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SHAFAQNA – Iqna : Le dirigeant a signé le vendredi 5 juillet une circulaire gouvernementale “interdisant l’accès dans les locaux des administrations et les institutions publiques, à toute personne ayant le visage caché”, précise une source à l’agence de presse.

Elle intervient dans un climat sécuritaire tendu à la suite notamment d’un double attentat suicide perpétré jeudi dernier à Tunis. Revendiqué par le groupe État islamique (EI), l’attentat a fait deux morts et 7 blessés.
En février 2014, le ministère de l’Intérieur avait autorisé la police à procéder à un “contrôle renforcé” des personnes portant le niqab, justifiant cette mesure par la lutte contre “le terrorisme”, notamment “en raison du recours de suspects au niqab pour se déguiser et fuir la justice”.
La Tunisie interdit le port du voile dans les écoles et les universités et le restreint dans les administrations publiques depuis 1987, explique cet article de Libération. Mais la loi, déjà inégalement appliquée sous le régime déchu et anti-islamiste du dictateur Ben Ali, l’est d’autant moins depuis la révolution de 2011, entre la montée des islamistes et, parmi les laïcs, un mouvement de revendication des libertés individuelles. Le débat suscité fait écho à celui qui a agité la France en 2010 au moment de l’interdiction du niqab dans l’Hexagone.

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