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SHAFAQNA – Iqna : Imam al-Mahdi (AJ), (en arabe: المهدی) qui signifie le guide, car c’est lui qui guidera le monde vers le chemin de Dieu. Selon la croyance des chiites duodécimains, c’est le douzième Imam d’Ahl-al-Bayt autrement dit la famille du prophète Muhammad que la paix de Dieu soit sur lui et sa famille. dont le nom et le pseudonyme est identique à celui du prophète. Il est le descendant de ce dernier par la lignée de l’Imam al-Husayn (a). Il désigne dans l’Islam celui qui restaura, à la fin des temps la foi originelle et la justice dans le monde entier. Ce concept ne revêt pas la même importance aux yeux de tous les musulmans, bien qu’il soit largement reconnu par un grand nombre de sunnites.

La naissance de l’Imam al-Mahdi (AJ)
Les musulmans, et en particulier les adeptes de l’école d’Ahl El-Beit, ont constamment été à la recherche des informations et des récits à propos du douzième Imams de la famille du noble prophète (s), et essayé de connaître ses spécificités et ses caractéristiques exclusives, sachant bien que s’est le sauveur de l’humanité.
L’Imam al-Mahdi (AJ) douzième et dernier Imams des chiites est né le quinze du mois béni de Cha’bane en l’an 255 de l’Hégire dans la ville de Samarraanciennement appelée Soura-men-Râa (سرّ من رأى). Son père est l’Imam al-Hasan al- ‘Askari (a) et sa mère est Narjis [1], certain récits rapportent qu’elle s’appelait Soqeil et d’autres que son nom était Meriem fille de Zayd l’Alawite [2] Son père l’Imam al- Hasan al-‘Askari (a) avait caché sa naissance par peur des autorités qui étaient à sa recherche, car la croyance en l’apparition du sauveur tant attendu et que ça serait le douzième Imam, était répondu chez les Chiites Imamites. Par conséquent il ne l’a pas fait connaître pendent sa vie, et n’a pas était connu par le public après sa mort. [3]
La naissance de sa seigneurie était un des évènements digne d’attention, qui a suscité beaucoup d’intérêt auprès des savants musulmans, et a été un point d’accord et d’unanimité chez la plus part d’entre eux. Beaucoup d’ulémas ont reconnu la naissance d’al-Mahdi (AJ) en l’an 255 A.H, même si cette date reste toujours un sujet de controverse et de polémique chez les sunnites.
Certains croient que l’Imam al-Mahdi n’est pas encore né, tandis que beaucoup d’entre eux [4] , comme les chiites [5] soutiennent qu’il est né, tel que mentionné dans plusieurs récits du prophète (p.s.l).
Parmi ces récits on trouve celui rapporté dans le livre Yanabi’ El Mawadda [6], par Jabir b. Abdallah al-Ansârï, où il est écrit que le saint prophète (p.s.l) dit à Jâbir : « O Jâbir ! Certainement, mes successeurs et les guides (Imams) des musulmans après moi sont, en premier lieu ‘Ali, puis al-Hasan, puis al- Husayn, puis Ali b. Husayn, puis Muhammad b. ‘Ali connu par le surnom d’al-Bâqir, O Jabir vous le rencontrerez, et quand vous le verrez, envoyez lui mes salutation. Ensuite Ja’far b. Muhammad, puis Mûsâ b. Ja’far, puis ‘Ali b. Mûsâ, puis Muhammad b. ‘Ali, puis ‘Ali b. Muhammad, puis Hasan b. ‘Ali et enfin al-Qâ’im dont le nom est similaire au mien et son pseudonyme est mon pseudonyme, le fils de Hasan b. ‘Ali. C’est de par lui qu’Allah – tout puissant – conquerra et dominera sur les terres de l’Orient et de l’Occident, et c’est lui qui sera occulté de ces partisans pour une longue période, au point qu’il ne restera ferme dans la croyance en son Imamat que celui dont Allah a éprouvé son cœur par la bonne foi. » [7]
Il reste à noter que la croyance ou pas en sa naissance, aura un effet direct sur les convictions de l’attente du sauveur et le guide tant attendu al-Mahdi al-Muntadhar (AJ) dans la fin des temps.
Les Honoris causa de son audience
L’Imam Hasan al-‘Askari (a) avait présenté son enfant uniquement à ses proches et intimes compagnons et ses confidents pour qu’ils le reconnaissent, et que personne ne puisse le renier ou douter de son existence [8]. Parmi ces personnes on trouve [9] :
1. Muhammad b. Isma’ïl b. Mûsâ b. Ja’far.
2. Hakïma fille de l’Imam Jawâd (a).
3. Abu Amr al-Umarï.
4. Abu ‘Ali b. Muttahar.
5. Abu Abdallah b. Saleh.
6. Ibrahim b. Idriss.
7. Amr al-Ahwazï.
8. Abu Nasr Tarif al-Khâdim.
al-Mahdi (AJ) et l’Imamat
L’Imam al-Mahdi a été en charge du lourd fardeau de l’Imamat à l’âge de cinq ans, comme le rapporte Cheikh El Moufid[10] « Dieu lui a conféré à cet âge-là la sagesse, comme il l’a conféré à Yahyâa (Jean Baptist) (a) avant lui, malgré son jeune âge. Et il l’a désigné comme Imam à cet âge, comme il a désigné Issa ibn Meriem (p.s.l) Jésus fils de Marie en tant que prophète, en étant encore au berceau ». Il n’y a aucun doute, sur le fait que porter le fardeau de la prophétie en bas âge est plus surprenant que de porter le fardeau de l’Imamat à cinq ans. Dieu – tous puissant – dit : « Je suis, en vérité le serviteur de Dieu. Il m’a donné le Livre, il a fait de moi un prophète ».[11] Il y’a beaucoup de récits prophétiques qui sont écrits et qui nous sont parvenus au sujet de l’Imamat de Muhammad b. Hasan al-‘Askari (AJ), ainsi que d’autres racontés par le commandeur des croyants ‘Ali b. Abi Tâlib (a) et les Imams après lui.
Tout Le monde et tout les musulmans et en particulier les partisans de l’école Ahl-El-Beit, croient au sauveur qui n’est autre qu’al-Mahdi – Le très attendu –, qui est né en 255 A.H et qui vit toujours parmi nous, celui qui viendra stopper l’injustice et l’oppression qui régit ce monde depuis bien longtemps, et changera ce monde en un monde de justice et d’égalité et où régnera la paix.
Reconnaissance généalogique de l’Imam al-Mahdi(AJ)
Comme dans toutes les recherches objectives et partielles, on a besoins de prendre l’avis des experts et des spécialistes dans la discipline, de même lorsque nous essayons de connaître l’affiliation de l’Imam al-Mahdi (AJ), il faut en principe se pencher sur les écrits et les dits des savants généalogistes qui sont les plus aptes à donner un avis et un jugement sur la question. Voyant quelques-uns qu’est-ce qu’ils en pensent :
1- Le célèbre généalogiste Abû Nasr Sahl b. Abdullah b. Daoud b. Solayman al-Bukhâri fût une des grandes personnalités du quatrième siècle de l’hégire. Il vécut en l’an 341 A.H, et fait partie des plus célèbres savants généalogistes contemporain de la petite occultation (الغیبة الصغرى) de l’Imam al-Mahdi (AJ) qui s’acheva en 329 A.H. il dit à ce sujet : « ‘Ali b. Muhammad at-Taqi a eu un fils du nom de Hasan b. ‘Ali al-‘Askari de son épouse Rayhânah surnommé En-Noubiyah. Ce fils est né en 231 A.H et a quitté ce monde en 260 A.H, à l’âge de 29 ans, à Samarra. ‘Ali b. Muhammad at-Taqî a eu aussi un fils du nom de Ja’far qui se considérait comme étant le seul héritier de son frère Hassan ibn Ali, à défaut de reconnaître pour tel le fils de son frère soit l’argument (al-Hujja), celui qui se soulève (al-Qâ’im). En tous cas il n’existe ni équivoque ni problème dans sa ligné. » [12]
2- Sayed al-Umarî, généalogiste célèbre du cinquième siècle de l’hégire, écrit ceci : « Abu Muhammad (Imam al-‘Askarî) (a) quitta ce monde et son fils – le fils de Narjis – était visible et désigné auprès de ses proches compagnons et de son entourage de confiance. Nous ferons figurer les traditions relatives à la suite de l’histoire de sa naissance dans ce chapitre. Les croyants, et même les gens ont été éprouvés par Dieu – Tout puissant – du fait de son occultation, et Ja’far b. ‘Ali exerça sa cupidité à propos des biens et de la situation de son propre frère, puis renia le fait que son frère ait un fils et s’aida de certains oppresseurs et criminels qui l’ont assisté dans l’acquisition des biens de l’Imam al-‘Askarî (a) ». [13]
3- al-Fakhr Râzi Esh-Shafi’ï (décédé en 606 A.H) dit : « L’Imam al-Hasan al-‘Askarî (a) avait deux fils et deux filles. L’un de ses deux fils est le Maitre du temps (AJ) et l’autre se prénommant Mûsâ décéda du vivant de son père. En ce qui concerne ses deux filles, l’une Fatima qui décéda aussi du vivant de son père, et l’autre se prénommant Omm Mûsâ décéda également. » [14]
4- al-Marwazi Az-Zurqani (décédé après 614 A.H) considère que également Ja’far b. al-Hâdï (a) comme un menteur dans le déni du fils de son frère ce qui constitue en soi la plus grande preuve de sa croyance en la naissance de l’Imam al-Mahdi (AJ). [15]
5- Le généalogiste Sayed Jamil Ed-dinne b. Ahmad b. ‘Ali al-Husaynï, connu par le surnom de Ibn ‘Anba (décédé en 828 A.H) dit : « ‘Ali al-Hâdï (a) est surnommé al-‘Askari car il vivait à Samarra qui avait le nom de ‘Askar qui veut dire campement en arabe. Sa mère était Umma walad , une femme noble et très pieuse. Al-Mutawakil l’abbasside a envoyé l’Imam à Samarra et il s’y établit jusqu’à ce qu’il quitte ce monde. Ali ibn Mohammad El Hadi (p.s.l) a laissé deux fils, l’un est Abu Muhammad Hasan al- ‘Askari (a), qui atteint un haut degré de science et de notoriété auprès de tous, lui-même père de Muhammad al-Mahdi (AJ) douzième Imam chez les chiites duodécimains et c’est lui l’attendu qui se soulèvera …, et sa mère s’appelle Narjis. L’autre fils de l’Imam al-Hâdï (a) se nommé Abu Abdullah Ja’far qui selon certains récits a prétendu à la succession à l’Imamat après son frère l’Imam Hasan al-‘Askari (a)».[16]
De même il écrit ailleurs :
« Mutawakil Abbasi arrêta le noble Abu Muhammed Hasan (a) que l’on surnommé al-‘Askari relatif à la ville de Samarra qu’on appelé ‘Askar, où il était emprisonné. Il était le onzième des Imams des chiites duodécimains et le père de Muhammad al-Mahdi (AJ) le douzième Imam ».[17]
6- Le généalogiste zaydite Sayed Abu al-Hasan Muhammad Husayni al-Yamani Es-San’ani, qui fut un grand savant du onzième siècle, dans l’arbre généalogique qu’il a établi pour le fils de l’Imam Abu Ja’far Muhammad b. ‘Ali al-Bâqir (a), sous le nom de l’Imam ‘Ali an-Naqi connu par le surnom d’al-Hâdï (a), a rappelé dans cette ordre les noms de cinq de ses fils : Imam al-‘Askari, Husayn, Mûsâ, Muhammad, ‘Ali. Et sous le nom le saint nom de l’Imam al-‘Askari, il mentionne directement l’Imam al-Mahdi (AJ). de cette façon : Muhammad l’attendu des Imamites.[18]
7- Muhammad Amin Siwidi (décédé en 1246 A.H), dit : « Muhammad al-Mahdi (AJ) avait cinq ans au moment de la mort de son père. Il est de taille moyenne, a un beau visage, de beaux cheveux, un nez droit et fin, le front haut et large ».[19]
8- Le généalogiste contemporain Muhammad Ways Haydari Es-Suri, écrit ceci à propos des enfants de l’Imam al-Hâdï (a) : « Il a laissé cinq enfants : Muhammad, Ja’far, Husayn, Hasan al-Askari (a) et Aïcha. Hasan al-Askari (a) a laissé Muhammed al-Mahdi (AJ) surnommé « le maitre du souterrain ». ». Ensuite directement sous les noms de Muhammad al-Mahdi et d’al-Hasan al-‘Askari (a), il dit : « L’Imam Hasan al-‘Askari (a) est né en 231 A.H à Médine et décéda en 260 A.H à Samarra, mais pour l’Imam al-Mahdi (AJ), aucun fils ni aucune descendance n’ont été mentionnés ».[20]
Voici donc, quelques exemples de récits et de paroles d’experts en généalogie au sujet de la naissance de l’Imam al-Mahdi (AJ), et donc de la preuve de son existence, rapportés aussi bien par des sunnites que par des chiites.
Reférence
1. El Moufid, El Irchad, p512
2. Chahid Awal, dorouss chariya fi fiqh imamiya, tome2, p16.
3. al-Mufïd, al-Irshad, p512
4. voir Musnad Ahmad b. Hanbal : 2/176, Sounnan b. Madja : 1/444 – 445, Faydh el Qadir : 4/459, Sounan Et-Termidhi : 3/116, Kanz-el-‘omal : 3/466 .
5. Tawab el A’mal, cheikh Es-Sadouq : 101, Misbah el Moutahadjid, Cheikh Et-Toussi : 762, Iqbal El A’mal, Sayed b. Tâwûs : 718.
6. Yanabi’ El Mawadda, chapitre 14, page 494
7. I’lam el Wara wa A’lam El Huda, ibn Hasan ibn Fahd, édition al-Mahdi, Sayed Hasan El Khorasani, maison al-Kotob Islamiya
8. Bâqir Charif El Quraychi, La vie de l’Imam al-Mahdi, p31-32
9. al-Mufid, al-Irshad, p520-521
10. El Mufid, El Irchad, p512
11. sourat Meriem, verset 30,Traduction par D.MASSON
12. Abu Nasr El-Boukhari, Es-Silsilat Al-Alawiya, p 39.
13. El Omarî, El Mojdi fi Ansâb At-Tâlibiyinne, p 130.
14. Fakhr Er-Razi, Ech-Chdjara El Moubaraka fil Ansâb At-Tallibiyah, p 78 – 79.
15. Marwazî, Al Fakhr fi Ansâb At-Talibiyîn, p7.
16. Djamel Ed-dine Ahmed ibn Anbah, ‘umdat Et-Tâlib fi Ansab Ali ibn Abi Taleb, p199.
17. Ibn Anbah, Al Fosol al Fakhriya, p134-135.
18. Abou El Hassen Sen’ani, Rawdhat El Albab li ma’rifat el Ansâb, p105.
19. Siwidi, Sabaïk Ed-dhahab fi Ma’rifat Qabaïl Al Arab, p346
20. Mohammad Haydary Es-Souri, Ad-Dorar El Bahiya fi el Ansâb el Haydariya wa el Ouwaysiya.
wikishia

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