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SHAFAQNA- Ce qui suit fait partie du livre Universalité de l’Islam, Traduit de l’anglais et édité par Abbas Ahmad al-Bostani, sélectionné par SHAFAQNA.

Pour la protection des lois, le dernier recours de la société est d’établir un code pénal et de nommer un garde. Cependant, comme on l’a noté plus haut, pour mettre les lois en application, il n’est pas possible de faire échec à la nature rebelle de l’homme et à ses autres tendances révoltées, avec le code pénal et les agents d’application de la loi.

D’une façon similaire, la Religion aussi nomme un garde administratif, et pour punir les transgresseurs de la loi et les éléments rebelles, elle applique le code pénal. Et encore, elle possède d’autres ressources par lesquelles elle vainc toute force d’opposition et la détruit complètement.

La Religion, qui maintient un lien entre la vie sociale de l’homme et Allah, rend l’homme responsable devant Allah de toutes ses activités, individuelles et sociales car, par Son Pouvoir infini et Son Savoir illimité, Allah a confiné l’homme de tous côtés, et Il connaît tout ce que l’homme peut penser et tous les secrets qui habitent son coeur. Rien ne peut lui échapper chez l’homme.

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En dehors des gardes apparents, la Religion confie le devoir de la surveillance de l’homme à un superviseur interne qui ne s’évade jamais avec insouciance de ses responsabilités, et il devient donc impossible de se soustraire au jugement qu’il prononce. Allah dit, dans le Saint Coran :

«Allah est au courant de tout ce que chacun fait.» (Sourate al-Anfâl, 8 : 47)

Et :

«Allah récompensera certainement tous selon leurs actes.» (Sourate Hûd, 11 :111)

Et :

«… Allah vous observe.» (Sourate al-Nisâ’, 4 : 1)

Si nous comparons un homme qui vit dans une société régie par les lois humaines avec un autre qui mène sa vie selon les Lois Divines, la supériorité de la Religion sautera aux yeux.

Dans une société où tous les individus sont sincèrement religieux et accomplissent leurs obligations religieuses, les gens réalisent dans toutes les circonstances qu’Allah les surveille pour qu’ils ne veuillent jamais du mal les uns aux autres. Par conséquent, les gens qui vivent dans un tel environnement sont généralement dépouillés de tout sentiment hostile et agressif. En outre, ils sont aussi à l’abri de l’opinion malveillante les uns des autres. Mais dans le cas d’une société régie par des lois humaines, un tel concept de sécurité n’est pas garanti.

La Religion interdit à l’homme d’entretenir des suspicions. Le Saint Coran dit à cet égard :

«O vous les Croyants ! Evitez de conjecturer sur autrui : certaines conjectures sont des péchés. N’espionnez pas, et ne dites pas de mal les uns des autres.» (Sourate al-Hujurât, 49 : 12)

Dans un environnement religieux sain, l’homme demeure satisfait et serein. Il y mène une vie confortable et heureuse, et s’assure une sublimité éternelle. Mais dans un milieu où les lois humaines prévalent, seule la présence de la police dissuade l’homme d’enfreindre la loi ; autrement, il aurait tendance à la violer.

En raison des grandes lignes bien fondées de la Religion, chaque homme religieux se rend compte de la vérité évidente que, dans ce monde périssable, sa vie n’est pas limitée à sa courte existence vécue, et qu’il a encore devant lui une vie infinie qui ne se termine pas par la mort et qu’en outre, pour s’assurer une félicité et une paix éternelles, la seule Voie qui lui est ouverte consiste à suivre les Commandements religieux qu’Allah a envoyés par l’intermédiaire de Ses Prophètes.

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Puisque un Croyant sait très bien que les Commandements religieux proviennent d’Allah Le Très-Sage, Le Tout-Puissant et L’Omniscient, à Qui rien n’échappe aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur de l’homme, il n’est pas possible pour ce Croyant de commettre, d’une façon subreptice un acte de désobéissance aux Commandements d’Allah. En outre, il ne peut oublier le fait qu’il sera comptable de ses actes devant Allah Le Tout-Puissant dans toutes les circonstances.

Selon sa Foi, un homme religieux sait aussi que s’il s’acquitte ponctuellement de ses obligations religieuses, il aura obéit à son Seigneur. Et bien qu’en sa qualité de simple créature d’Allah, il ne cherche à recevoir rien en retour pour son obéissance, il sera quand même récompensé par la Grâce et la Bienveillance d’Allah.

Ainsi, chaque acte de soumission à Allah qu’il accomplit volontairement est en fait une sorte de transaction ou d’échange (donner et prendre). Cela parce que, par sa volonté, il cède une partie de sa liberté personnelle pour s’assurer, en échange, la Satisfaction et les Bénédictions d’Allah.

C’est pourquoi un homme religieux éprouve un immense plaisir en s’acquittant de ses devoirs religieux et en s’occupant de ladite opération d’échange. En échange de la partie de la liberté qu’il a sacrifiée, il reçoit de multiples bénéfices, comme s’il vendait un bien pour en acheter un autre encore meilleur.

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Au contraire, une personne qui est négligente dans ses devoirs religieux estime qu’il est préjudiciable pour elle d’être liée par des règles et règlements, et elle a de la peine à sacrifier un peu de sa liberté personnelle. De cette façon, elle est toujours à la recherche du moyen de se sortir des griffes de la loi et de s’en libérer. Là, il convient de souligner qu’il y a encore plus de différences entre les Lois religieuses et les lois faites par les hommes.

Les gens pieux s’abstiennent volontiers des péchés, alors que les gens soumis aux seules lois humaines évitent de commettre des crimes par peur de la punition. La Religion gouverne la totalité de l’être humain, alors que la loi humaine ne couvre de sa juridiction que les mains et les pieds de l’homme. La Religion commande dans une large perspective aussi bien l’intérieur que l’extérieur de l’homme, alors que la loi humaine ne gouverne que l’aspect extérieur de la conduite de l’homme. La Religion n’est pas semblable à un simple gardien qui prévient les mauvaises choses, elle est plutôt comme un tuteur qui éclaire pour l’homme les actions vertueuses. En cela, le rôle de la loi humaine n’est rien de plus que celui d’un policier.

C’est pourquoi les avantages résultant de la Religion sont de loin meilleurs que ceux que nous procure la loi humaine. Ainsi, les gens qui essaient de détruire la Religion et de placer leurs espoirs dans les lois humaines sont-ils pareils à un homme qui amputerait ses pieds pour marcher avec des béquilles.

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Conclusion : Il ressort de ce qui précède qu’il est clair que la Religion est de loin le meilleur système d’organisation de la société humaine, étant donné qu’elle entraîne l’homme, beaucoup mieux que tous les autres systèmes, à appliquer les lois.

Les mesures curatives des autres systèmes

Pendant le siècle passé, les pays sous-développés, sortant de leur profond sommeil, ont adopté le modèle collectif de gouvernement pour assurer leur progrès et leur développement. Ils n’avaient ni tiré avantage du rôle de la Religion, ni accordé attention à l’aspect le plus faible de leurs lois. De cette façon, leur condition s’était détériorée et le caractère même de leur système social avait laissé refléter un aspect sauvage.

Au contraire, les nations développées avaient compris l’aspect le plus faible de l’application des lois, et pour empêcher celles-ci de tomber dans un échec total, ils se résolurent à adopter une nouvelle méthode d’approche en recourant à des mesures curatives. Elles ont adopté une méthode d’enseignement et d’éducation capable de forger le caractère moral de leurs peuples, et de leur faire croire que les lois constituent un héritage sacré. Ainsi, aucune place n’a été laissée à la violation des lois. Ce type d’entraînement est devenu un instrument conduisant le peuple à s’habituer au respect de la loi.

Toutefois, il faut garder présent à l’esprit que les sociétés qui reçoivent un tel entraînement ont deux directions d’opinion :

1) Selon leur vue et leur croyance, les relations humaines, les besoins de bien-être et la bonté envers les gens, concepts fondés sur des bases réalistes, ont en fait pour origine les Religions Divines, étant donné que depuis des temps immémoriaux, et longtemps avant l’avènement des sociétés bien développées, la Religion avait attiré l’attention des gens sur ces concepts. En réalité, la prospérité que nous constatons dans les sociétés avancées est due aux bénédictions de la Religion.

2) La disposition d’esprit qui a pour origine des idées fantasques et des fantaisies ridicules, comme par exemple le fait de faire croire aux gens que s’ils souffrent et meurent pour la cause de la patrie, leurs noms seront gravés pour toujours sur les pages de l’Histoire.

Il est possible qu’une personne soit influencée par cette sorte de notions et qu’elle puisse se jeter au milieu du champ de bataille, ou tuer un soldat du camp ennemi. Donc, cela pourrait aboutir à certains résultats tangibles ; mais en fin de compte, ces notions apportent beaucoup plus de mal que ce qui a l’air d’être des avantages. En outre, cette sorte de notion peut rendre l’homme superstitieux et détruire même sa faculté de penser rationnellement.

Toutefois, les gens qui ne croient pas en Allah et au Jour du Jugement considèrent la conception de la mort comme une annihilation totale de la vie de l’homme. De telles gens ne sont doués d’aucun sens du jugement et d’aucune faculté de perception leur permettant de réaliser qu’il y a une autre vie après la mort, une vie qui assurera une paix et une prospérité éternelles.

L’homme, de par sa nature même, désire vivement la Religion. Tant qu’il vit, il lutte pour son mieux-être, et pour pouvoir atteindre cet objectif, il se met à la recherche de tous les moyens et recours possibles. Alors qu’il cherche des moyens réels permanents à l’abri de toute défaite, il se heurte à une situation où, dans ce monde, il n’y a pas de moyens qui lui garantissent un succès permanent.

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Le désir ardent de l’homme pour la Religion est fondé sur le fait que lorsqu’il veut -sa nature même l’y incite- s’assurer une source permanente de bonheur et de prospérité et compter sur un appui qui ne risquerait pas de se défaire, il réalise que seule la Volonté d’Allah n’est jamais défaillante. De là, la seule Voie pour l’homme de se soumettre à Allah est d’embrasser l’Islam.

A la lumière de ce qui précède, on peut dire avec certitude que ce désir de l’homme inhérent à sa nature est la preuve solide de la véracité des trois Principes fondamentaux suivants de l’Islam :

1) Le monothéisme

2) La Prophétie de Muhammad (Ç)

3) Le Jour du Jugement.

L’intellect de l’homme dépend de sa construction instinctive, et il se manifeste à travers ses sentiments et ses désirs conscients. Par exemple, l’homme ne peut pas prendre, par erreur, l’amitié pour de l’inimitié, ni la sensation de soif qu’il éprouve pour l’apaisement de cette soif. Il est vrai aussi que, parfois, l’homme aspire à être aussi libre que les oiseaux, ou qu’il désire être l’une des étoiles parsemées au firmament. Puisque l’homme désire le plus sérieusement du monde, et du fond de son coeur, une vraie source de bonheur et de prospérité, il ne renonce jamais à son espoir de réaliser son but.

Dans cet univers, si cette source intarissable (Allah) n’existait pas, l’homme, avec sa nature instinctive perméable, n’aurait jamais pu réfléchir à cette question.

En outre, s’il n’y avait pas une paix et un confort absolus après la mort, comme cela est envisagé, et si le Code de la Religion qui nous est parvenu par l’intermédiaire de la Prophétie n’était pas vrai, il n’y aurait pas de désir palpitant dans le coeur de l’homme pour la réalisation de la paix et du confort.

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