ou le Prophète a demandé (à Dieu) de vaincre « Bani Qorayda » et fut exaucer.

Raison pour laquelle cet endroit était préféré pour venir y implorer le seigneur, jusqu’en 1925, où il fut démoli par les saoudiens a cause de son dôme, quoiqu’il n y avait aucun tombeau à l’intérieur. Sous prétexte que c’était un endroit ou en pouvait pratiquer l’hérésie).

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