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SHAFAQNA – Le Muslim Post : La France en a rêvé, l’Autriche l’a fait. Alors que, dans l’Hexagone, la question du financement du culte musulman par des pays étrangers fait débat, le chancelier autrichien Sebastian Kurz vient d’annoncer l’expulsion de plusieurs imams financés par des pays tiers. Son objectif ? Lutter contre l’Islam politique, assure-t-il.

Le chancelier chrétien-démocrate, dont le parti avait recueilli un tiers des voix lors des dernières élections législatives, est considéré comme étant anti-immigration et anti-Islam. Il avait d’ailleurs dû surfer sur l’islamophobie du FPÖ pour arriver au pouvoir.

Ce vendredi, le chancelier a décidé de transformer les paroles en actes. Car en 2015, une nouvelle loi faisait son apparition en Autriche. Celle-ci interdisait les financements étrangers des mosquées et tirait un trait sur le loi de 1912 faisant du culte musulman une religion officielle du pays.

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Une reconstitution d’une bataille ottomane qui passe mal

Outre l’expulsion d’imams financés par l’étranger, Sebastian Kurz a également annoncé qu’il ferait fermer sept mosquées. « Des sociétés parallèles, l’Islam politique et la radicalisation n’ont pas leur place dans notre pays », assène le chancelier qui n’a pas apprécié reconstitution de la bataille de Gallipoli, une bataille emblématique de l’histoire ottomane par des enfants, au sein d’une mosquée turque de Vienne.

Les photos de la reconstitution avaient circulé sur les réseaux sociaux. On y voyait des enfants alignés comme des soldats, agitant des drapeaux turcs. L’Union islamique turque d’Autriche, qui gère la mosquée, avait admis le caractère « hautement regrettable » de cette reconstitution.

En Autriche, l’histoire ottomane donne toujours lieu à des débats. Dans la capitale autrichienne, on appelle d’ailleurs les croissants des « Turcs », en à la victoire de 1683 sur les Ottomans.

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