La philosophie du Hajj

by Pey Bahman Z
hajj, Islam, Kaaba, Saint Prophète (P)

Shafaqna: L’un des principes relevant de la pratique en Islam est le Hajj. Ses origines remontent à la période préislamique, à l’époque du Prophète Abraham (P) et même celle du Prophète Adam (P)[1]. À noter que même les non-croyants respectaient les manassiks du Hajj[2]. Des documents historiques font état d’un groupe de juifs, fidèles à Abraham (P), qui non seulement respectaient le principe du Hajj, mais effectuaient également le Hajj vers le Masjid al Haram, contrairement à d’autres juifs qui pratiquaient le Hajj ailleurs[3]. Selon diverses sources, Jésus (P) et tous les prophètes abrahamiques ont accompli le Hajj et ainsi répondu à l’appel mondial d’Abraham (P). Dans un hadith du Saint Prophète (P) on peut lire : “Et par Celui dans la main de qui est la vie de Muhammad, le fils de Marie est passé par “Rouha” en scandant Labbayk et est parti pour le Hajj ou la Umra, ou les deux[4].” Par ailleurs, les Indiens et les Mandéens, ainsi que les Iraniens et les Chaldéens, ont respecté la Kaaba, dans la mesure où les Iraniens croyaient que l’esprit d’Ahura Mazda s’était installé dans la Kaaba[5]. Il convient également de préciser que la “Qibla” des musulmans, qui selon des sources était dans la direction de la Kaaba depuis l’époque d’Adam (P), a été changée en direction de la mosquée Al-Aqsa à l’époque du Prophète Moïse (P) sur ordre de Dieu et pour éviter que la mosquée Al-Aqsa ne soit contaminée par le polythéisme et la déviance[6]. Jusqu’à ce qu’à l’époque du Prophète de l’Islam (P) avec sa demande sincère et la réponse du Dieu Tout-Puissant, cela change à nouveau vers la mosquée Al-Ahram[7].

En l’Islam, le “Hajj tamatou’ ”[8] (le grand pèlerinage) signifie effectuer les rituels du Hajj une fois par an et sous condition de capacité financière (avoir la capacité financière de voyager). Et si un musulman ayant la capacité financière n’a pas la condition physique de voyager, il peut envoyer une autre personne pour faire le pèlerinage en son nom. Reste à préciser que le non-respect de cette obligation, sous quelque prétexte que ce soit, est considéré comme un péché. Le Coran insiste (3, 97) en ces termes sur l’obligation de ce pilier de l’Islam: “Là sont des signes évidents, parmi lesquels l’endroit où Abraham s’est tenu debout; et quiconque y entre est en sécurité. Et c’est un devoir envers Dieu pour les gens qui ont les moyens, d’aller faire le pèlerinage de la Maison […]”. Le Saint Prophète (P) et les douze Imams des chiites (AS) ont par ailleurs souligné dans plusieurs hadiths la nécessité et les effets de l’accomplissement du Hajj : le Prophète Muhammad a dit : “Gabriel est venu vers moi et m’a dit : Ô Ahmad, l’islam repose sur dix actions, dont la première est le témoignage de l’unicité de Dieu et le désaveu du polythéisme… et la cinquième est le Hajj, qui est (elle) l’ensemble de la charia (la loi islamique) […][9]”. Imam Ar-Ridha (AS) a également dit à ce sujet : “Que Dieu ait pitié de toi obligé d’accomplir le Hajj. Sache que le Hajj est l’un des devoirs envers Dieu, le Puissant et le Sublime, et il est obligatoire pour ceux qui ont la capacité de le faire, et cette obligation n’est qu’une seule fois dans la vie d’une personne, et Dieu a promis à celui qui l’accomplit le paradis et le pardon des péchés. Et dans le Saint Coran, qui est le document de toutes les vérités, il est appelé mécréant celui qui tourne le dos à ce grand devoir, et il se verra promettre le feu du Jour du Jugement, alors nous cherchons refuge auprès de Dieu de ce feu”. Dans Nahj al-Balaghah, l’Imam Ali (AS) présente le Hajj comme un moyen de renforcer la religion: “Dieu l’a rendu obligatoire […] et le Hajj est un renforcement de la religion […]”. Car, le rassemblement de touts les pélerins du monde entier met en lumière la grandeur de l’Islam. Fatimah al-Zahra a également considéré le Hajj comme un renforcement de l’Islam dans son sermon Fadakiya: “Et le Hajj renforce la religion”.[10]

Selon ces hadiths et d’autres hadiths honorables, la position du Hajj est très grande dans l’Islam, et puisque son acceptation par Dieu est conditionnée à la pureté matérielle et spirituelle, le Hajj a été considéré comme “le résumé de la charia”. Puisqu’’il commence par “Allah Akbar”, Dieu est plus grand qu’il ne peut être décrit, qui est l’appel au monothéisme, et qu’il se termine par Remi Jamrat, la prière et l’adoration, qui ne sont que la négation du polythéisme et l’acceptation de l’obéissance au Créateur. Après ou avant d’accomplir les rituels du Hajj, les musulmans visitent la tombe sacrée du Saint Prophète (P) dans la ville du Prophète (Madinah al-Nabi). Dans un noble hadith, le messager de Dieu décrit comme une injustice l’accomplissement du Hajj sans visiter sa tombe: “Celui qui accomplit le Hajj et ne me rend pas visite m’a séché”[11]. Ou encore, il dit dans un autre hadith: “Quiconque visite ma tombe, mon intercession lui est obligatoire et nécessaire”.[12]

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Ainsi, on voit bien que l’obligation et l’importance du Hajj ont été soulignées dans les principales sources de l’islam. L’école luminueuse qu’est l’Islam a placé une sagesse et une philosophie dans chacun des actes d’adoration, adressé apparemment à Dieu, lesquels bénéficient en définitive l’être humain. Car notre grand créateur, qui n’a absolument aucun besoin, n’aura pas besoin de notre culte incomplet, qui peut être contaminé par des intentions personnelles et matérielles. Et c’est pourquoi il sera très utile de connaître la philosophie de ce grand pèlerinage, dont chaque étape est marquée par des sagesses et des enseignements. Mais avant d’aborder la philosophie du Hajj, mentionnons brièvement ses 13 rites selon la jurisprudence chiite duodécimaine:

  1. La mise en état d’Ihram (le pèlerin se sacralise) dans des emplacements précis appelés les “Miqats”, cela signifie le lieu et l’heure du rendez-vous de l’homme avec Dieu pour accomplir les rites du Hajj. Dès que l’ihram est porté, 24 actions deviennent interdites pour le pèlerin, tout comme la prière commençant par la Takbirat al-Haram: le fait de s’embaumer le corps ou le vêtement de parfum, la relation sexuelle, se couper ses ongles, jurer, chasser les êtres vivants même s’ils sont vermineux, porter des vêtements cousus, …[13].
  2. L’arrêt à Arafât de midi au coucher du soleil du 9ème jour de Dhoul Hidja[14]. Ce jour-là, les chiites récitent la prière d’Arafât que l’Imam Hussain (AS) a récitée en 61AH avant de quitter La Mecque pour Karbala.
  3. L’arrêt à Mouzdalifah de l’aube le jour de l’Aïd al-Adha jusqu’au lever du soleil.
  4. Se rendre à Mina et effectuer le rite de la lapidation des stèles du Satin (jeter sept petites pierres à Satin).
  5. L’immolation du mouton à Mina le jour de l’Aïd al-Adha (10ème jour du Dhoul Hidja).
  6. Se raser le crâne ou couper une partie de cheveux ou les ongles. En accomplissant ces six rites, tout ce qui était interdit au pèlerin par Ihram devient autorisé, hormis la relation sexuelle et le parfum.
  7. Faire le tour de la Kaaba sept fois (le Tawaf).
  8. Faire deux unités de prière.
  9. Le Sa’i (va-et-vient) entre Safa et Marwa. Après avoir accompli ces trois rituels, le parfum redevient autorisé pour le pèlerin.
  10. Le Tawaf al-Nissa’[15], réservé uniquement à l’école chiite.
  11. Faire deux unités de prière du Tawaf al-Nissa’. Après ces deux actes, les relations sexuelles deviennent autorisées pour le couple.
  12. Retourner à Mina afin d’y rester les nuits du 11ème et 12ème de Dhoul Hidja (et dans certains cas pour la nuit du 13 ème).
  13. La lapidation des trois stèles : le pèlerin entame cette série de lapidation avec la petite stèle (jamara el soughra) en lui jetant les 7 petites pierres, puis vers la deuxième (jamara el wosta) et finira en jetant des pierre à la troisième stèle (jamara el Koubra). Dans l’après-midi du douzième jour, après avoir effectué ces rites, le pèlerin peut retourner à La Mecque et son Hajj est terminé.

Voyons maintenant la philosophie du Hajj:

  1. Le Hajj est un symbole de l’unicité divine et de l’unité de la communauté musulmane: L’un des aspects de l’obéissance à Dieu est d’accomplir ses devoirs. Avec le Hajj, l’authenticité de la religion de l’Islam, dont le principe le plus important est l’unicité de Dieu, est soulignée. De plus, l’unité du monde musulman s’affiche au niveau mondial avec un seul slogan, une seule tenue et une seule voie. Car pendant le Hajj, les musulmans du monde entier, sans distinction de race, de langue, de couleur de peau, de secte, de position sociale, etc., se rassemblent et crient l’unicité divine. Un cri qui peut faire trembler le Satan et ses fidèles, surtout si les musulmans restent fidèles à ces slogans et maintiennent leur unité.
  2. Le Tawaf du Kaaba signifie faire le tour de son bien-aimé : tout comme le papillon qui tourne autour de la bougie et de la lumière de sa bien-aimée, les pèlerins tournent également autour de la Kaaba et font la la Talbiya en prononçant “LABAYKA ALLAHOUMMA LABAYK, LABAYKA LA CHARIKA LAKA LABAYK, INNA AL-HAMDA, WA NI’MATA, LAKA WAL-MOULK, LA CHARIKA LAK” (Je réponds à ton appel ô Allah ! Je réponds à ton appel. Tu n’as pas d’associé. La louange et le bienfait t’appartiennent ; ainsi que la royauté, Tu n’as pas d’associé). La procession de tous les musulmans autour de la Maison de Dieu, qui n’est qu’un simple cube sans fioritures, transmet le message que l’Islam est une religion de simplicité et non d’aristocratie. On a demandé à l’Imam Sadiq (AS) : “Pourquoi la Kaaba s’appelle-t-elle Kaaba ?” l’Imam a répondu : “Parce qu’il est carré.” Le questionneur a demandé : “Pourquoi est-il carré ?” L’Imam (AS) a dit : “Parce qu’il est parallèle et égal à Bayt al-Ma’mour qui est quadrangulaire.” Il a demandé : “Pourquoi Bayt al-Ma’mour est-elle quadrangulaire ?” “Parce qu’elle est égale et parallèle au trône divin qui est quadrangulaire.” a répondu l’Imam. Le questionnaire a demandé: “Pourquoi le trône divin est-il carré ?” L’Imam Sadiq (AS) a dit: “Parce qu’il y a quatre mots sur lesquels l’Islam est basé et ils sont : “Gloire à Dieu, et louange à Dieu, et il n’y a de dieu que Dieu, et Dieu est le plus grand”[16].
  3. Le Hajj est un symbole de pureté intérieure : L’une des conditions du Hajj est la pureté et l’acquittement du pèlerin vis-à-vis des devoirs divins (l’aumône (zakat) et l’impôt sur la fortune (khoms)) et humains (prêts et dettes matérielles). Et le Hajj devient obligatoire pour le croyant lorsque celui-ci, après s’être acquitté de ses endettements envers Dieu et ses semblables, a la capacité financière et physique d’accomplir le pèlerinage. Les effets d’un tel accomplissement sont à la fois moraux et économiques, et c’est une preuve de la nécessité de la pureté intérieure d’une personne par rapport aux droits d’autrui avant d’accomplir le droit de Dieu dans le devoir du Hajj.
  4. La dimension religieuse du Hajj se mêle à sa dimension politique : Le rituel de “désaveu des polythéistes”, devenu coutumier au Hajj à l’initiative de l’Imam Khomeiny, est en fait un symbole de la lutte contre les polythéistes, les infidèles, les exploiteurs, les colonisateurs, les despotes et les ennemis de l’humanité. Et dans les versets 1 et 3 de la sourate Tawba, le Saint Coran insiste sur le fait de l’accomplir pendant le Hajj : “Désaveu de la part de Dieu et de Son messager à l’égard des associateurs avec qui vous avez conclu un pacte”. (S 9, v. 1) et “Et proclamation aux gens, de la part de Dieu et de Son messager, au jour du Grand Pèlerinage, que Dieu et Son messager, désavouent les associateurs […]” (S 9, v. 3). La réalisation d’un tel rassemblement humain, qui combine les dimensions religieuses et politiques, peut être générateur de merveilleux effets dans la communauté mondiale, si elle s’accompagne également de bonnes pratiques.
  5. Le Hajj signifie égalité devant Dieu : La présence des millions de pèlerins dans les rituels du Hajj avec une tenue similaire et identique et tous marchant autour de la Maison de Dieu est un symbole de l’égalité des humains devant Dieu. Par ailleurs, la présence des musulmans, riches et pauvres, vêtus tous de la même tenue, signifie l’égalité de l’apparence des humains devant Dieu, tout au Jour du Jugement où les humains apparaîtront pareils devant Dieu. Devant Dieu, tous les hommes sont égaux, ni le sexe n’est important pour Dieu, ni l’âge, ni la couleur de la peau, ni d’autres différences dans l’apparence des humains. On peut lire dans le Coran: “[…] Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux […]”. (S 49, v. 13)
  6. La lapidation des trois stèles, l’Aïd al-Adha et se raser la tête, comme symbole du petit et du grand Jihad de l’homme avec le diable à l’extérieur et avec son âme incitant au mauvais à l’intérieur : Dans le Hajj, la lapidation des trois stèles de Satan se fait deux fois, une fois avant l’Aïd al-Adha et une fois comme dernier rituel du Hajj. C’est comme si le pèlerin devait d’abord affronter le diable extérieur, qui constitue le “Petit Djihad” et puis avec le diable intérieur, qui est le “Grand Djihad” et son symbole est le sacrifice d’un mouton le jour de l’Aïd al-Adha. Cela signifie le “Hajj-Allah Akbar”[17], le même jour que Dieu a demandé à Abraham (P) de sacrifier son fils Ismaël, et dès qu’Abraham et Ismaël s’en sont tirés victorieusement, Dieu a envoyé un mouton pour être sacrifié à la place d’Ismaël. Après avoir fait un sacrifice, les pèlerins doivent se raser la tête[18], ce qui peut signifier que le rasage du symbole de la beauté des hommes, c’est une sorte de guerre avec le diable de l’âme. Donc, ils le font et ceci dans l’intention de passer de la beauté extérieure à la perfection intérieure, tout comme le premier jour de leur naissance, afin de recevoir le pardon de Dieu. L’Imam Sadiq (AS) a dit à ce propos : “En te rasant les cheveux, élimine tous tes défauts externes et internes”[19]. Mais lorsque la deuxième série de lapidations a eu lieu comme dernier rite du Hajj, les pèlerins se battent à nouveau contre les diables extérieures et ils savent que le début de ce combat est pendant les jours du Hajj, mais qu’il continue jusqu’à la mort de l’homme. En effet, le Satan n’épargnera jamais l’homme de ses tentations et le conflit est permanent. On peut lire dans le Saint Coran : “Par Ta puissance! dit [Satan]. Je les séduirai assurément tous, sauf Tes serviteurs élus parmi eux”. (S 38, v. 82-83)
  7. Dans le Hajj, le bénéfice matériel des humains est également pris en compte : “Et fais aux gens une annonce pour le Hajj. Ils viendront vers toi, à pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin éloigné, pour participer aux avantages qui leur ont été accordés et pour invoquer le nom de Dieu aux jours fixés, sur la bête de cheptel qu’Il leur a attribuée, Mangez-en vous-mêmes et faites-en manger le besogneux misérable”. (S 28, v. 27-28) Aujourd’hui, les caravanes du Hajj sont moins impliquées dans le commerce, car avec le progrès dans les transports, les possibilités d’échanges ont diminué. Cependant, le commerce pendant le Hajj n’est pas condamné, bien qu’il soit préférable de consacrer ces quelques jours au culte de Dieu.
  8. Le Hajj est supérieur à certains devoirs : Puisque le Hajj comprend la prière, le Djihad avec de l’argent et du corps (la difficulté d’accomplir les rites) et le Grand Djihad pour la pureté de l’âme, il est considéré comme le meilleur de nombreux actes d’adoration. “Le Hajj vaut mieux que le jeûne et le djihad”.[20]
  9. Le Hajj signifie la pureté et la propreté : Se mettre en atat de l’Ihram, cette robe d’un blanc immaculé, signifie se débarrasser des vêtements et des ornements extérieurs et essayer de devenir pur et lumineux comme la couleur blanche de l’Ihram, qui est le symbole et la devise de la paix islamique.

Pour ces raisons et bien d’autres, le Hajj est l’un des piliers de l’islam avec de nombreux effets merveilleux à plusieurs niveaux qui peuvent également créer une révolution mondiale. Et ce n’est pas sans raison que l’avènement du douzième Imam, Hazrat Mahdi (AS), est prédit à La Mecque[21], l’endroit où un grand nombre de musulmans se rassemblent à toutes les saisons de l’année.

 

Notes:

1- “La première Maison qui a été édifiée pour les gens, c’est bien celle de Bakka (la Mecque) bénie et une bonne direction pour l’univers.” (S 3, v. 96)

2- Al Kafi, v. 4, p.199.

3- Mohammad Taqi Rehbar et Majedeh Momen, Le Hajj dans le judaïsme, Trimestrielle Miqat Hajj, Volume 10, Numéro 40, Juillet 2002.

4- Musnad Ahmad, v. 2, pp. 240, 272, 290.

5- Adeli Moghadam, Mohammad Ali, Déviations des rites du Hajj, Trimestrielle Miqat Hajj, Volume 17, Numéro 68, Juillet 2009.

6- “Certes nous te voyons tourner le visage en tous sens dans le ciel. Nous te faisons donc orienter vers une direction qui te plaît. Tourne donc ton visage vers la Mosquée sacrée. Où que vous soyez, tournez-y vos visages. Certes, ceux à qui le Livre a été donné savent bien que c’est la vérité venue de leur Seigneur. Et Dieu n’est pas inattentif à ce qu’ils font.” (S 2, v. 144)

7- Histoire d’Ibn Khaldoun, v. 1, p.483.

8- Le “Hajj tamatou’” est en contraste avec “le Hajj quirane” et “le Hajj ifrade” et la différence entre eux est de vivre à l’intérieur ou à l’extérieur de la ville de La Mecque et d’avoir ou de ne pas avoir ou de devoir faire un sacrifice. Au Hajj tamatou, qui incombe à ceux qui vivent en dehors de la frontière de 88 km de La Mecque, il est obligatoire de sacrifier. Dans le Hajj quirane, qui est pour les habitants de La Mecque, il est obligatoire d’emporter le sacrifice avec soi lorsque le pèlerin se met en état d’ihram, bien qu’il ne soit pas obligatoire de sacrifier pendant l’Aïd al-Adha, mais c’est recommandé. Dans le Hajj ifrade, qui s’adresse également aux habitants de La Mecque, il n’est pas obligatoire d’emmener une bête avec soi, ni de la sacrifier.

9- Wasa’il al-Shia, v. 1, p.26.

10- Rayaḥin al-shari’a, v. 1, p.312.

11- Mohammadi Ray Shahri, le Hajj et la Umra, p.500.

12- Kanz al-Ummal, v. 15, p.651.

13- Morteza Motahari, Le Hajj, la fondation scientifique et culturelle du Martyre Morteza Motahari, motahari.ir

14- Se tenir à Arafat est si important que le Prophète (PSL) a dit : “Le Hajj c’est Arafat” (Fakhruddin Razi, Al-Tafsir al-Kabir, v. 15, p.221)

15- Le Tawaf al-Nissa’ est obligatoire pour toutes les personnes, même les enfants, et dans chaque voyage du Hajj et de la Umra, à l’exception de la Umra tamatou. Le péché de le contourner est sanctionné par al-Kaffarah. Si le pèlerin n’a pas les moyens de le faire, il faut embaucher quelqu’un pour le faire à sa place, sinon les mariés ne seront autorisés à avoir les rapports conjugaux. (voir, Wasa’il al-Shia, v. 13, p.298 et Abvab ol-Tawaf, entrée: Le Tawaf al-Nissa’).

16- Ilal al-sharayi’, v. 2, p.398.

17- Al fiqh ol-eslami, v. 3, p.213.

18- Les pèlerins qui vont au Hajj pour la deuxième fois se coupent une partie des cheveux et des ongles. Il existe de nombreuses divergences d’opinion parmi les juristes musulmans concernant les conditions d’obligation et la qualité de ce rituel.

19- Bihar ul-Anwar, v. 96, p.125.

20- Wasa’il al-Shia, v. 11, p.112.

21- Bihar ul-Anwar, v. 52, p.290.

 

Bibliographie:

  • Mohammadi Ray Shahri, Le Hajj et La Umra.
  • Morteza Motahari, Le Hajj.
  • Mohammad Taqi Rehbar et Majedeh Momen, Le Hajj dans le judaïsme, Trimestrielle Miqat Hajj, Volume 10, Numéro 40, Juillet 2002.
  • Musnad Ahmad, v. 2.
  • Adeli Moghadam, Mohammad Ali, Déviations des rites du Hajj, Trimestrielle Miqat Hajj, Volume 17, Numéro 68, Juillet 2009.
  • Ilal al-sharayi’, v. 2.
  • Al fiqh ol-eslami, v. 3.
  • Fakhruddin Razi, Al-Tafsir al-Kabir, v. 15.
  • Wasa’il al-Shia, v. 1.
  • Rayaḥin al-shari’a, v. 1.
  • Kanz al-Ummal, v. 15.
  • Bihar ul-Anwar, v. 52,96.

Ce texte est écrit et traduit pour Shafaqna français. Tous droits réservés à Shafaqna.

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