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SHAFAQNA – via WikiShia : Muhammad Bâqir b. Muhammad Taqî b. Maqsûd ‘Ali Al-Majlisî (en arabe: محمد باقر بن محمد تقي بن مقصودعلي المجلسي), N 1037 H/ 1627 – M 1110 H/ 1698, connu sous les noms: ‘Allâma Al-Majlisî et Majlisî Ath-Thânî, est l’auteur de la célèbre compilation de hadiths Bihâr Al-‘Anwâr.

Al-‘Allamat al-Majlisî s’intéressa à recueillir de hadith plus qu’aux ‘autres sciences islamiques et fut proche d’Akhbârîtes. Son livre le plus célèbre fut le recueil complet de hadith, sous le nom de Bihâr al-Anwâr qui joua un rôle important dans le domaine du hadith chiite.

En éduquant les élèves et en écrivant de nombreux ouvrages, dans différents niveaux, il influenca sur la culture chiite et les méthodes scientifiques des savants prochains.

À l’époque des séfévides, il eut un statut élevé. Au cours du règne de Shâh Sulaymân Safavî, al-‘Allâmat al-Majlisî atteignit le degré de Cheikh al-Islam et eut de l’autorité culturelle et religieuse pendant le gouvernement du sultan Husayn Safavî.

Sa naissance et sa généalogie

Il est né en l’an 1037 H/1627 à Isphahan.[1] Ce fut la dernière année du gouvernement de Shâh ‘Abbâs I Safavî. Son père, Muhammad Taqî Al-Majlisî, connu sous le nom Majlisî Al-Awwal, fut un expert très connu dans son époque et un des élèves de Shaykh Al-Bahâ’î, Mullâ ‘Abd Allah Shûshtarî et Mîrdâmâd.

Sa mère fut la fille de Sadr Ad-Dîn Muhammad ‘Âshûrî Al-Qummi qui était un savant.[2] Il est rapporté qu’il avait 3 épouses, 4 fils et 5 filles.[3]
Pendant ces derniers siècles, la famille de Majlisî était une des familles les plus célèbres. D’après une narration, son grand-père, Mullâ Maqsûd, était un poète et utilisait le mot « Majlisî » pour se présenter dans ses poésies. C’est pourquoi ils sont connus sous le nom de Majlisî.[4]

D’après une autre narration, son père, Muhammad Taqî Al-Majlisî vivait dans un village près de Isphahan qui s’appelait Majlis; c’est pourquoi ils sont connus sous le nom de Majlisî.[5] Hafiz Abû Nu’aym Al-Isfahânî, le grand compilateur et expert dans les sciences de hadith fait partie de ses ancêtres.[6] Sa sœur, Âmina, fut l’épouse de Mullâ Sâlih Al-Mâzandarânî.[7]

Professeurs et élèves

Il n’y a pas beaucoup d’informations sur les différentes étapes de l’éducation de Muhammad Bâqir al-Majlisî. Apparemment, il étudia auprès de son père, Muhammad Taqî al-Majlisî (m 1070 H) plus que les autres professeurs. Ce dernier fut parmi les élèves de Cheikh al-Bahâ’î, c’est pourquoi son fils et lui (Muhammad Bâqîr) furent sous l’influence des pensées pensées de Cheikh al-Bahâ’î.[8]

De plus, Muhammad Bâqir al-Majlisî entendit des hadiths de nombreux savants de son époque et reçut la permission de rapporter de leurs hadiths. Ils sont Mulla Sâlih Mâzandarânî (m 1081 H), Mulla Muhsin Fayd Kâshânî (m 1091 H) et Cheikh al-Hurr al-‘Amilî (m 1104 H).

Des sources mentionnèrent 18 personnes de ses professeurs.[9]

Muhammad Bâqir al-Majlisî eut plusieurs élèves et plusieurs cours. Certaines sources estimèrent le nombre de ses élèves, plus de 1 000 personnes.[10]

Certains de ses élèves devinrent des éminents chiites tels que Mîrzâ ‘Abd Allah al-Afandî al-Isfahânî (m 1130 H), Sayyid Ni’mat Allah al-Jazâ’irî (m 1112 H), Cheikh ‘Abd Allah al-Bahrânî (m 1127 H), Muhammad b. Ali Ardibîlî (m 1101 H), Mîr Muhammad Husayn Khâtûn bâdî (son petit-fils ; m 1151 H) et Sayyid Abu al-Qâsim Khânsârî (m 1157 H).[11]

Statut scientifique

Al-‘Allâmat al-Majlisî fut expert dans plusieurs domaines islamiques comme : L’exégèse du Coran (Tafsir), le hadith, Fiqh (jurisprudence), les principes de la jurisprudence (Usûl al-Fiqh), l’Histoire, l’évaluation biographique des narrateurs de hadith (ar-Rijâl) et ad-Dirâya (science qui étudie le contenu et la transmission du hadith).

Il fut un écrivain très actif. d’après certains calculs, après sa puberté, apparemment, chaque jour, tout au long de sa vie), il écrivait presque 67 lignes de 50 mots (après l’âge de la maturité).[12]

ses oeuvres

Al-‘Allâmat al-Majlisî s’intéressait beaucoup à recueillir des collections de hadith. Son œuvre le plus connu est Bihâr al-Anwâr qui est un grand recueil de hadith des Imams (a).

Le fait de recueillir des hadiths et de rédiger des collections de hadiths chiites fut courant à l’époque des séfévides.

La rédaction de Bihâr al-Anwâr montre l’attitude générale des ulémas de son époque au hadith.[13]

Bihâr al-Anwâr contient toutes les sciences humaines, rapportées par les Imams (a) et joua le rôle d’une encyclopédie chiite à son époque. Les chercheurs de cette époque, comme Al-‘Allâma al-Majlisî rédigeaient des recueils chiites comme Bihâr al-Anwâr, car ils croyaient que toutes les sciences ont une sources divines et nous pouvons les déduire au travers des paroles des Imams (a).[14]

La rédaction d’une telle encyclopédie fut pour le but de propager les enseignements authentiques religieux, de répondre aux questions des chiites et de les dissuader de suivre les sciences égarées.[15]

De ce fait, d’après les chercheurs, les œuvres d’Al-‘Allâma al-Majlisî firent revivre l’école des Ahl al-Bayt (a).[16]

Il est dit qu’Al-‘Allâma al-Majlisî eut presque 10 livres en arabes., dont le plus volumineux était Bihâr al-Anwâr qui compte environ 700 000 lignes et 110 volumes.

Al-‘Allâmat al-Majlisî écrivit également des commentaires sur les anciennes collections de hadiths chiites, dans lesquelles, il parla de différents sujets y compris le fiqh (jurisprudence).

Il écrivit une exégèse sur al-Kâfi et l’appela Mir’ât al-‘Uqûl et également un commentaire sur Tahdhîb al-Ahkâm d’ach-Cheikh at-Tûsî, sous le nom Malâdh al-Akhyâr fî fahm Tahdhîb al-Akhbâr.

Quelques autres oeuvres d’al-‘Allâmat al-Majlisî sont : Sharh Chihil hadith, al-Fawâ’id at-Tarîfa fî Sharh as-Sahîfa, qui est un commentaire sur as-Sahîfat as-Sajjâdîyya, Risâlat al-I’tiqâdât, Risâla al-Awzân et al-Wajîza fi ar-Rijâl.[17]

Ses oeuvres en persans

Al-‘Allâmat al-Majlisî écrivit presque 49 livres et traités en persan. Avant lui, les savants avaient écrit beaucoup de traités en persans pour propager les sciences religieuses parmi les non-savants, mais les ouvrages d’al-‘Allâma devinrent plus célèbres et furent mieux accueillis par les Perses.[18]

Certaines de ses œuvres perses sont :[19]

  • ‘Ayn al-Hayât qui est une exégèse sur le testament du Prophète (s) à Abû Dhar al-Ghifârî et contient des conseils moraux.
  • Mishkât al-Anwâr sur le Coran, supplications et récompenses de leur récitation.
  • Hayât al-Qulûb sur la vie des prophètes (a), la vie du Prophète de l’Islam (s) et l’Imamat.
  • Jalâ’ al-‘Uyûn sur l’histoire et les calamités des Ahl al-Bayt (a).
  • Hilyat al-muttaqîn sur les manières de communiquer avec les gens et les recommandations de la vie quotidienne individuelle et collective.
  • Haqq al-yaqîn sur les croyances religieuses.

Ses pensées religieuses

Tendance à Hadith

A l’époque d’al-‘Allâmat al-Majlisî, les ulémas chiites eurent la tendance vers les hadiths et l’Akhbarisme plus que les autres méthodes. Il fut intéressé aux sciences de hadith plus que toute autre chose. Il considérait les hadiths des Imams (a) comme la source la plus importante pour recevoir des connaissances religieuses et des ordres législatifs et les considérer comme supérieurs aux autres sciences islamiques, en particulier les sciences philosophiques et celles rationnelles.

Selon al-‘Allâmat al-Majlisî et plusieurs savants de hadith à son temps, les hadiths des Imams (a) n’étaient pas seulement une source pour recevoir les connaissances nécessaires afin d’être heureux dans l’au-delà, mais aussi, une source authentique et importante pour toutes les sciences humaines.[20]

Akhbarite ou Usûlites

Malgré la tendance d’al-‘Allâmat al-Majlisî au hadith, plusieurs chercheurs des sciences islamiques le considèrent parmi les érudits modérés Akhbârîsme, de même qu’il appela sa méthode «la voie du milieu» entre celles de Mujtahids (juriste) et Akhbârîtes.

Les chercheurs et les écrivains qui ne le considérèrent pas comme un Akhbârîte, analysèrent les opinions d’al-‘Allâmat al-Majlisî et trouvèrent des contradictions entre ses points de vue et certaines théories des Akhbârîtes. Par exemple, il ne rejeta pas complètement la validité de la raison (al-’Aql : العقل) comme Akhâbrîtes et dans certains passages de ses œuvres, il considéra la connaissance théorique intellectuelle comme une manière de comprendre les principes de la religion. Dans certains cas, il utilisa également des arguments rationnels et des terminologies philosophiques pour expliquer et interpréter certains hadiths.

Néanmoins, certains écrivains se référèrent à quelques opinions d’al-‘Allâmat al-Majlisî qui furent en accord avec celles des Akhbârîtes et le considérèrent comme un adepte de l’école Akhbârîsme. Ils dirent qu’al-‘Allâmat al-Majlisî ne considérait pas la raison (al-‘Aql) comme un moyen authentique dans la déduction des enseignements islamiques.

Il croyait que le chemin principal et même le seul moyen d’atteindre les enseignements religieux, même dans les principes de la religion, n’est que se référer aux hadiths des Imams (a). Comme les autres Akhbârîtes, il considéra que la compréhension du Coran n’était possible que par des hadiths des Imams (a). Il crut que la source principale de la religion est la tradition et que lorsque les preuves rationnelles et traditionnelles ne sont pas en accord l’un avec l’autre, la tradition devrait être dominante.

Inauthenticité de la raison (al-‘Aql) dans la connaissance religieuse

Al-‘Allâmat al-Majlisî fut contre le rationalisme philosophique et critiqua certaines idées philosophiques dans ses œuvres. Il blâma les philosophes musulmans, en raison de suivre les philosophes Grecs et de laisser le Coran et les hadiths islamiques. Il croyait que l’usage de l’intellect n’est admissible que lorsque, ses résultats soient en accord avec les principes religieux.

Dans ses ouvrages, il critiqua les opinions des philosophes musulmans et considéra certaines de ces idées opposées aux principes essentiels de la religion. La Croyance à l’éventualité du monde, la matérialité des anges, Mi’râj (Le Voyage Nocturne du Prophète de l’Islam (s)) et la résurrection corporelle sont certaines des opinions d’al-‘Allâmat al-Majlisî, dans lesquelles, il s’opposa aux philosophes.

Dans ses opinions, en s’appuyant sur les hadiths, al-‘Allâmat al-Majlisî critiqua l’opposition des idées des philosophes aux hadiths. Ses opinions furent plus tard analysées et critiquées par certains philosophes musulmans ; par exemple, ‘Allâma Tabâtabâ’î critiqua les opinions d’al-‘Allâmat al-Majlisî et dit que les théories de Majlisî sont contradictoires. Il croyait que les discussion rationnelles et profondes de la part d’al-‘Allâmat al-Majlisî fut une faute, car il n’était pas professionnel dans ce domaine.

Bien que dans certaines de ses œuvres, al-‘Allâmat al-Majlisî utilisa des arguments rationnels et philosophiques, mais, il rejetta l’utilisation des arguments rationnels, pour connaître les piliers de l’islam.

Il dit :

puisque la raison a des fautes, alors le fait de se référer à la raison dans les questions religieuses, n’est pas autorisée.

Quand même dans certaines de ses œuvres, il considéra les arguments rationnels valables pour connaître les principes de la religion. Ceci est contre de l’opinion de la plupart des savants musulmans qui considèrent l’intellect, comme un moyen de la connaissance des principes de la religion.

Opposition au soufisme

Comme les autres savants du fiqh (juriste) de son époque, al-‘Allâmat al-Majlisî critiqua le soufisme dans ses œuvres et considéra leurs pensées, leurs habitudes et leurs manières, contre les enseignements des Imams (a).

Certaines manières et pensées de soufisme furent critiquées par al-‘Allâmat al-Majlisî, comme leur négligence dans les ordres religieux, la diffusion des manières et des rituels non-religieuses, tels que les cercles de Dhikr, l’interprétation ésotérique des textes religieux.

Comme on peut comprendre de certaines œuvres d’al-‘Allâmat al-Majlisî et aussi d’après certains écrivains contemporains, Al-‘Allâmat al-Majlisî fut entre les actes des soufistes qui furent contre les enseignements de l’islam.

La question importante pour lui, fut de suivre les pratiques religieuses. Ainsi, il loua certains savants chiites comme Cheikh Safî ad-Dîn Ardabîlî, Sayyid Ali b. Tâwûs, Ibn Fahd al-Hillî, Shahîd ath-Thânî, Cheikh al-Bahâ’î et son père Muhammad Taqî al-Majlisî et les considéra parmis les Soufistes chiites (il différa entre les Soufistes chiites et les Soufistes sunnites). Dans certains passages de ses œuvres, il fit des interprétations mystiques sur les hadiths des Imams (a).

Post de Cheikh al-Islam

En l’an 1098 H, Al-‘Allâmat al-Majlisî, durant le règne de Shâh Sulaymân Safawi, atteignit le poste de “Cheikh al-Islam”, à l’âge de 61 ans. Après la mort de Shâh Sulaymân Safawi, lorsque Sultan Husayn arriva au pouvoir, al-Majlisî fut retenu dans ce poste.

A l’époque des Séfévides, Cheikh al-Islam, à part recevoir des taxes religieuses, il supervisa la mise en œuvre des décisions religieuses, du système judiciaire, des écoles, des mosquées et des sanctuaires, la nomination des imams de la prière du vendredi (صلاة الجمعة) et d’autres affaires religieux dans le pays.

Critiques contre al-‘Allâma

Les actions d’al-‘Allâmat al-Majlisî dans la position de Cheikh al-Islam pendant le royaume du sultan Husayn Safavî furent suivies de réactions différentes et contradictoires chez les chercheurs et les historiens. Certains historiens soulignèrent le grand pouvoir d’al-‘Allâmat al-Majlisî pendant la domination du sultan Husayn et illustrèrent une image de lui comme une personne préjudiciable qui harcela les minorités religieuses.

Dans cette période, les rois Séfévides étaient très proches aux savants chiites et soutenaient leur pouvoir contre d’autres groupes religieux comme les soufistes et les philosophes.

Accusation de la dureté et du préjugé

Au début du royaume du Sultan Husayn Safawi, al-‘Allamat al-Majlisî lui a demandé de donner l’ordre de casser les idoles des Indiens vivant à Ispahan, d’interdire de boire des boissons alcoolisées et de jouer aux pigeons et d’arrêter les combats tribaux.

Ces actions furent évaluées par les écrivains chiites comme des mesures pour les réformes religieuses et les combats avec des corruptions sociales, mais, certains chercheurs occidentaux critiquèrent certaines de ces actions telles que l’interdiction de boire des boissons alcoolisées, l’interdiction de jouer aux colombes et la restriction des Indiens et les ont considérés comme des exemples d’une dureté inutile qui a abouti à larges objections sociales.

Accusation du harcèlement des minorités religieuses

Certains écrivains occidentaux accusèrent al-‘Allamat al-Majlisî du harcèlement des minorités religieuses. Ils l’ont accusé de forcer les sunnites à devenir chiites et à être sévères pour les minorités religieuses comme les Zoroastriens, les Juifs et les Chrétiens ; tandis que, selon certains chercheurs, il n’y a pas de preuves historiques claires pour soutenir telles accusations et certaines d’entre elles sont le résultat d’erreurs évidentes mentionnées dans les œuvres des orientalistes.

Accusation du harcèlement des soufistes

Peut-être la raison la plus importante pour montrer une image biaisée et sévère d’al-‘Allâmat al-Majlisî était les rapports mentionnés dans certaines sources historiques sur ses combats avec le soufisme et la fermeture des lieux de leurs rassemblements et les exiler d’Ispahan.

Certains chercheurs parlèrent d’assassinat des Soufistes par l’ordre d’al-‘Allâmat al-Majlisî. La précision et l’authenticité de ces rapports furent mise en question par d’autres chercheurs.

Bien qu’il n’y ait aucun doute sur la lutte du gouvernement Séfévides et des faqih avec le soufisme à cette époque, le combat d’al-‘Allâmat al-Majlisî avec le Soufisme se limitait à écrire des œuvres dans la critique de leurs manières. Certains déclarèrent que l’introduction d’al-‘Allâmat al-Majlisî comme un faqih préjudiciable et sévère provient des œuvres d’orientalistes et de leur attachement au flux du soufisme.

Collaboration avec le gouvernement et éloge des rois

La coopération totale d’al-‘Allâmat al-Majlisî avec les rois Séfévides et aussi l’éloge des rois Séfévides qui furent mentionnés au début de certains de ses travaux aboutirent à des critiques. Il convient de noter qu’à l’époque de Séfévides, de nombreux savants chiites collaborèrent avec les gouverneurs. Ces chercheurs examinèrent la création d’un gouvernement chiite.

À leur avis, bien que ce gouvernement n’ait pas la même légitimité du gouvernement des Imams infaillibles (a), mais, ils pourraient faire valoir la liberté des chiites et l’établissement des législations religieuses. Ainsi, les savants chiites ont appris la nécessité de bénéficier de l’opportunité d’établir le gouvernement Séfévides et ont mentionné certaines opinions dans la jurisprudence politique chiite pour reconstruire les principes théoriques de coopération avec les gouvernements.

Majlisî selon les grands savants

Il est rapporté qu’il était la première personne qui répandit la science du hadith à l’époque des séfévides.[21] Cheikh Hurr Al-‘Âmilî a dit :

« Il a consacré son attention subtile à toutes les sciences, et à utilisé sa pensée profonde dans cette voie ».[22]

Mîrzâ Muhammad Tunikâbunî a dit :

« Grâce à son livre, Haq Al-Yaqîn, plus de 3 000 sunnites de Shâm se sont convertis au chiisme ».[23]

Les activités politiques, scientifiques et culturelles

La tombe de ‘Allâmat al-Majlisî
  • Rédaction de plusieurs livres dans les différents domaines religieux, notamment le célèbre recueil du hadiths: Bihâr Al-‘Anwâr.[24]
  • Rédaction et traduction de certains livres religieux en persan pour que tout le monde puisse en profiter.[25]
  • De Répondre aux questions religieuses des gens.[26]
  • Reformes religieux et combat contre les centre de corruption : les lieux d’idolâtries et l’interdiction de consommation des intoxicants (l’alcool).[27]
  • Direction de la prière du vendredi et la constitution des réunios de discours (wa’z) et de prêches (khatâb).[28]
  • D’accepter des responsabilités comme celle de juge à l’époque de Shah Sultan Sulaymân et Shah Sultan Husayn ; et de profiter de son statut pour établir les principes chiites[29].
  • Résolution des problèmes de querelles populaires[30].

Son décès

Muhammad Baqîr Al-Majlîsî est décédé la nuit du 27 Ramadan à l’âge de 73 ans à Isphahân.[31] Âghâ Jamâl Al-Khwânsârî a effectué sa prière funéraire. D’après son testament, il a été enterré près de la Grande mosquée de Isphahân et à côté de la tombe de son père.

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La tombe de ‘Allâmat al-Majlisî

http://www.nooralyaghin.com/media/k2/items/cache/c7726f5ad947c814df35c64905184dce_L.jpg

Références

 

  1. A’yân Ash-Shî’a, v 9 p 182
  2. Al-Dharî’â, v 1 p 151
  3. Bihâr Al-Anwâr, v 102 p 105
  4. Bihâr Al-Anwâr, v 102 p 105
  5. Khadamât Allâme Majlisî, Maktab Islam, l’année 47, n 7 p 50
  6. A’yân Al-Shiâ, v 9 p 192
  7. Rîyâd Al-‘Ulamâ, v 5 p 407
  8. Târumî, Hasan, ‘Allama Majlisî, p14, Téhéran, Tarh naw, 1389
  9. Majlisî, Muhammad Bâqir, Bihâr al-Anwâr, vol 102, p76-83
  10. Qummî, ‘Abbâs, al-Kunâ wa al-Alqâb, vol 3, p 147 et al-Majlisî, Muhammad Bâqir, Bihâr al-Anwâr, vol 102, p 13
  11. Balâghî, Sayyid ‘Abd al-Hujjat, Sharh Ahvâl ‘Allâmat al- Majlisî, correcteur Sadrâ’î Khû’î, Mîrâth Hadith Shi’a, cahier 4 , p 24-28, Dâr al-Hadith
  12. Târumî, Hasan, ‘Allamat al-Majlisî, p 119-120, Téhéran, Tarh naw, 1389
  13. Târumî, Hasan, ‘Allamat al-Majlisî, p 70-71, Téhéran, Tarh naw, 1389
  14. Ja’farîân, Rasûl, Bihâr al-Anwâr az Zâviye Nigâh Dâ’irat al-Ma’ârifî, Magazine Mishkat, n 80, l’automne 1382
  15. Ja’farîân, Rasûl, Bihâr al-Anwâr az Zâviye Nigâh Dâ’irat al-Ma’ârifî, Magazine Mishkat, n 80, p36-37, l’automne 1382
  16. Amîn ‘ milî, Sayyid Muhsin, A’yan ash-Shî’a, vol 9 , p 183, Beyrouth, Dâr at-Ta’âruf lil Matbû’ât
  17. Târumî, Hasan, ‘Allamat al-Majlisî, p 122-129, Téhéran, Tarh naw, 1389 ; Balâghî, Sayyid ‘Abd al-Hujjat, Sharh Ahvâl ‘Allâmat al-Majlisî, correcteur Sadrâ’î Khû’î, Mîrâth Hadith Shi’a, cahier 4 , p 148, Dâr al-Hadith
  18. Târumî, Hasan, ‘Allamat al-Majlisî, p 89-95, Téhéran, Tarh naw, 1389
  19. Amîn al-‘ milî, Sayyid Muhsin, A’yan ash-Shî’a, vol 9 , p 182, Beyrouth, Dâr at-Ta’âruf lil Matbû’ât et Balâghî, Sayyid ‘Abd al-Hujjat, Sharh Ahvâl ‘Allâmar al-Majlisî, correcteur Sadrâ’î Khû’î, Mîrâth Hadith Shi’a, cahier 4 ,p 148, Dâr al-Hadith
  20. Amîn ‘ milî, Sayyid Muhsin, A’yan ash-Shî’a, vol 9 , p 180-185, Beyrouth, Dâr at-Ta’âruf lil Matbû’ât
  21. Bihâr Al-‘Anwâr, v 102 p 107
  22. Bihâr Al-‘Anwâr, v 107 p 104
  23. Qisâs Al-‘Ulamâ, p 205
  24. Bihâr Al-Anwâr, v 102 p 28
  25. ‘Ayn Al-Hayât, p 4
  26. Bihâr Al-Anwâr, v 102 p 28
  27. Al-Kunâ wa Al-Alqâb, v 3 p 148
  28. Al-Kunâ wa Al-Alqâb, v 3 p 148
  29. Mustadrak al-Wasâ’il, vol. 3, p. 408
  30. Al-Kunâ wa Al-Alqâb, v 3 p 149
  31. Al-Kunâ wa Al-Alqâb, v 3 p 149

 

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