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Le président iranien Hassan Rohani arrive à Bagdad pour sa première visite officielle en Irak le 11 mars 2019 / AFP

SHAFAQNA – AFP : Le président iranien Hassan Rohani a plaidé lundi à Bagdad pour le renforcement des relations avec l’Irak, pays pétrolier sur lequel le grand allié américain fait pression pour restreindre sa coopération commerciale et politique avec Téhéran.

Pour sa première visite en Irak depuis son accession au pouvoir en 2013, M. Rohani a appelé, aux côtés de son homologue Barham Saleh, à “renforcer et développer les relations” entre les deux pays.

A la tête d’une délégation politique et économique, il a évoqué des accords dans les domaines des transports et de l’énergie notamment.

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Avant même de décoller de Téhéran pour cette visite de trois jours, M. Rohani avait estimé qu'”on ne peut pas comparer” les relations irano-irakiennes à celles entre Bagdad et Washington.

M. Saleh a remercié l’Iran de “son soutien” et s’est dit “chanceux” de l’avoir pour voisin.

M. Rohani s’est également entretenu avec le Premier ministre Adel Abdel Mahdi, évoquant à nouveau les liens politiques, commerciaux, notamment en matière d’énergie, entre les deux voisins.

Les échanges commerciaux entre les deux pays s’élèvent à 12 milliards de dollars par an. Rohani a affirmé désormais viser un objectif de 20 milliards.

Il va “discuter des moyens de faciliter les échanges commerciaux en dinar irakien ou en monnaies européennes via l’Allemagne ou la Grande-Bretagne pour contourner les sanctions”, explique à l’AFP le chercheur Hicham al-Hachémi.

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Le président irakien Barham Saleh (à droite) serrant la main à son homologue iranien Hassan Rohani qui effectue sa première visite officielle en Irak, le 11 mars 2019 / AFP

L’Irak importe actuellement d’Iran 28 millions de m3 de gaz par jour et 1.300 MW d’électricité mais s’est engagé auprès de Washington à présenter un plan de réduction de ces importations avant le 20 mars, date de la fin de l’exemption des sanctions.

“L’Iran ne souffre d’aucune compétition” dans l’énergie, a déjà tranché le ministre iranien de l’Energie Reza Ardakanian, cité par  Tasnim, rappelant que Bagdad venait de signer un accord maintenant ses importations d’énergie l’année.

Outre le commerce, M. Rohani entend insister sur les relations politiques. Symboliquement, il est le premier président iranien à rencontrer le grand ayatollah Ali Sistani, à la tête de l’école religieuse de Najaf.

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